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mardi 5 avril 2016

La Société générale mouillée jusqu'au cou dans les magouilles des paradis fiscaux. Soyez citoyen, CHANGEZ DE BANQUE

La grande banque française est une nouvelle fois en première ligne en matière de finances pourries, cette fois-ci dans l'affaire des "Panama papers".

voir http://www.challenges.fr/finance-et-marche/20160405.CHA7303/la-societe-generale-au-coeur-du-scandale-des-panama-papers.html

ou http://lexpansion.lexpress.fr/actualites/1/actualite-economique/panama-papers-societe-generale-compte-979-societes-offshore_1779565.html

Clients de cette banque fraudeuse, réagissez ! Arrêtez de soutenir une société dont l'éthique était et est encore totalement défaillante. Ne confiez plus votre argent à des personnes sans morale.

Changez pour une banque coopérative, écolo et solidaire :


vendredi 12 décembre 2014

Intervention sur le débat budgétaire 2015

Monsieur le président, chers collègues,

pour entrer dans le vif du sujet concernant ce débat budgétaire 2015, je citerai trois phrases de votre rapport :
1. le projet de budget primitif 2015 s'inscrit dans un contexte économique et budgétaire préoccupant pour l'ensemble du secteur public local.
2. le montant de la baisse de la dotation de l'État serait désormais de 50 millions d'euros.
3. le budget d'investissement de la culture connaît une progression très importante en 2015 s'élevant à 85,9 millions d'euros contre 6,5 millions d'euros en 2014 !

J'entends déjà les courageux défenseurs de cette politique départementale m'opposer que cette impressionnante dépense concerne l'investissement, l'emploi, la croissance, le rayonnement des Hauts-de-Seine et, allons-y, la culture pour tous. Elle serait donc parfaitement justifiée ! Je tousse !

Non, chers collègues, on ne peut pas à la fois exprimer des craintes fortes et justifiées sur la conjoncture économique difficile dans laquelle nous sommes et se lancer dans des dépenses pharaoniques que la population ne vous a d'ailleurs jamais demandées.
Au plan global, le développement sans contrainte pillant les ressources naturelles pour produire toujours plus touche à sa fin et c'est tant mieux.
Hélas, les partis traditionnels perdus et perplexes malgré leurs prières au Dieu croissance restent incapables de penser le monde et le modèle de demain.
-- celui qui ne gaspille plus, répare au lieu de jeter
-- celui qui réduit les déplacements au lieu de les amplifier en amplifiant également la crise climatique
-- celui qui partage et réduit le temps de travail
-- celui qui taxe les super riches et les super profits
-- celui qui cesse de tout concentrer dans les mégapoles et prône une économie déparisianisée, localisée, à échelle humaine, porteuse de sens et respectueux de notre environnement
-- celui qui protège les terres agricoles au lieu de les bétonner
-- celui qui refuse la croissance sans conscience
-- celui qui ne rend pas malade avant même celui qui soigne
-- celui qui fait la différence entre l'intérêt général et l'intérêt des multinationales.

Le monde de demain est à notre portée et il est désirable. Pourquoi nous accrocher au fantôme du précédent ? Manque de vision ou de courage sans doute. Ne traînons plus car l'aventure humaine pourrait se terminer plus tôt que prévu.
Je précise aussi que des changements importants de modèle créent toujours un gisement considérable d'emplois.

Au plan local, dans notre département, l'heure devrait être aux choix essentiels :
-- le soutien aux plus fragiles, la promotion massive de projets locaux sociaux, solidaires et écologiques
-- la réduction de nos millions de dépenses annuelles d'énergie et de fluides pour nos bâtiments publics. Or le budget baisse.
Ces choix essentiels ne sont hélas pas les vôtres.
Quelques exemples :
outre les dépenses excessives pour une culture luxueuse et centralisée qui ne profitera pas à tous, je dénonce aussi des dépenses pour le sport d'élite et professionnel. Est-il nécessaire de payer plus d'un million d'euros par an pour une équipe de rugby professionnelle ? Bien sûr que non.
Avez-vous raison de dépenser des centaines de millions d'euros (encore 38 millions d'euros cette année) pour doubler les voies routières alors que les transports routiers induisent empoisonnement des populations et catastrophes climatiques ? Bien sûr que non. On me rétorque souvent que vos électeurs soutiennent ce choix. Mais leurs enfants et leurs petits-enfants vous maudiront, n'en doutez pas.

Je note au passage un plan de 50 millions d'euros de travaux de désamiantage des voies routières. Ironiquement, je remercie encore les brillants élus et services techniques de l'époque (pas si lointaine) pour ces aménagements remarquables. Des dépenses consternantes, actuelles et passées.

Je note un effort certain (97 millions d'euros) pour le syndicat des transports d'Île-de-France ce qui est très bien. Dépenser utile, c'est dépenser pour les transports en commun de demain, sans bouder les bus qui permettent un maillage rapide et bien moins cher que les tramways.
Sans détruire les forêts non plus comme pourtant vous l'envisagez pour le projet de tramway T10, alors que ce n'est pas nécessaire. Je note d'ailleurs que vous n'avez pas été capable de calmer le maire de Clamart dont les demandes de modifications profondes du projet risquent de tout bloquer.
Pas un mot sur les investissements utiles pour les cyclistes urbains mais je ne m'attendais pas à autre chose.

Dépenser utile, ce n'est pas se lancer de façon hasardeuse dans un réseau très haut débit dont l'arrêt ne garantit pas une opération économique neutre. Vous avez inscrit la récupération des 27 millions d'euros
– alors que les contentieux avec Numericable ne font que commencer.
alors que la revente et avant même la récupération en propre de ce réseau ne sont pas garanties
Le budget est il vraiment sincère sur ce point ? J'ai même vu qu'un appel d'offre avait été lancé pour une gestion du réseau en régie. Si nous gérons en régie (solution écartée il me semblait), fini les recettes de revente inscrites au budget. Merci de nous expliquer ces changements.

Dépenser utile, ce serait soutenir la rénovation et la construction de logements ou de collèges à très faible impact énergétique.
-- bâtiment passif (consommation minimum)
-- production d'énergie renouvelable
-- choix de matériaux à faible énergie grise
-- choix d'une gestion locale des eaux de pluie
Tout cela n'est pas retenu ou si peu.
Dépenser utile, c'est choisir une alimentation de proximité et biologique pour les collégiens demi pensionnaires de nos 100 collèges.
-- pour leur fournir une alimentation saine
-- pour préserver l'environnement, l'air, l'eau, les sols
-- pour créer de l'emploi durable à quelques kilomètres des Hauts-de-Seine, donc accessible aux alto-sequanais sans emploi et/ou en insertion.
Cela n'est pas fait hélas.

Dépenser utile ce n'est pas se désendetter par principe. C'est investir pour le territoire de 2030 ou 2050, même si le département n'existe plus.
Dépenser utile ce n'est pas sous-traiter à tout va quand la gestion publique en interne peut donner entière satisfaction. C'est donc mettre les moyens humains suffisants pour que les services et des associations sur lesquelles le conseil général s'appuie puissent travailler convenablement.
Pour limiter le délitement de la société et la société à deux vitesses, ils ne sont pas des variables d'ajustement mais des acteurs essentiels.
Ici encore, il y a de quoi être insatisfait.

Je vous remercie

jeudi 26 juin 2014

Ammendement pour le règlement financier du Conseil général

Je présenterai demain en séance un amendement au règlement financier du Conseil général.

Sachant que le Conseil général des Hauts-de-Seine n'a pas été épargné par la contraction d'emprunts toxiques par le passé, je propose de rajouter dans le chapitre Dette et Trésorerie, la phrase suivante :

Sauf décision spécifique de l'assemblée départementale ou de la commission permanente, les emprunts engagés devront être classés en catégorie A selon l’échelle de Gissler.

(La catégorie A concerne les emprunts les plus sûrs)

A suivre...