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jeudi 5 juillet 2012

Françafrique : François Hollande et le dictateur gabonais Ali Bongo



François Hollande accueille le dictateur gabonais Ali Bongo

Hollande avait promis la fin des relations de complaisance avec les autocrates.

Demandons-lui avec force de tenir sa parole, d'annuler ce rendez-vous honteux et d'arrêter d'inviter des dictateurs violents et corrompus.

Signez cette pétition AVAAZ

jeudi 3 mai 2012

Au deuxième tour, Sarkozy vote Lepen

Triste fin de campagne : le discours anti-étranger, populiste, simpliste et dangereux de l'extrême droite prend sa place dans le programme du Président UMP sortant.
Son propre bilan en matière de stigmatisation est pourtant déjà fort riche : sans papiers, Roms, chômeurs, musulmans, syndicalistes, écologistes, gauchistes etc... A l'exception des porteurs de Rolex, tout le monde en a pris pour son grade.

Mais, quitte à perdre toute respectabilité avant de partir, il faut draguer ostensiblement le Front National et ses électeurs « égarés ».

Pour ma part, je pense qu'il n'est pas souhaitable de traiter les électeurs lepenistes comme des électeurs classiques et simplement désemparés.
S'ils peuvent sans doute être classés selon deux grandes catégories, les ouvertement racistes et les écœurés du « système », les premiers comme les seconds menacent les fondements même de la démocratie.
Consciemment ou inconsciemment, ces électeurs attisent la haine de l'autre et chantent en cœur l'hymne du « tous pourris », sauf eux mêmes bien sûr.

Il faut remettre les pendules à l'heure, c'est un devoir politique.

1/ Non, renvoyer deux millions d'étrangers ne créera pas deux millions d'emplois en France. Les choses sont plus complexes évidemment.

2/ Ces chers frontistes oublient que la richesse française provient du pillage des ressources et de l'appauvrissement des pays étrangers, Afrique en tête. Ceux qui ne l'oublient pas doivent regretter la fin de la Françafrique et du colonialisme. Mais les regrets ne font pas une politique.

3/ Certains territoires sans aucune population d'origine étrangère ont des scores lepenistes impressionnants. La peur de l'invasion étrangère est mauvaise conseillère.
C'est la coopération nord-sud et le développement de conditions de vie convenables au sud qui limiteront durablement l'exode de populations pauvres et certainement pas je ne sais quelle frontière de fils barbelés.

4/ Les banlieues défavorisées concentrent des problèmes sociaux parfois aigus.
Voilà qui nous ramène au plan de rénovation des banlieues que Nicolas Sarkozy a plusieurs fois annoncé mais jamais réalisé, au delà de quelques coups de Karcher.

Oui, il y a bien eu incompétence d'un président sortant, incapable de poursuivre ce que la France a toujours fait : offrir à chacun un destin commun dans une société d'intégration républicaine.

La reprise de certains thèmes du Front National est choquante. La défaite annoncée de son auteur n'en sera que plus honteuse.

lundi 12 septembre 2011

Les valises de billets en provenance d'Afrique

Grand déballage de Robert Bourgi, un des porteurs de valises de billets en provenance d'Afrique. Et deux affirmations à séparer:

La première : Jacques Chirac et Dominique de Villepin ont bénéficié de millions en provenance de chefs d'État africains : Abdulaye Wade (Sénégal), Blaise Compaoré (Burkina), Laurent Gabgbo (Côte d'Ivoire), Denis Sassou Nguesso (Congo) et Omar Bongo (Gabon) ont versé environ, 10 millions de dollars pour le compte de J.Chirac.

C'est lamentable mais aucunement surprenant quand on connait la façon dont l'État français gère ses relations avec l'Afrique de l'ouest depuis des décennies. Voir par exemple http://survie.org/publications/brochures/article/petit-guide-de-la-francafrique

La deuxième : Nicolas Sarkozy n'est en aucun cas concerné par ce genre de trafic.

Pour en avoir discuté avec un bon observateur du dossier au moment où j'étais administrateur de l'ex SEM Coopération 92, j'ai la conviction que l'une de ces deux affirmations n'est pas exacte.

Il n'y a qu'a voir comment Monsieur Bourgi fut chaudement remercié par Sarkozy en 2007 ou comment Jean Marie Bockel fut viré en 2008 après avoir osé dire stop à la Françafrique pour comprendre que, lorsqu'on a été un porteur de valises dévoué, on est capable de se diversifier en portant la parole de son nouveau maitre.

Peut être une bonne nouvelle dans ce contexte malodorant : ce grand déballage public rendra les trafics plus difficiles à l'avenir. Et à quand un printemps africain ?