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vendredi 19 décembre 2014

Demi journée de travail au sujet de la précarité énergétique

Petit mot à l'intention des personnes présentes pour cette demi journée de travail au Conseil général.

On pense souvent qu'écologie et action sociale en direction des plus fragiles ne sont pas liées.
C'est bien entendu inexact et ce thème de la précarité énergétique illustre à merveille que faire de l'écologie en réduisant les consommations d'énergie a un impact social positif sur les budgets des familles modestes.
Symétriquement, réduire les dépenses énergétiques superflues est bon pour le pouvoir d'achat individuel mais aussi pour la planète et l'ensemble de ses habitants.

Nous devons donc agir, chacun à sa place, collectivités locales, élus, services, associations, individus, pour aller dans le sens d'une sobriété énergétique heureuse basée sur une réduction des gaspillages et l'usage croissant des énergies renouvelables.

Quels que soient les freins qui subsistent encore dans ce domaine, il est de notre devoir de faire au mieux pour négocier la transition énergétique qui se profile en ne laissant personne souffrir d'un manque d'accès aux fluides et à l'énergie.
Des choix judicieux en matière de matériels et produits basse consommation aux plans d'isolation des bâtiments en passant pas les conseils judicieux des économes de flux ou des conseillères en économie sociale et familiales, il y est essentiel de libérer les idées et les initiatives.

N'économisons pas notre énergie pour construire le monde de demain !
Merci aux initiateurs (ADEME, IDEMU, Croix Rouge, Conseil général), merci aux acteurs présents ce jour et bonne réunion.

Vincent Gazeilles

vendredi 25 octobre 2013

Intervention lors du débat d'orientations budgétaires 2014

Monsieur le Président, chers collègues,

je ne partage pas l'esprit de votre rapport mais je souhaite féliciter ses rédacteurs car il est complet et clair. Cela aide au débat.

Concernant le contexte national tout d'abord, notre pays, comme tous les autres, subit la fin inéluctable d'un modèle de croissance basé sur la disponibilité des matières premières à prix réduit. C'est fini !

L'économie et l'emploi appuyés sur une croissance productiviste illimité se heurtent à la réalité d'un monde fini où, de surcroît, la puissance française issue d'un pillage des pays pauvres n'est plus de mise, ou presque, ce qui est heureux.

Encore, incompris tant par la droite que par la gauche productiviste qui prient le Dieu Croissance tous les matins et tous les soirs, le nouveau modèle d'économie soutenable, sans croissance, sans gaspillage de ressource et d'énergie ou de matières premières n'est toujours pas mis en œuvre :

Économie circulaire, transition énergétique, transition agricole, partage et réduction du temps de travail, pollu-taxe, prélèvement sur les plus riches, rien de cela ne décolle du fait d'un blocage intellectuel des partis dominants. Quel dommage.

Et, logiquement, l’État met à contribution les collectivités locales faute d'engager les réformes nécessaires à une économie soutenable telle que souhaitée par les écologistes. 

Un impact positif de ces difficultés financières potentielles pourrait être que notre collectivité se recentre sur ses missions essentielles, évite tout gaspillage et toute dépense superflue.

Et pourtant.

  • Qui va dépenser 21 millions d'euros pendant 30 ans pour une cité de l'excellence musicale sur l'île Seguin alors que les populations ne l'ont jamais demandé ?
  • Qui va continuer à financer 1,2 million d'euros chaque année pour une équipe professionnelle de rugby ?
  • Qui a choisi de détruire des logements pour élargir des voies routières sur les bords de Seine pour au moins 200 millions d'euros ?
  • Qui donne 60 millions d'euros d'argent public pour un réseau très haut débit alors que les opérateurs privés s'en occupent déjà ?
  • Combien de logements relais  aurait-on pu soutenir pour le prix de vos broderies végétales dans le parc de Sceaux ?

Non, Monsieur le Président, ne nous faites pas pleurer en laissant entendre que l'Etat vous assassine à coup de péréquation injuste.

Le Conseil général est riche, les exemple ci-dessus sont éloquents, il faut l'assumer.

Il s'agit en réalité de savoir de quelle façon vous dépensez et ma conviction est que vous négligez les axes principaux au profit de projets superflus.

Avec ces millions dépensés déraisonnablement :

  • Impossible de renforcer les équipes des CVS et des PMI pourtant en tension pour servir les populations en difficulté.
  • Impossible de lancer une politique ambitieuse de rénovation thermique de nos bâtiments. Les contrats de performance énergétique engagés sont insuffisamment exigeants.
  • Impossible de mener davantage de projets de l'économie sociale et solidaire. Au delà de l'appel à projets annuel, nous pouvons porter nous mêmes bien d'autres projets utiles dans ce domaine essentiel.
  • Impossible de soutenir une politique ambitieuse de gestion et usage de l'eau de pluie à la parcelle dans le secteur de l'assainissement.
  • Impossible de lancer des démarches originales de logements pour tous (co-location, pension de famille etc.)

Bref, je ne nie pas les évolutions et la complexification de la fiscalité locale mais nous ne sommes pas la Creuse ou les Pyrénées Orientales...

Vos orientations ne sont simplement pas les bonnes. Elles sont largement anti-sociales et anti-environnementales. Il faut les revoir avant le vote du budget 2014.

Merci de votre attention.

samedi 22 juin 2013

La cité musicale de l'Ile Seguin engloutira plus d'un demi milliard d'euros d'argent public

Séance publique du 21 juin 2013, intervention de Vincent Gazeilles

Monsieur le Président, chers collègues, ce projet de cité musicale d'excellence sur l'île Seguin tourne véritablement à la caricature.

Caricature sur l'utilité du projet
Charles Pasqua avait fait sa fac, nous venons d'en parler et, comme tout élu fier de lui et soucieux de laisser sa trace de béton dans le paysage après son passage, vous voilà, Monsieur le Président, réalisant cette cité musicale départementale d'excellence qui ne profitera qu'à une minorité.
Dans le même temps, comme je l'avais annoncé, la baisse des subventions socle aux conservatoires municipaux continue. Centralisation élitiste ou décentralisation de la culture accessible à tous, vous avez choisi !
De même, alors que les services sociaux du conseil général sont à présent dans des situations de tensions parfois extrêmes -- je pense aux circonscriptions de la vie sociale ou aux centres de protection maternelle et infantile –, ces millions d'euros pour ce projet sont d'autant plus injustifiés. Pourquoi ?
Une frustration ne n'avoir jamais été ministre de la culture ? Une façon très originale de recentrer le conseil général sur ses compétences comme vous aimez à le rappeler ? Je cherche encore.

Une caricature en matière de concertation.
Lancée alors que tout était bouclé, cette soi-disant concertation fut bien cadrée : pas question de remettre en cause
-- ni l'opportunité du projet
-- ni les modalités choisies (le partenariat public-privé)
– ni le projet architectural déjà déterminé
Bref, une concertation essentielle sur la couleur des poignées de portes et le nombre de pots de fleurs dans le hall d'entrée ! J'ai noté avec amusement que le site Internet dédié avait reçu des visites d'un temps moyen de 2 minutes et 20 secondes, ce qui atteste, nous dit le rapport, d'une très grande attention des visiteurs au contenu. Sans commentaire !
Entre les cyber visites (1600) et les quelques participants aux réunions publiques pour cet équipement départemental (250 personnes), nous voilà rassurés sur le volet gouvernance. Certes, il faut savoir se satisfaire de peu mais là, c'est le summum et je n'approuverai évidemment pas cette concertation bidon !

Un projet caricatural concernant le volet environnemental
Du béton, du béton, du bitume et 1800 places de stationnement. En pleine phase de transition énergétique, vous êtes ici Monsieur le président, à la hauteur de votre réputation ! Bouygues s'occupe de tout et après-vous le déluge.
À titre d'illustration, le volet autre qualité environnemental dans la notation des candidats pèse 3,5 %

Enfin, une caricature financière appuyée sur un partenariat public-privé censé être intéressant pour la collectivité départementale alors que tant de rapports attestent du contraire.
Ce projet nous coûtera 18 millions d'euros par an pendant 30 ans ! 540 M€ HT ! 641M€ TTC

Ainsi, sans que cela ait été validé par une réelle concertation des populations des Hauts-de-Seine, en pleine période de crise économique et alors que tant de nos concitoyens attendent un soutien social du département, vous engagez, chers collègues de l'UMP, plus d'un demi milliard d'euros pour un projet aussi coûteux que superflu.

Ce choix est inacceptable. J'appelle bien entendu l'ensemble des élus à le refuser.

jeudi 20 juin 2013

Cité musicale de l'île Seguin: un projet caricatural et dispendieux !

Le conseil général des Hauts-de-Seine délibérera demain sur la convention de construction d'une cité musicale sur la pointe aval de l'Ile Seguin.

Vincent Gazeilles, conseiller général écologiste des Hauts-de-Seine, votera contre cette délibération et il appelle l'ensemble de ses collègues à faire de même.

Il fonde son refus sur les quatre raisons suivantes:

1- Parodie de la concertation menée. Il ne s'agit pas d'une concertation mais d'une campagne d'information. En effet, il est indiqué dans le rapport bilan de la concertation qu'il n'était pas question de remettre en cause ni l'opportunité du projet, ni le type de d'accord de construction choisi (le partenariat public-privé) ou même le projet architectural déjà déterminé.
Il est également noté que le site Internet dédié a reçu des visites d'un temps moyen de 2 minutes et 20 secondes, ce qui atteste, nous dit le rapport, « d'une très grande attention des visiteurs au contenu »! Ce même site a reçu 1.600 cybervisites alors que la population globale des Hauts-de-Seine s’élève à 1,5 millions d'habitants.

2- Absence d'intérêt général pour les Hauts-de-Seine. Ce projet d'une cité musicale vise l'excellence afin d'aider au développement de la culture musicale. Mais développer la culture musicale à destination d'un grand nombre de personnes passe par l'aide aux conservatoires municipaux. Or, le Conseil général diminue les subventions qui leur sont allouées. Ici, n'est donc visé que l'intérêt particulier d'un certain nombre de mélomane.

3- Coût exorbitant de cette cité musicale. La convention de partenariat public privé repose sur un coût de 18 millions d'euros hors taxes par an pendant 30 ans soit un coût total de 540 millions d'euros. Or dans le même temps, le conseil général procède à des restrictions budgétaires en diminuant les budgets alloués aux services sociaux du département dont ceux de la protection maternelle et infantile ou encore ceux des circonscriptions de la vie sociale. Or, l'action sociale est l'une des compétences principales d'un Conseil général et non le développement de la culture musicale.

4- Mépris du respect de l'environnement. L'aspect environnemental du projet n'a pesé que 3,5% dans le choix du partenaire privé de la convention de partenariat public privé. Il est alors possible de comprendre le choix d'utiliser du béton à tout va pour construire le bâtiment de la cité musicale. Egalement, l'objectif fixé de 1.800 places de parking démontre qu'en cette période de transition énergétique il est privilégié la voiture individuelle aux transports en commun.

L'ensemble de ces remarques démontre l'aspect caricatural de ce projet. A l'instar de Charles Pasqua qui avait créé sa faculté privée au nom des Hauts-de-Seine, l'actuel président du conseil général veut laisser sa trace dans l'histoire du département en créant une cité musicale. Le partenaire privé, un consortium ayant à sa tête la société Bouygues, s'occupe donc de tout. Mais en réalité, ce seront les générations futures qui devront gérer cette structure et en supporter son coût.

jeudi 30 mai 2013

Le sable - Enquête sur une disparition

image sable sur barge en villeMerci ARTE !

Dédicace à tous les adorateurs de la croissance sans conscience, des grattes ciel et des constructions en béton.

De Bombay à la Bretagne, une menace qui pèse sur le sable, ressource vitale dont le pillage s'accélère.

http://www.arte.tv/guide/fr/046598-000/le-sable-enquete-sur-une-disparition

vendredi 1 juin 2012

Demande d'amélioration des procédures de convocation

Petit courrier pour regretter des convocations hors délai et un gaspillage évitable.

Monsieur le Président,

J'ai pris connaissance hier de deux courriers avec A/R émanant du Conseil général pour deux participations en jury en tant que suppléant éventuel, l'un pour des travaux de restauration de l'Orangerie du domaine de Sceaux, l'autre pour l'étude du prolongement du T1.

J'ai reçu deux avis de passage dans ma boite aux lettres le 30 mai et ai récupéré les courriers à la poste le 31. Ceux-ci, datés du 24 mai, me précisaient que ces réunions du jury auraient lieu le 30 !

Je ne doute pas de l'utilité formelle de ces procédures postales mais il serait utile d'anticiper davantage les délais d'acheminement. Par ailleurs, un dispositif par voie électronique authentifié pourrait sans doute simplifier ce processus de convocation officielle.

Dans l'espoir d'une suite favorable, recevez l'expression de mes meilleures salutations.

Vincent Gazeilles

-- 
Vincent Gazeilles
Conseiller général des Hauts-de-Seine
Conseiller municipal de Clamart
contact@gazeilles.net
01 40 95 14 31
http://www.gazeilles.net

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