Objet de tous les rêves en matière de solution sécuritaire, poussée par des élus de droite, UMP ou Front National, contents d'approvisionner leur fond de commerce en effrayant la population, la vidéo surveillance sur les lieux publics est aujourd'hui sur le point d'entrer à Clamart.

Par un effet de suivisme électoraliste, le maire de Clamart, Philippe Kaltenbach et les élus du parti socialiste qui le soutiennent n'ont pas eu le courage politique de résister à ce mirage sécuritaire.

Le dernier Conseil municipal abordant ce dossier était assez caricatural dans le genre.

  • L'UMP critiquant l'insuffisance du dispositif, mais votant pour

  • Les Verts votant contre, après une excellente intervention de Marie-Catherine Poirier

  • Le Front de gauche votant contre, à une exception près

  • Le Modem s'abstenant

  • Les indépendants votant chacun à leur guise

  • Et le Parti Socialiste soutenant l'introduction de la vidéo-surveillance tout en expliquant que le dispositif était très modeste et ne réglerait pas tous les problèmes. J'avais la sensation d'entendre ce que me confie beaucoup de maires, en privé, au Conseil général : « on sait que ça ne sert à rien mais on est obligé pour montrer qu'on fait quelque chose ».

Ironie de l’histoire, le conseil de prévention sécurité du mois dernier avait acté une baisse de 12 % des faits délictueux à Clamart entre 2011 et 2012. Après l'introduction de la vidéo-surveillance, que dira-t-on l'an prochain si la délinquance remonte ?

Il est bien triste de voir le parti socialiste courir derrière les tenants d'une ligne sécuritaire de droite dure. Les libertés individuelles en prennent un coup tandis que se délitent peu à peu les bases politiques et les valeurs de ce mouvement qui oublie que les fondement de la tranquillité passent avant tout par le partage des richesses et la lutte contre les discriminations. Mercredi soir, la droite a gagné.

Voir notre communiqué de presse

L'intervention de Marie Catherine Poirier pour le groupe Europe Écologie Les Verts