laNef

villeSansVoiture

xubuntu

Mot-clé - GRAND PARIS

Fil des billets - Fil des commentaires

vendredi 13 juin 2014

Demande d'explications concenant une étude sur des regroupements de Départements

mercredi 8 janvier 2014

Débat concernant les nouvelles modalités électorales pour les départements

Monsieur le Président, cher collègues,

Dans le cadre de ce débat concernant les nouvelles modalités électorales pour les élu/e/s départementaux, j'interviendrai sur 5 points essentiels.

Tout d'abord, le choix du découpage proposé.

Comme chacun peut le faire, je constate que la continuité et la cohérence géographique ne sont pas systématiquement au rendez vous.

Nul doute que des préoccupations électoralistes sont venues tordre ces belles orientations de principe.

L'UMP en fait aujourd'hui reproche au PS. Comme la gauche avait pu critiquer un autre découpage pasquaien il y a quelques années. Pour autant, évoquer une sorte de retour de manivelle serait parfaitement inacceptable.

Les électeurs sont fatigués de ces traficotages et nous le payons et paierons fort cher.

En l’occurrence, pour rester au niveau du canton dont je suis l'élu, cette continuité et cohérence se traduit par le rassemblement de Clamart et de Vanves soit plus de 8,5 km de long, de Paris aux Yvelines, relié par un isthme de 100 mètres de large.

La couleur de ce canton sur la carte est verte ! Merci de cette attention mais ce n'est pas suffisant.

Deuxièmement, votre rapport évoque la difficulté de regrouper des cantons tenus aujourd'hui par des conseillers généraux de même bord (UMP) et de même sexe (masculin), rendant l'éviction de certains prétendants inévitable.

Outre que ce cas n'est pas réservé à la majorité (exemple Vanves Clamart), je trouve cet argument honteux.
Il donne une idée de votre vision politique locale où le règne de quelques barons locaux est plus important qu'une réforme introduisant un peu de parité dans le personnel politique français.


La parité, en effet, est un des seuls points favorable, le seul peut être. Un homme + Une femme pour représenter un territoire, voilà un progrès essentiel aux yeux des écologistes et des féministes. Il est d'ailleurs remarquable et assez symbolique de voir les parlementaires voter ce texte pour les circonscription départementales sans étendre ce projets aux circonscriptions législatives.
Voyons cela comme une première avancée positive néanmoins. Je la salue.


Bien moins positif, cette réforme n'ouvre aucune porte vers davantage de proportionnalité dans la représentation des forces politiques en présence, ceci pour le plus grand profit du bipartisme PS UMP.
Petits partis, disparaissez au lieu de prétendre enrichir la démocratie, voilà le message ! Évolution nulle dans ce domaine, sans surprise. Je regrette vivement que la proposition des parlementaires écologistes n'ait pas été retenue même si je n'en suis nullement surpris. Cette proposition soutenait une démarche proportionnelle pour ces élections départementales avec un bonus de 25 % à la liste arrivée en tête.
Via ce refus d'évolution, l'appauvrissement des débats politiques est garanti, comme l'est la fronde populaire et ses dérives extrémistes.
Je regrette cette non évolution.

Enfin, je confluerai en évoquant la spécificité de notre département au sein d'une nouvelle métropole, elle même au sein d'une région Île-de-France compacte en son centre.
Fallait-il garder des Conseil départementaux en proche couronne parisienne. Je pense que non.
Halte à l'inflation des strates administratives et à l’enchevêtrement des compétences.
Les citoyens ont le droit d'y voir clair, c'est d'ailleurs une condition pour les voir se réapproprier la politique.
Encore une occasion de ratée. Un immobilisme regrettable.

Dans ce contexte, je m'abstiendrai face à un projet qui, certes, apporte un peu de parité mais oublie tant de progrès possibles tout en créant de nouveaux cantons parfois incohérents.





 

lundi 30 septembre 2013

EELV 92 s’oppose au projet actuel de métropole de Paris

Sèvres, le 29 septembre 2013

Le Sénat examinera cette semaine le projet de loi relatif à la création d’une métropole de Paris. Le projet actuel supprime les intercommunalités existantes et transfère les compétences qu’elles exercent à une assemblée composée d’une partie du Conseil de Paris et des maires des départements concernés (92,93 et 94). A la place des intercommunalités existantes sont constitués des « territoires » dépendants de la métropole pour leur financement et aux compétences floues.

La création de la métropole de Paris en l’état ne correspond en aucun point aux attentes des écologistes des Hauts-de-Seine. Cette nouvelle institution – nouvelle feuille du millefeuille administratif et politique – se résoudra à un syndicat des maires, sans que la population puisse être associée directement aux décisions qu’elle prendra. La métropole exercera pourtant dans des domaines structurants comme le logement, l’aménagement et l’environnement.

Pour EELV 92, la création d’une nouvelle institution de ce type ne rendra pas plus lisible l’action publique et éloignera le citoyen de la prise de décision. La métropole de Paris va à rebours du mouvement de décentralisation, affaiblit la région et les intercommunalités existantes. Cette nouvelle structure ne garantit en rien la péréquation entre territoires.

Les écologistes rappellent leur attachement à l’achèvement d’une carte d’intercommunalités de projets partout en Ile-de-France, à la suppression des conseils généraux par transfert de leurs compétences aux intercommunalités et à la région et à un mode de scrutin proportionnel pour l’ensemble des élections.

EELV 92 souhaite par ailleurs que les parlementaires saisissent l’occasion de l’examen du texte de loi pour améliorer les dysfonctionnements actuels des intercommunalités en matière de prise de décision et de concertation avec la population.

Contact presse :


Catherine Candelier, porte-parole EELV 92, conseillère municipale de Sèvres

Loïc Le Naour, porte-parole EELV 92, conseiller municipal de Meudon

 

samedi 21 septembre 2013

Des logements sociaux durablement vides mis en location via le bon coin

Bien sûr, en 2013, ce n'est pas en région parisienne que l'on pourrait tomber sur une telle annonce. C'est en Bourgogne. Cette information n'est pas si étonnante que cela pour qui regarde la façon dont est (in)organisée l'occupation du territoire national.
L'absence totale de décision en faveur d'un aménagement équilibré des territoires français implique la continuité de ce que nous connaissons.
D'un coté une mégapole parisienne de 12 millions d'habitants où les moins fortunés ne peuvent se loger convenablement au point de s'exiler en lointaine banlieue.
De l'autre, des départements qui vieillissent, se vident et s'appauvrissent, laissant en plan des milliers de m² habitables. Entre les deux, des variantes diverses.
S'il est certain que l'avenir n'est pas un retour à la paysannerie de nos ancêtres, il est cependant urgent de réfléchir et d'agir pour que la vie « en province » ou « à la campagne » puisse offrir une alternative économiquement crédible et écologiquement soutenable au mirage des mégapoles durables.
La région parisienne entend engloutir des milliards d'euros pour toujours plus d'activité économique, plus de logements, plus d'habitants, plus d'équipements et de transports.
Avec bien moins d'argent public, ne serait-il pas plus judicieux de stimuler des zones provinciales à ré-développer ? Je pense que si.

mardi 16 juillet 2013

Mauvais entretien des voies SNCF, sans surprise

L'accident ferroviaire de Brétigny-sur-orge il y a quelques jours met tristement en avant un problème d'entretien du réseau secondaire.

Depuis des dizaines d'années, des milliards pour la route, des milliards pour les lignes TGV (voir mon article de 2007) et un découpage bien libéral de la SNCF et de RFF (réseau ferré de France) pour ouvrir à la concurrence, voila de quoi fragiliser les liens ferroviaires.

Que la sagesse et l'obligation d'une transition énergétique nous amène à redéfinir nos priorités (y compris pour Grand Paris Express).

Impossible ? Souvenons-nous du réseau de 1910, à une époque où la richesse de la France était bien inférieure à celle d’aujourd’hui.

dimanche 31 mars 2013

Enquête publique concernant le Schéma Directeur Île-de-France (SDRIF) 2013-2030

L’enquête publique concernant le Schéma Directeur Île-de-France (SDRIF) 2013-2030 démarre et il faut se mobiliser car ce projet n'est pas satisfaisant sur plusieurs points pour le moment.
Ce schéma vise à planifier la façon dont la région va se construire à l'avenir et il s'impose aux plans municipaux d'urbanisme.
Mercredi dernier, une réunion organisée par la région à la maison de la chimie a permis de lister quelques points sur lesquels il y a matière à discuter.

Exemple : le discours est que ce nouveau SDRIF doit aider à protéger les espaces verts et agricoles du grignotage urbain. Parfait ! Mais concrètement, on nous précise que le droit à rogner sur ces territoires non construits sera de 1328 ha par an jusqu'en 2030 !
D'après un des intervenants, c'est à peu près l'équivalent de ce qui se fait aujourd'hui. Cherchez l'erreur... et cherchez les innombrables élus ravis de faire du développement de tout et de n'importe quoi sans aucune réflexion annexe. Les betteraves ne votent pas hélas.

Le temps de l’enquête publique doit nous permettra de renforcer le projet vers davantage de solidarité et d'écologie.

Au menu :

  • soutenir la préservation effective des terres agricoles et naturelles (montjean, saclay, etc..)
  • soutenir une certaine densification en ville déjà dense mais aussi dans les villes et villages peu denses de grande couronne (à ce jour étrangement exonérée de densification !)
  • rediscuter l'augmentation de 1 à 2 millions d'habitants supplémentaires (avec les infrastructures qui en découlent comme tout le Grand Paris Express) et coupler ce dossier avec une réflexion alternative sur l'aménagement du territoire national
  • engager une coopération solidaire inter-régionale pour un rééquilibrage économique province/paris
  • prendre en compte la problématique des marchandises (transport, plate forme de transfert, stockage etc..)


Oui, il y a du pain sur la planche.

infos ici http://www.enquetespubliques.iledefrance.fr/lenquete-publique-sur-le-sdrif/lenquete-publique/les-modalites

- page 1 de 2