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vendredi 24 janvier 2014

A Clamart en séance publique du 24 janvier 2014

mercredi 8 janvier 2014

Débat concernant les nouvelles modalités électorales pour les départements

Monsieur le Président, cher collègues,

Dans le cadre de ce débat concernant les nouvelles modalités électorales pour les élu/e/s départementaux, j'interviendrai sur 5 points essentiels.

Tout d'abord, le choix du découpage proposé.

Comme chacun peut le faire, je constate que la continuité et la cohérence géographique ne sont pas systématiquement au rendez vous.

Nul doute que des préoccupations électoralistes sont venues tordre ces belles orientations de principe.

L'UMP en fait aujourd'hui reproche au PS. Comme la gauche avait pu critiquer un autre découpage pasquaien il y a quelques années. Pour autant, évoquer une sorte de retour de manivelle serait parfaitement inacceptable.

Les électeurs sont fatigués de ces traficotages et nous le payons et paierons fort cher.

En l’occurrence, pour rester au niveau du canton dont je suis l'élu, cette continuité et cohérence se traduit par le rassemblement de Clamart et de Vanves soit plus de 8,5 km de long, de Paris aux Yvelines, relié par un isthme de 100 mètres de large.

La couleur de ce canton sur la carte est verte ! Merci de cette attention mais ce n'est pas suffisant.

Deuxièmement, votre rapport évoque la difficulté de regrouper des cantons tenus aujourd'hui par des conseillers généraux de même bord (UMP) et de même sexe (masculin), rendant l'éviction de certains prétendants inévitable.

Outre que ce cas n'est pas réservé à la majorité (exemple Vanves Clamart), je trouve cet argument honteux.
Il donne une idée de votre vision politique locale où le règne de quelques barons locaux est plus important qu'une réforme introduisant un peu de parité dans le personnel politique français.


La parité, en effet, est un des seuls points favorable, le seul peut être. Un homme + Une femme pour représenter un territoire, voilà un progrès essentiel aux yeux des écologistes et des féministes. Il est d'ailleurs remarquable et assez symbolique de voir les parlementaires voter ce texte pour les circonscription départementales sans étendre ce projets aux circonscriptions législatives.
Voyons cela comme une première avancée positive néanmoins. Je la salue.


Bien moins positif, cette réforme n'ouvre aucune porte vers davantage de proportionnalité dans la représentation des forces politiques en présence, ceci pour le plus grand profit du bipartisme PS UMP.
Petits partis, disparaissez au lieu de prétendre enrichir la démocratie, voilà le message ! Évolution nulle dans ce domaine, sans surprise. Je regrette vivement que la proposition des parlementaires écologistes n'ait pas été retenue même si je n'en suis nullement surpris. Cette proposition soutenait une démarche proportionnelle pour ces élections départementales avec un bonus de 25 % à la liste arrivée en tête.
Via ce refus d'évolution, l'appauvrissement des débats politiques est garanti, comme l'est la fronde populaire et ses dérives extrémistes.
Je regrette cette non évolution.

Enfin, je confluerai en évoquant la spécificité de notre département au sein d'une nouvelle métropole, elle même au sein d'une région Île-de-France compacte en son centre.
Fallait-il garder des Conseil départementaux en proche couronne parisienne. Je pense que non.
Halte à l'inflation des strates administratives et à l’enchevêtrement des compétences.
Les citoyens ont le droit d'y voir clair, c'est d'ailleurs une condition pour les voir se réapproprier la politique.
Encore une occasion de ratée. Un immobilisme regrettable.

Dans ce contexte, je m'abstiendrai face à un projet qui, certes, apporte un peu de parité mais oublie tant de progrès possibles tout en créant de nouveaux cantons parfois incohérents.





 

vendredi 20 décembre 2013

Au sujet de Clamart séance publique du 20 Décembre 2013

vendredi 25 octobre 2013

Intervention lors du débat d'orientations budgétaires 2014

Monsieur le Président, chers collègues,

je ne partage pas l'esprit de votre rapport mais je souhaite féliciter ses rédacteurs car il est complet et clair. Cela aide au débat.

Concernant le contexte national tout d'abord, notre pays, comme tous les autres, subit la fin inéluctable d'un modèle de croissance basé sur la disponibilité des matières premières à prix réduit. C'est fini !

L'économie et l'emploi appuyés sur une croissance productiviste illimité se heurtent à la réalité d'un monde fini où, de surcroît, la puissance française issue d'un pillage des pays pauvres n'est plus de mise, ou presque, ce qui est heureux.

Encore, incompris tant par la droite que par la gauche productiviste qui prient le Dieu Croissance tous les matins et tous les soirs, le nouveau modèle d'économie soutenable, sans croissance, sans gaspillage de ressource et d'énergie ou de matières premières n'est toujours pas mis en œuvre :

Économie circulaire, transition énergétique, transition agricole, partage et réduction du temps de travail, pollu-taxe, prélèvement sur les plus riches, rien de cela ne décolle du fait d'un blocage intellectuel des partis dominants. Quel dommage.

Et, logiquement, l’État met à contribution les collectivités locales faute d'engager les réformes nécessaires à une économie soutenable telle que souhaitée par les écologistes. 

Un impact positif de ces difficultés financières potentielles pourrait être que notre collectivité se recentre sur ses missions essentielles, évite tout gaspillage et toute dépense superflue.

Et pourtant.

  • Qui va dépenser 21 millions d'euros pendant 30 ans pour une cité de l'excellence musicale sur l'île Seguin alors que les populations ne l'ont jamais demandé ?
  • Qui va continuer à financer 1,2 million d'euros chaque année pour une équipe professionnelle de rugby ?
  • Qui a choisi de détruire des logements pour élargir des voies routières sur les bords de Seine pour au moins 200 millions d'euros ?
  • Qui donne 60 millions d'euros d'argent public pour un réseau très haut débit alors que les opérateurs privés s'en occupent déjà ?
  • Combien de logements relais  aurait-on pu soutenir pour le prix de vos broderies végétales dans le parc de Sceaux ?

Non, Monsieur le Président, ne nous faites pas pleurer en laissant entendre que l'Etat vous assassine à coup de péréquation injuste.

Le Conseil général est riche, les exemple ci-dessus sont éloquents, il faut l'assumer.

Il s'agit en réalité de savoir de quelle façon vous dépensez et ma conviction est que vous négligez les axes principaux au profit de projets superflus.

Avec ces millions dépensés déraisonnablement :

  • Impossible de renforcer les équipes des CVS et des PMI pourtant en tension pour servir les populations en difficulté.
  • Impossible de lancer une politique ambitieuse de rénovation thermique de nos bâtiments. Les contrats de performance énergétique engagés sont insuffisamment exigeants.
  • Impossible de mener davantage de projets de l'économie sociale et solidaire. Au delà de l'appel à projets annuel, nous pouvons porter nous mêmes bien d'autres projets utiles dans ce domaine essentiel.
  • Impossible de soutenir une politique ambitieuse de gestion et usage de l'eau de pluie à la parcelle dans le secteur de l'assainissement.
  • Impossible de lancer des démarches originales de logements pour tous (co-location, pension de famille etc.)

Bref, je ne nie pas les évolutions et la complexification de la fiscalité locale mais nous ne sommes pas la Creuse ou les Pyrénées Orientales...

Vos orientations ne sont simplement pas les bonnes. Elles sont largement anti-sociales et anti-environnementales. Il faut les revoir avant le vote du budget 2014.

Merci de votre attention.

lundi 8 avril 2013

Question orale relative à la préparation et à la qualité de l'alimentation des collégiens demi-pensionnaires


Monsieur le Président,

Les derniers événements survenus dans les filières alimentaires européennes concernant la viande et les plats confectionnés par des groupes privés mettent l'accent, une nouvelle fois, sur l'incapacité des pouvoirs publics à contrôler la chaîne de préparation des produits alimentaires proposés aux consommateurs.

Dans ce contexte, votre choix et celui de l'ensemble de votre majorité de déléguer la restauration des collégien/ne/s à deux grands groupes internationaux de la restauration collective continue de soulever des critiques et des inquiétudes.

Suite à ces nouveaux scandales de la malbouffe, il convient d'ouvrir les yeux et de proposer un autre modèle basé sur :
• le recours à des denrées issues de circuits courts, c'est-à-dire produites en Île de France.
• la mise en place, avec la Région, d'une démarche de production biologique agricole et maraîchère locale en régie, permettant de créer de nombreux emplois utiles, durables et non délocalisables.
• l'augmentation de la part de protéines végétales, aux dépens de la viande dont la production de masse est nuisible à l'environnement et parfois aux populations des pays étrangers producteurs.
• la reprise de l'ensemble de la préparation des repas des collégiens demi-pensionnaires en régie directe, via la création de deux unités de production centralisées dans le nord et dans le sud du département.


Monsieur le Président, comptez-vous continuer à soutenir cette délégation de la restauration à des multinationales de la restauration cotées en bourses ou souhaitez-vous évoluer vers un modèle de production et de fabrication sain et durable ?

Vincent Gazeilles.
Conseiller général des Hauts-de-Seine
Europe Écologie Les Verts

5 Avril 2013

Réponse en substance : la gestion privée répond à toutes les exigence de qualité et d'éco-responsabilité

voir la pétition des parents d’élèves de Clamart

lundi 4 février 2013

Intervention concernant le budget 2013

Vincent Gazeilles, le 25 janvier 2013

Monsieur le Président, cher collègue,

Impossible de commencer cette intervention sans évoquer le contexte national : un chômage de masse, une croissance durablement à zéro. Malgré vos souhaits, la fin des ressources bon marché rend impossible une relance forte par la croissance. Elle est d'ailleurs souvent nuisible à l'environnement et il serait judicieux de revoir le mode de calcul du produit intérieur brut, indicateur très critiquable.
Oui à la croissance de la sobriété, à celle des économies d'énergie et des actions au service d'un développement durable.
Je réaffirme donc ici qu'il faut partager la richesse et le travail. Travailler moins pour travailler tous et vivre mieux, voilà le modèle pour demain. Sans quoi, nous n'en sortirons pas et la violence liée à l'injustice sociale grandira inévitablement.

Vous prétendez, Monsieur le Président, que notre département n'est pas si riche et ne mérite pas d'être taxé ou de subir une péréquation excessive. Dans le contexte que nous connaissons, connaissez-vous un département qui engagent 170 millions pour une cité d'excellence musicale qui ne profitera qu'à quelques-uns ? Que penser de l'état de santé d'un conseil général qui engage de 100 millions d'euros pour des extensions de voirie inutile ou 60 millions pour un réseau de fibre optique pour l'ensemble de son territoire ? Il est certain que ces dépenses superflues indiquent une très bonne santé financière.
Et, en effet nul besoin de ponctionner davantage les ménages tant que ces choix reste prioritaires.

Concernant les dépenses, soyons fiers de notre engagement pour les tramways mêmes si le choix de bus en site propre serait souvent bien plus pertinent et permettrait de mailler rapidement notre territoire
en revanche, je dénonce vos investissements routiers (RD7, RD1, échangeurs de l'A86 etc) à l’heure où la lutte contre le changement climatique devrait être prioritaire.
Cette année, hors du financement pour le syndicat des transports d'Île-de-France, les investissements en matière de transports concernent 65 millions d'euros pour les transports en commun et 73 millions d'euros pour la route. Ceci correspond à une baisse de 12 % des transports en commun et à une hausse de 30 % du budget routier !

Voilà la signature toxique et dangereuse de votre action : une démarche coupable vis-à-vis des générations futures. Je note d'ailleurs spécifiquement la suppression de la subvention à Airparif que le soutenait jusqu'alors à auteur de 80 000 €. Aujourd'hui, en plein pic de pollution, cette subventions tombe à zéro.
Ces choix routiers ont d'ailleurs des impacts sur les collecteurs d'assainissement dont le budget est grevé par des travaux évitables.

Je conteste également quelques opérations de travaux dans les collèges liés aux disparitions des cuisines locales au profit de livraisons par des prestataires privés.

Je constate une faible dépense de seulement 600 000 € concernant les contrats de performance énergétique dans les bâtiments. Nous sommes loin du compte.
En revanche, je note avec une grande satisfaction un projet de rénovation et de réhabilitation énergétique de l'hôtel du département avec un premier engagement de 20 millions d'euros. Douze ans de demandes et enfin un engagement concret ! Merci. Nous avons tous à y gagner, y compris en matière d'emploi local.

Concernant l'activité économique locale justement, je prends acte du faible engagement en matière d'économie sociale et solidaire. L’annonce initiale était de 6 millions d'euros sur trois ans soit 2 millions par an. Pour 2013 se seront seulement 780 000 € d'engagés ce qui est très symbolique tout comme votre action de torpillage de certains dossiers, comme nous l'avons vu en 2012 et 2013.
C'est une bonne chose de créer un comité départemental de l'économie sociale et solidaire, ce serait encore mieux de supporter davantage de projets.

De même, en matière de logement, j'ai été consterné d'apprendre que malgré un engagement initial du conseil général, vous alliez supprimer la subvention de 284 000 € pour la rénovation du foyer de jeunes travailleurs de Clamart. Du fait de ce blocage inattendu, tout le projet est stoppé alors que le chantier avait commencé et que l'ensemble des jeunes sont à présent relogés temporairement.
Est-ce responsable ? Je ne le pense pas.
Nous aurons l'occasion de reparler du logement dans le cadre du débat sur le schéma directeur d'Île-de-France.

En matière de culture, c'est la culture de luxe et d'élite que vous choisissez. C'est aussi un soutien sans faille au sport professionnel d'élite avec plus de 1,2 millions d'euros pour une équipe de rugby professionnelle. Je conteste vivement cette orientation.

Enfin, en matière d'environnement de luxe dans une période financière où chaque euro d'argent public doit être bien dépensé, j'ai noté 1,1 million d'euros d'achat de bonsaïs et la construction d'une serre ainsi qu'une dépense de 1,4 millions d'euros pour des ornements floraux en broderie devant le château de Sceaux.

Dans le même temps, le budget politique de la ville baisse de 7 % et nombres de budgets sociaux destinés à des associations sont réduits tout comme la coopération en direction des pays pauvres.

Vous l'avez compris, ces choix élitistes, loin des actions prioritaires d'un conseil général ne conviennent pas et je voterai contre ce budget.

Merci.

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