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samedi 7 juillet 2012

Coupée du monde

« J'ai été coupée du monde » du fait de la panne d'un opérateur de téléphonie mobile.
Qui a dit cela ? Une québécoise perdue dans le grand nord ? Une guide alpiniste engagée dans une voie méconnue ? Non, une francilienne questionnée à quelques encablures du périphérique !

Et ce n'est pas un cas isolé vu le déferlement de critiques et d'indignations qu'ont suscité quelques heures de perte de connexion. Effarant !
S'il fallait une preuve de la dépendance de certains à l'égard de technologies pourtant non vitales, la voici.
La tyrannie de l'instantané, l'incapacité à prendre du recul et à prendre patience sont autant de signes terrifiants d'une société malade de consommation dont les membres, drogués du portable, sont incapables de tenir quelques heures sans appareillage.

Il y a en effet de quoi s'indigner. Vive la simplicité volontaire !

lundi 5 mars 2012

Changeons de monde avec plaisir ! Oui à une sobriété heureuse et partageuse !

Tribune du journal du Conseil général. Mars 2012

Tout se passe comme si la majorité des élus locaux ou nationaux se voilait la face devant un modèle économique moribond. Est-il si triste de quitter un monde de gaspillage et de surconsommation égoïste pour les uns, de précarité pour les autres ? Je ne crois pas !
Dans les Hauts-de-Seine comme ailleurs, il faut savoir dire stop à ceux qui espèrent toujours plus de gratte-ciels prétentieux, d'autoroutes urbaines, d'immeubles de bureaux de verre et de béton alors que ceux-ci sont en surnombre et que les logements manquent.

Notre consommation globale de ressources énergétiques et foncières est incompatible avec les ambitions démesurées des adeptes du toujours plus. Assez de croissance de tout et de n'importe quoi ! Au lieu d'un productivisme sans limite voué à l'échec, choisissons de mieux faire avec moins et partageons le surplus avec ceux qui manquent de tout.

  • Pourquoi dépenser 200 millions d'euros pour le doublement des voies routières en bord de Seine alors que la pollution locale et globale fait des ravages ? Au contraire, il faut soutenir les transports en commun, dont les bus, et les circulations douces.
  • Pourquoi refuser un plan global d'isolation des bâtiments départementaux tandis que la facture de chauffage annuelle est de près de 20 millions et pourrait être largement réduite ?
  • Pourquoi investir 180 millions dans une cité de la musique sur l'Ile Seguin alors que les villes ont besoin d'aide pour leurs actions culturelles de proximité ?
  • Pourquoi dépenser 60 millions pour un réseau de fibre optique départemental quand les opérateurs câblent déjà les Hauts-de-Seine ?
  • Pourquoi amputer de 50% le budget de l'économie sociale et solidaire destiné à des projets locaux favorables à l'emploi de proximité et à l'environnement ? Moins prestigieux que les multinationales de la Défense, cette économie est pourtant bien plus porteuse de sens, d'écologie et de lien social dans nos communes.


Il nous faut décliner localement un modèle de décroissance durable, adapté à la raréfaction des ressources terrestres et à un chômage de masse.
Oui à une transition écologique positive, oui à une sobriété heureuse et partageuse !

mardi 24 août 2010

Drogués à la consommation, réagissons ! Suite de la série sur la simplicité volontaire.


En cherchant sur Internet le compte rendu d'un atelier des universités d'été des Verts-Europe Écologie animé par Patrick Viveret, je suis tombé sur un petit bijou de pédagogie concernant les ravages de ce modèle économique dont les productivistes nous disent tant de bien...
Je vous le conseille vivement à la place d'une soirée télé ou d'une matinée shopping. C'est ICI (attention 1h30).

En bien plus court, une intervention de Pierre Rabhi ICI

Ecolo, oui, mais bien plus encore....

Face à la surconsommation intenable des ressources naturelles mondiales, la démarche individuelle de « simplicité volontaire » ou de « sobriété heureuse » est une réponse écologique personnelle concrète et indispensable pour préserver la planète.
Mais c'est bien plus encore. Se contenter de besoins de base, refuser la richesse et l'excès de matérialisme aliénant est une vraie libération de l'esprit. Tel Diogène ou d'autres courants philosophiques et religieux, il nous faut prendre conscience que la course à la possession est une véritable prison intellectuelle qui nous contraint à travailler sans relâche, à accaparer trop alors que d'autres ont trop peu, à oublier de relever la tête pour profiter des bonheurs simples de la vie.

Nous sommes drogués de consommation par une publicité mensongère au service de dealers de produits inutiles. A défaut de se sevrer rapidement, soyons en déjà conscients.

vendredi 13 août 2010

Simplicité volontaire et décroissance, les deux volets d'une même démarche durable

La croissance infinie et la boulimie de consommation n'étant ni durablement viables ni intellectuellement satisfaisantes, le concept de vivre mieux avec moins apparaît comme un modèle vertueux, écologique, socialement et économiquement intéressant.

C'est ainsi qu'au milieu de la propagande pour le toujours plus de tout, a émergé, sous une forme populaire et non religieuse, la démarche de simplicité volontaire, démarche personnelle de consommation réduite, complémentaire et indispensable à l'idée de décroissance collective.

La simplicité volontaire invite à se contenter de peu avec plaisir.

La définition du réseau québécois de simplicité volontaire (RQSV) aborde les point suivants :

  • une façon de vivre qui cherche à être moins dépendante de l’argent et de la vitesse, et moins gourmande des ressources de la planète ;
  • la découverte qu’on peut vivre mieux avec moins ;
  • un processus individualisé pour alléger sa vie de tout ce qui l’encombre ;
  • un recours plus grand à des moyens collectifs et communautaires pour répondre à ses besoins et donc un effort pour le développement d’une plus grande solidarité ;
  • le choix de privilégier l’être plutôt que l’avoir, le « assez » plutôt que le « plus », les relations humaines plutôt que les biens matériels, le temps libéré plutôt que le compte en banque, le partage plutôt que l’accaparement, la communauté plutôt que l’individualisme, la participation citoyenne active plutôt que la consommation marchande passive ;
  • la volonté d’une plus grande équité entre les individus et les peuples dans le respect de la nature et de ses capacités pour les générations à venir ;
  • un courant social important qui, bien au-delà du RQSV, tente de répondre à des problèmes de société de plus en plus pressants (course folle de la vie moderne, endettement excessif, insatisfaction malgré une consommation débridée, épuisement professionnel, gaspillage et épuisement des ressources naturelles, désintégration du tissu social, etc.).


Comme d'autres, je suis convaincu de l'utilité personnelle et collective de cette démarche et j'ai souhaité l'intégrer dans ce site, d'une façon théorique mais aussi via sa mise en œuvre au quotidien.


J'espère susciter de l'intérêt et des échanges fructueux au travers de quelques articles à venir.