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lundi 27 juin 2016

Referendum : voulez-vous détruire la planète pour relancer la croissance de n'importe quoi ?

Cela fait quelques temps que l'inspiration et l'envie me manquaient pour alimenter ce site. En quelques jours, les derniers référendums m'ont donné une matière consistante.
Commençons par la dernière consultation au sujet de l'aéroport Notre dame des landes.
Qu'une majorité d'élus ou d’électeurs soit ignorante des problèmes environnementaux locaux et mondiaux n'est pas nouveau et ne change en rien à l'absurdité absolue de ce projet qu'il faut continuer à refuser par tous les moyens.

Comme si souvent, on s'aperçoit que la majorité est un conglomérat électrolyte dont les motivations reposent sur des bases fragiles voire illusoires (comme le mythe de la croissance pourvoyeuse d'emplois).
 Le niveau de bourrage de crâne et le manque d'éducation aux sujets fondamentaux sont tels qu'à la question " êtes-vous d'accord pour augmenter le PIB quitte à détruire la planète ?", il est probable que la réponse serait oui également !
 Ce triste constat amène à douter de la démocratie quand elle n'est pas accompagnée d'une éducation populaire suffisante.
Cela vaut également pour le référendum au Royaume-Uni. Les couches populaires et les personnes âgées nostalgiques des trente glorieuses ont considéré que la hausse de la précarité venait de l'Europe, des immigrés et pas du tout d'un manque de partage des richesses dans un ex pays colonial en déclin.
Encore une erreur de discernement.
Encore un choix qui, comme pour Notre-Dame-des-Landes, nuira aux jeunes et aux futures générations.

mardi 25 septembre 2012

Concernant le traité européen de stabilité (TSCG)


Après avoir entendu les arguments des camps du oui et du non, j'ai rejoint ceux qui pensent que ce texte, en l'état, n'est pas acceptable.
Européen convaincu et membre d'un parti qui porte l'Europe dans son intitulé, j'en suis d'ailleurs bien triste.

Oui, il est nécessaire de créer une solidarité financière entre les États européens, oui, une dette colossale (près de 50 milliards d’intérêt par an) n'est pas supportable.

Mais il faut alors éviter que ce soit les banques privées qui soient les bénéficiaires gloutonnes de ces intérêts. La banque centrale européenne doit prendre tout sa place sans ces intermédiaires intéressées.

Il faut organiser un co-pilotage entre les États et le parlement européen plutôt que d'accepter les prescriptions de la commission européenne, techno-structure non élue, dont les dépenses publiques sont la cible unique.

Pour réduire la dette, il faut d'abord faire payer le monde de la finance et les plus riches avant de mettre les populations dans une précarité qui les détournera de l'Europe au profit de nationalismes exacerbés.

Il faut un budget commun européen plus important pour les dossiers qui concernent l’Europe dans son ensemble (agriculture, harmonisation fiscale, défense etc..).

Le débat sur ce traité doit aussi nous interpeller sur une société de production et de consommation qui, au delà des bénéfices indus du monde de la finance, vit au dessus de ses moyens et détruit la planète en créant une abyssale dette écologique.

Ce dernier point échappe visiblement à certains, y compris à gauche.
Il est pourtant hélas bien réel.