laNef

villeSansVoiture

xubuntu

Mot-clé - URBANISME

Fil des billets - Fil des commentaires

samedi 13 juin 2015

L'autorité environnementale refuse de sacrifier la forêt pour le tramway T10

Suite à un rapport très critique remettant en cause les choix de Les Républcains UMP et du PS à la région, l'autorité environnementale recommande :

- d’indiquer les surfaces nécessaires pour le Site de Maintenance et de Remisage, en fonction de la clarification préalable concernant le périmètre du projet, et après avoir démontré que l’implantation de ses différents équipements a été optimisée ;

- d’expliciter les raisons pour lesquelles :

--- l’implantation du Site de Maintenance et de Remisage sur le site NOVEOS, présentée comme démontrée dans le DOCP en 2012, ne l’est plus désormais ;
--- le site NOVEOS ne peut pas être étendu sur des parcelles voisines ;
--- de démontrer la compatibilité de l’implantation du SMR dans la forêt de Verrières avec le SDRIF 2030.

Autrement dit, la position de l'autorité environnementale est strictement identique aux positions écologistes : rien ne justifie l'emplacement du SMR sur la parcelle boisée en l'état actuel du dossier et telle quelle il n'est pas compatible avec le SDRIF.

Ceci va entraîner des années de retard pour ce tramway ce qui est bien dommage.

Si les élus écologistes et les associations avaient été entendus, la bonne solution aurait été retenue dès le départ.
 

mercredi 7 janvier 2015

Projet gare à Clamart, médiocre et non discutable.

Le projet présenté devant une salle comble (et âgée) n'est en vérité pas « Le projet gare » mais un sous projet sur l'actuelle place de la gare porté par un maire pressé qui ne souhaite visiblement pas attendre la fin des travaux du grand Paris du fait d'un calendrier incompatible avec son mandat municipal 2014 2020.

En résumé, c'est le remplacement de l'actuelle place de la gare par un immense parking surplombé de deux bâtiments de logements qui viennent très largement fermer l'accès au triangle du fond de la parcelle SNCF.

Un projet incohérent, je l'ai dit, si l'on estime judicieux de traiter l'ensemble des parcelles de la gare comme un projet complet ouvert sur la ville et valorisant cet important nœud de transports en commun.

Concernant la concertation, le maire a bien précisé que les élections municipales de mars dernier faisaient office de sondage et de plébiscite à son action, y compris ici. Pourtant, je ne suis pas sûr que tous les électeurs ayant voté pour M. Berger soient parfaitement en phase avec ce projet.

  • un projet où la gare de Clamart ne sera plus visible depuis l'actuelle place de la gare !
  • un projet préparé, nous a dit le maire, avec l'aide d'un ami architecte en amont de la campagne électorale, sans ateliers d'urbanisme, sans concours d'architectes, sans possibilité pour la population de donner son avis à présent.

Les représentants de la SNCF et de la société du Grand Paris servaient quasiment de potiches hier puisque aucune information concernant les abords de la nouvelle gare SNCF n'a été fournie. Il est particulièrement surprenant, de la part de ces acteurs censés promouvoir l'attractivité des gares de la ligne 15, de les voir venir soutenir un projet où la gare, élément urbain majeur sur ce lieu, disparaît de la vue des clamartois et se retrouve privée d'un accès large et ouvert en direction de la ville via l'avenue Jean Jaurès.

Autre point sur lequel je me suis permis d'intervenir : l'offre de stationnement.
Fidèle à ses orientations pro-voiture, le maire de Clamart entend réduire les difficultés de stationnement en construisant un parking public de 200 places en complément de toutes les nouvelles places de stationnement liées aux futurs logements. Nul doute que l'attractivité forte de ce parking coûteux entraînera un engorgement des voiries par des automobilistes venant de tous horizons, sans régler le problème chronique de stationnement. Comme évoquer maintes fois pour des raisons d'écologie, de finances et d'encombrement dans des villes denses, il faut réduire les flux routiers et les stationnements temporaires en cœur de ville au profit des transports en commun et des circulations douces. Le maire ignore ici le sens de l'histoire et le Plan des Déplacements Urbains d’Île-de-France.

En annexe, outre la disparition des magnifiques marronniers abattus fin décembre, ce mauvais projet aura également pour conséquence nuisible la suppression du souterrain piéton reliant la place de la gare avec la rue du chemin vert.

Le maire n'ayant laissé aucune porte de entrouverte concernant la discussion de son projet sur le fond, j'espère  que des recours en justice contre les permis de construire permettront d'influencer favorablement l'évolution de ce quartier qui mérite mieux.

lundi 24 novembre 2014

Révision du PLU de Clamart, un malaise certain.

En tant que « simple » adhérent local de l’association Val de Seine Vert, j’ai eu l’occasion de participer jeudi dernier à une réunion concernant la modification du Plan Local d’Urbanisme.

A l’ordre du jour : un travail par petits groupes sur les formes urbaines, la densité et le développement durable.

Étaient présents, en plus des services techniques et du prestataire accompagnant le processus, une quinzaine d’invités dont des architectes, des élus de la municipalité UMP, des associatifs et, édifiant, des promoteurs immobiliers ! J’appris d’ailleurs que pas moins de 6 représentants des principaux promoteurs privés étaient systématiquement invités, et ce en amont même de ces ateliers thématiques.

Après une présentation générale de la commune et des quartiers durant laquelle il fut affirmé, sans contestation possible, que la ligne très haute tension était un handicap majeur et que la ville était peu dynamique économiquement (1), les travaux pouvaient commencer.

Il s’agissait de coller des pastilles de couleur sur un plan de la ville et de préciser les territoires à préserver ou à faire évoluer. Chaque représentant de table venait ensuite exprimer les réflexions de son groupe, sans débat avec la salle et sans cadrage sur ce que pouvaient sous entendre les notions de densité ou de réaménagement…

Un travail inévitablement bâclé faute de temps et assez frustrant en matière d’échanges d’idées.

Le second atelier me fut encore plus pénible. En une demi heure, chaque table était censée porter des réflexions et propositions en matière de développement durable, de gestion des eaux pluviales et souterraines, d’énergie, de biodiversité, de déchets. Chaque thème nécessitant au moins une heure de présentation et de cadrage avec la salle pour informer et former avant de concerter, je décidais de ne pas participer à cette mascarade, d’autant plus qu’une participante assise à ma table semblait brûler d’une envie irrépressible de remplir par elle même les cases d’un questionnaire qui m’apparut sans rapport avec le sujet évoqué.

La morale de cette expérience est assez évidente. Les choses se passent ailleurs ou ne se passent pas ! Le rythme « très soutenu », selon les mots de l’animatrice de la soirée, de cette évolution du PLU induit un besoin de faire comme si la concertation avait bien lieu sans la mettre réellement en pratique.

Les zones à laisser aux promoteurs paraissent déjà retenues : la gare, le quartier Percy-Arménie, les anciens terrains EDF et les abords de la RD906. La protection des zones pavillonnaires devrait être confirmée pour ne pas perturber un électorat en place.

Et pour les projets inutiles et hors de prix, la dernière campagne électorales tiendra lieu de concertation. Il seront poussés coûte que coûte par un Maire qui décide tout seul, un peu plus encore que le précédent !



(1) reprise textuelle des propos personnels et hautement contestables du candidat UMP devenu maire de Clamart



  

mardi 7 octobre 2014

Réponse du Président de la région à ma demande d'intervention pour préserver 5 ha de forêt domaniale dans le cadre du tramway Antony-Clamart

Une réponse parfaitement hypocrite à mon courrier. Continuons à contester ICI

mardi 27 août 2013

Rue Brissard, 27 arbres de moins après les travaux

Mauvaise surprise rue brissard. Après une réfection complète de la rue, le nombre d'arbres passe de 41 à 14.
Il est à noter que cette voie est traversée par une conduite de gaz et une ligne électrique haute tension ce qui rend les plantations délicates mais ces conduites existaient déjà avant.

Difficile de penser que la suppression de ces 27 arbres était inévitable ou n'aurait pas pas pu etre compensée par d'autres végétaux. Les arbres d'alignement, comme dans les jardins ou les parcs, participent largement à qualité de vie et permettent, via l'ombre et l'évaporation, de lutter contre les surchauffes urbaines en été.

Hélas, aucune réunion de la commission ad-hoc n'a eu lieu pour discuter de ces travaux.
Sans surprise en revanche, les places de stationnement, elles, n'ont pas été réduites de la même façon.

vendredi 26 juillet 2013

Issy-les-moulineaux, le béton toujours en marche

escalators Epinettes Issy

Toujours prompt à déverser une toupie de béton sur les espaces verts, le maire d'Issy-les-Moulineaux a décidé d'installer des escaliers roulants au milieu du parc des épinettes.

Il est vrai qu'il fallait jusqu'alors gravir quelques marches pour atteindre le haut de la ville dont une partie s'étend sur les coteaux de la Seine. Grâce à Dédé la toupie, une dizaine de mètres de dénivelé sera à présent franchissable sans peine, sous réserve que le système ne tombe pas en panne.

Bilan, des dizaines d'arbres coupés, une consommation d'énergie pour construire le bidule et pour le faire tourner.

Quand le progrès fait rage !

- page 1 de 2