Vendredi 17 octobre prochain, le Conseil général des Hauts-de-Seine réuni en séance publique aura se penchera sur deux dossiers lancés par Nicolas Sarkozy quand ce dernier présidait ce département. Il s'agit d'une part de la construction d'un collège à Courbevoie via un partenariat public privé et d'autre part de la délégation à un opérateur privé du réseau très haut débit 92.

Vincent Gazeilles, conseiller général Europe Écologie Les prendra acte du rapport de la chambre régionale des comptes concernant le partenariat public privé d'un collège de Courbevoie initié en 2006 par Nicolas Sarkozy et Isabelle Balkany pour un montant final largement supérieur à ce qu'un pilotage en gestion publique aurait coûté.

Ce rapport au vitriol met en lumière des errements dans l'analyse comparative privé/public, pointe des documents envolés, démontre l'existence de contrats complexes et risqués pour les Hauts-de-Seine, le tout pour un coût de 59 millions d'argent public mal dépensés, voilà ce que la chambre régionale des comptes dévoile, confortant ainsi le vote négatif initial de Vincent Gazeilles concernant ce dossier.

59 millions d'euros, c'est aussi le montant des dépenses prévues pour une délégation de service public passée avec l'entreprise Sequalum (Numericable) pour la création d'un réseau départemental numérique à très haut débit. Inadapté au contexte économique local, ce dossier avait immédiatement été dénoncé par Vincent Gazeilles et l'opposition. Mais l'acharnement de l’exécutif à produire cette vitrine politico-technologique coûte que coûte conduit aujourd'hui à l’arrêt du projet, le prestataire n'ayant jamais atteint ses objectifs. Comme l'évoquera Vincent Gazeilles, la délibération de résiliation de ce contrat était prévisible, elle sonne comme un fiasco supplémentaire pour l'UMP du Conseil général et ses présidents successifs.

Fiasco qui pourrait à terme s'élargir à l'actuel partenariat public privé de cité musicale sur l'Ile Seguin ?