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mardi 4 juin 2013

Le monstre de la Défense effraie-t-il le monde politique ?

Comme toute créature qui échappe à son concepteur, la Défense est devenue un monstre que plus personne ne pilote. Avalant dans ses protubérances de béton tendues vers le ciel des cohortes de salariés encostumés, puis les vomissant vers des transports saturés, ce monstre menace de s'effondrer sur lui même, touché par une décomposition de ses fondations et rejeté par des acteurs économiques qui ont enfin compris les limites économiques du gigantisme.

  • Les financements pour l'entretien de la dalle et la rénovation des soubassements ne sont plus assurés. 
  • Des milliers de m² de bureaux demeurent durablement inutilisés, faute de locataires.
  • La dette est de plusieurs centaines de millions.
  • Les logements manquent, tout comme la qualité de vie.

Il est l'heure de jeter un sort à cette bête urbaine du siècle passé. Le contexte n'est plus à la boulimie de tours prétentieuses et énergivores.
Malgré ces constats indéniables, les gouvernements de droite, puis de gauche, n'osent pas prendre les mesures pour transformer le monstre en quartier « à échelle humaine » financé par les acteurs locaux et non plus par l’État.

Une (r) évolution à la Défense est primordiale !


Afin de discuter de la Défense, de ses dérives et de son futur, je vous invite
 
Mercredi 05 juin 2013 de 19h30 à 21h30 Au restaurant « LES FEUILLANTINES » , 23 place de la Seine - La Défense. Métro Esplanade de La Défense
en présence de

Patrick Jarry, Maire de Nanterre, Conseiller Général Nanterre, administrateur à l'Epadesa et Defacto,
Jean-André Lasserre – Conseiller Général Courbevoie, administrateur à Defacto.
Vincent Gazeilles, Conseiller Général des Hauts de Seine, canton de Camart

voir l'amendement déposé par les sénateurs écologistes (le même l'est par le PS et le PC)

mardi 2 avril 2013

Attaquons la Défense !


Trois élus de gauche des Hauts-de-Seine prennent position sur le devenir du quartier d’affaires.

Par Vincent Gazeilles (conseiller Général EELV), Patrick Jarry (maire de Nanterre et Conseiller Général) et Jean-André Lasserre (Conseiller Général PS de Courbevoie - La Défense)

Les récents rapports de la Cour des Comptes et de l’Inspection Générale des Finances mettent enfin en lumière l’impasse que représente le modèle, tant urbain qu’économique, de La Défense, modèle que nous dénonçons depuis des années.

Un projet urbain passé, un modèle économique à bout de souffle


Né dans les années 50, le quartier d’affaires de La Défense s’implante sur les communes de Puteaux, Courbevoie et Nanterre, à l’aube d’un monde globalisé, où les grandes puissances financières réclament au monde politique l’implantation de nouveaux quartiers d’affaires, les Central Business District.

Sans concertation avec les élus locaux, l’Etat délimite un périmètre d’Opération d’Intérêt National (OIN), divisé en deux zones : la zone A, sur Puteaux et Courbevoie, pour accueillir un quartier d’affaires sur dalle, et la zone B, sur Nanterre, zone de servitude du quartier d’affaires, pour les tours de logements et les infrastructures ferroviaires et routières.

Créé pour aménager ce secteur, l’Etablissement Public d’Aménagement de la Défense (EPAD) n’a d’autres ressources que celles des produits de la vente des charges foncières. Ceux-ci financent le fonctionnement de l’établissement, mais aussi, comble pour un établissement public d’aménagement, les coûts d’entretien des équipements publics, pourtant compétence des villes. Pour renforcer l’attractivité du nouveau quartier, les taux de taxe professionnelle sont particulièrement bas.

La Défense "prospère" : tertiarisation massive de l’économie, qui conduit à la disparition progressive des activités industrielles du secteur, construction de tours de bureaux et arrivée de dizaines de milliers de salariés qui dégradent peu à peu l’équilibre entre les habitants et les salariés.

Le Plan de Renouveau : une solution inadaptée

Crises immobilières à répétition, dématérialisation de l’économie, évolutions sociétales, conscience de la crise énergétique, absence d’entretien des espaces publics et des tunnels sous la dalle, obsolescence de certaines tours, saturation des réseaux de transport existants … Un demi-siècle plus tard, la conjoncture économique, sociale et écologique met en lumière l’absence de projet urbain et la déliquescence du modèle économique de la Défense.

En 2006, Nicolas Sarkozy lance maladroitement un vaste programme de rénovation et de construction de nouvelles tours, espérant ainsi engranger de nouvelles recettes. Mais les Trente Glorieuses sont loin: les coûts de remise en état des espaces publics et des tunnels, délaissés depuis leur construction, se sont accumulés et s’élèvent à 260 M d’euros et les charges foncières doivent être cédées à bas prix pour attirer des investisseurs méfiants dans un marché immobilier apathique.

Seul échappatoire pour l’établissement public: la fuite en avant, construire toujours plus de tours pour régénérer les tours existantes et espérer financer les travaux d’entretien.

Résultat : l’EPADESA (ex EPAD) répond au coup par coup aux demandes les plus folles des promoteurs, acceptant par exemple de démolir 350 logements dont certains sociaux pour laisser construire par un promoteur russe deux tours de très haut standing. Dans le même temps, les objectifs du Plan de Renouveau, moins rentables (100.000 m2 de logement, participation au financement d’EOLE à hauteur de 100 millions d’euros), sont laissés de côté.

Pour sortir de cette impasse, trois chantiers à engager

Régler la question financière.

Pour s’engager enfin vers l’avenir, il est nécessaire de régler le passif du quartier d’affaires. Exonérés jusqu’à présent de charges, les communes et les propriétaires des 72 tours doivent participer à l’entretien des structures existantes. Les premiers ont largement profité des retombées financières et économiques de la Défense (laissant à l’Epadesa l’entretien des espaces publics de leur territoire), les seconds, d’une taxe professionnelle particulièrement basse.

Dessiner un projet d’aménagement au service de toute la métropole


Aujourd'hui, l'attractivité d'un quartier d'affaires ne se mesure plus à la hauteur et au nombre de ses tours. Les quartiers émergents de notre planète s'appuient sur leurs liens avec les centres-villes, sur leur mixité, sur leurs espaces et leurs qualités de service. Il faut doter ce territoire de qualités urbaines à la hauteur des attentes de ses habitants et de ses salariés : construire des logements accessibles en tendant vers un meilleur équilibre entre bureaux et logements, limiter la tertiarisation et les tours inhumaines et énergivores, développer les services publics nécessaires aux populations, multiplier les espaces verts.

Pour s’inscrire au service d’une métropole solidaire et durable, un tel projet de développement doit être partagé avec les tous les acteurs, ceux de son environnement immédiat (habitants, salariés, organisations syndicales, élus locaux), et ceux d’un périmètre plus lointain (Département, Métropole, et Région).

Cette vision partagée doit se concrétiser par la conclusion d’un seul Contrat de Développement Territorial (CDT) sur les 6 communes qui constituent le bassin de la Défense, associant la Région Île-de-France, la Ville de Paris, Neuilly-sur-Seine.

Aménager la gouvernance


Si, comme le laisse penser l’avant projet de loi de décentralisation, l’EPADESA voit sa mission recentrée sur sa fonction d’aménageur, la permanence d’un établissement public d’aménagement, lourd et coûteux comme l’Epadesa, est-elle nécessaire ?

Ne pourrait-on pas imaginer, à l’image de Saint-Denis et de Plaine Commune, qu’une Société d’Economie Mixte d’Aménagement locale, dotée d’une feuille de route claire et partagée avec les populations, puisse assumer cette mission plus efficacement?


A l'heure où se discutent dans les cabinets ministériels la gouvernance de la métropole et le projet de La Défense, nous demandons la fin du régime d'exception de La Défense, et le retour à l'Etat de droit, dans lequel chacun, collectivités comme Etat, assume ses responsabilités et s'unit pour construire l'avenir durable de La Défense et de l'Ouest parisien.


Vincent Gazeilles, conseiller Général

Patrick Jarry, maire de Nanterre et Conseiller Général

Jean-André Lasserre, Conseiller Général



mercredi 3 mars 2010

Quel avenir pour La Défense ?

Représentant des Verts - Europe Écologie, j'étais présent à la réunion organisée par la mairie de Nanterre concernant l'avenir de la Défense. Présents également les têtes de listes des différents partis pour les élections régionales.

J'ai bien entendu rappelé l'absurdité du projet UMP qui continue de vouloir développer des tours de bureaux à la Défense alors que les logements manquent dans ce secteurs et que les salariés arrivant d'autres territoires sont tassés et fatigués quotidiennement dans des transports saturés.
Oui à un développement équilibré de la région ce qui n'est pas le cas à ce jour !

J'ai redis combien ces immenses tours sont anti-écologiques et engendrent un cadre de vie déshumanisé.

J'ai dénoncé le pseudo modèle de croissance de la finance internationale voulu par Nicolas Sarkozy à cet endroit et critiqué la méthode de 'réquisition' de près de la moitié de la ville de Nanterre via une opération dite 'd'intérêt national'.

André Santini, pourtant tête de liste de l'UMP, a d'ailleurs reconnu à demi mots que ce passage en force méritait d'être retravaillé, critique à peine masquée d'une pratique étatique d'un autre âge.

Autre phrase du représentant de l'UMP que tous les salariés galérant deux heures par jour dans les transports apprécieront :

" Je ne suis pas sûr qu'habiter à 500 m de son travail soit la panacée ".

Sacré Dédé, toujours prêt pour le grand prix de l'humour !

vendredi 23 octobre 2009

EPAD EPASA : Intervention au Conseil général

Intervention de Vincent Gazeilles, conseiller général des Hauts de Seine (Les Verts).

Monsieur le Président, chers collègues, Mesdames, Messieurs,

Il nous est proposé de désigner un nouveau représentant du Conseil général au conseil d'administration de l'établissement public de la défense et, complémentairement de donner un avis concernant la fusion entre l'EPAD et l'EPASA à Nanterre.

Hier au soir, nous avons eu la bonne surprise d'apprendre que Jean Sarkozy ne briguerait pas la présidence de l'EPAD. Dont acte. Je ne lui ferai pas de procès d'intention en doutant de son engagement.

Merci à toutes celles et ceux qui ont participé, y compris les commentateurs, à stopper une des facettes de cette affaire caricaturale.

Cet événement m'amène à revoir mon intervention, il n'y aura donc plus quatre scandales à dénoncer mais seulement trois, ce qui fait tout de même trois de trop pour les Verts !

  • un premier scandale en matière d'aménagement durable du territoire

  • un deuxième scandale en matière de dogme économique

  • un troisième scandale en matière de gouvernance

  • un quatrième scandale, à moitié éteint, lié à la candidature de Jean Sarkozy à la tête de l'EPAD.

Premier scandale en matière d'aménagement durable du territoire :

A l'heure où, pour tous nos projets, devrait prévaloir une réduction des besoins de transports, une baisse drastique des consommations d'énergie dans les bâtiments et un développement équilibré du territoire, vous continuez à vouloir imposer une concentration économique maximum dans le secteur de la Défense. Ce choix induit de très nombreux effets négatifs.

Un engorgement des transports en heure de pointe sur le site de la Défense, quel que soit le mode de déplacement. Question aux notables élus véhiculés par leur chauffeur : depuis combien de temps n'avez vous pas pris le RER, le métro, le tramway, le train, le bus en heure de pointe à la Défense ?

Des dizaines de milliers de kilomètres, de ressources énergétique et d'heures perdues dans les transports pour une grande partie des salariés habitant à l'est de la région.

La construction de nouvelles tours de bureaux de très grande hauteur dont tous les architectes reconnaissaient que les consommations d'énergie sont deux à dix fois supérieures à ce qui est fixé par la loi du Grenelle de l'environnement. Les bâtiments passifs imposent 15kwh/an/m2, les meilleurs tours atteindraient péniblement 200 kwh/an/m² d'énergie primaire. Au delà des blabla concernant la lutte contre les changements climatiques, il y a la réalité

La domination du minéral alors que ce secteur manque cruellement d'espaces verts et de biodiversité.

L'absence d'investissement important dans d'autres zones franciliennes ou françaises à destination de tous les salariés. Pour l'UMP du 92, seules les catégories socioprofessionnelles supérieures sont éligibles, tant pis pour les autres, elles votent moins pour vous c'est certain. Une injustice de plus.

L'absence de prise en compte des besoins de logements, ces 60.000 logements qu’il faudrait produire chaque année pour répondre aux attentes des Franciliens d’aujourd’hui et de demain, il n’en est jamais question dans vos projets.

A la question, .3 millions de mètres carrés de bureaux à la Défense, est-ce déjà trop ?

Je réponds oui.

Deuxième scandale en matière de dogme économique :

Votre grande place économique internationale est un gouffre qui prend l'eau de toutes parts, qui ne fonctionne qu'en vendant inlassablement des droits à construire de nouvelles tours à de grands groupes internationaux et je passe sur les mètres carrés construits illégalement au Faubourg de l'Arche et qui mériteraient une suite juridique.

Le président de la 7e chambre de la Cour des comptes, Christian Descheemaeker ou le sénateur centriste Jean Arthuis le signalent : les comptes de l'établissent de la Défense ne sont pas sincères.

A ce jour, ce site n'est pas viable malgré l'aide de l'établissement de gestion de la Défense.

Tous les fleurons de votre modèle de développement sont pourtant présents à la Défense:

Areva, EDF international, Total, Société générale, BNP Parisbas etc.

Tous ces acteurs d'un mode économique qui a prospéré sur la spéculation, l'ultra libéralisme triomphant, sur la destruction de la planète pour le contentement d'une caste d'actionnaires et de profiteurs ne permettent pas d'équilibrer votre projet aujourd'hui !

Imaginez un instant que la taxe professionnelle disparaisse, pas si impossible que cela !

Imaginez que demain ce modèle soit touché par un nouveau mode de gestion du monde.

Imaginez que les entreprises de la Défense soient taxées en cas de transaction avec des paradis fiscaux,

Imaginez que les enjeux de préservation de la planète imposent des pollu-taxes et une taxe type Tobin pour l'ensemble des échanges internationaux.

Imaginez que les populations refusent de cautionner cet accaparement des richesses par une élite capitaliste capable d'affamer plus d'un milliard d'êtres humains de part le monde, de créer des centaines de millions de réfugiés climatiques, de précariser des millions de salariés et de créer des chômeurs à la pelle.

Ce modèle égoïste de croissance débridée et infinie qu'incarne votre vision de la Défense s'effondrera comme il s'est effondré il y a un an, et les citoyens ne seront pas éternellement disposer à payer les pots cassés.

Dans ce domaine, je crois qu'il y a lieu d'en finir avec cette course folle au “ toujours plus ”.

La concentration économique et élitiste est une idéologie du siècle passé. C'est vers un modèle déconcentré et partageur qu'il faut aller, tant géographiquement qu'en matière de répartition des pouvoirs et des richesses.

Troisième scandale en matière de gouvernance

Tout comme pour l'opération nationale du plateau de Saclay, l'État s'arroge le droit de réquisitionner des territoires urbains (dont une bonne partie de la ville de Nanterre) en passant outre l'avis des populations et de leurs élus locaux.

La libre administration des collectivités territoriales inscrite dans notre Constitution ou les lois de décentralisation sont bien ennuyeuses pour notre tout puissant président de la République qui espère par ce geste, détruire politiquement une importante ville de gauche.

Ce que l’UMP n’obtient pas par les urnes, elle l’obtient par décret. plus du grand Paris, voici de nouveau l'Etat UMP qui passe en force.

C'est inacceptable.

Que Jean Sarkozy soit, ou non, à la tête de l'EPAD, le projet UMP demeure plein et entier et il faut le combattre.

Quatrième scandale à moitié éteint donc.

L'épisode Jean Sarkozy qui, malgré cette reculade, en dit long sur la façon particulière de décliner la notion de mérite au sein de nos hautes castes dirigeantes.

Pour conclure, bien entendu, je ne soutiendrai pas la fusion entre l'EPAD et l'EPASA.

De plus,

Puisque Nadine Garcia s'est engagé à refuser l'extension de la Défense sur de nouvelles zones dont Nanterre et a refuser les nouvelles constructions ne respectant pas les objectifs de bâtiments basse consommation.

Je retire ma candidature et je soutiendrai la candidature unique de l'opposition départementale face à ce triste projet UMP organisé par le Président de la République.

Je vous remercie.

Monsieur le Président, je vous précise que Karima Delli, député européenne est bloquée en bas par les services de sécurité alors qu'elle souhaite assister à la séance et que la salle n'est pas pleine  ( voir vidéo ).

Je m'étonne vraiment que vous nous demandiez de voter ce décret d'évolution de la Défense sans nous avoir présenté le moindre projet préalablement.

jeudi 22 octobre 2009

Communiqué de presse de ce jour : élection au conseil d'administration de l'EPAD quatre scandales au moins…



Lors de la séance publique du conseil général du 92, de demain, le quartier de La Défense sera traité lors de deux rapports.

1- Projet de décret de fusion des établissements publics EPAD et EPASA ;

2- Désignation d’un représentant du conseil général au sein du conseil d’administration de l’EPAD.

 

Vincent GAZEILLES, conseiller général  des Hauts-de-Seine "Les Verts", axera son intervention elative à ces deux sujets en dénonçant les 4 scandales suivants :

 

Un Premier scandale en matière d'aménagement durable du territoire

A l'heure où, pour tous les projets d’aménagement, devraient prévaloir une réduction des besoins de transports, une baisse drastique des consommations d'énergie dans les bâtiments et un développement équilibré du territoire régional, certains voudraient poursuivre une concentration économique maximum dans le secteur de la Défense. Ce choix est injuste, anti social et anti écologique.

 

Un deuxième scandale en matière de dogme économique :

La grande place économique internationale de la Défense prend l'eau de toutes parts malgré la présence de tous les fleurons d'un modèle libéral usé : Areva, EDF international, Total, Société générale, BNP Parisbas etc. Il est l'heure de refuser de cautionner cet accaparement des richesses par une élite capitaliste capable d'affamer plus d'un milliard d'êtres humains de part le monde, de créer des centaines de millions de réfugiés climatiques, de précariser des millions de salariés et de créer des chômeurs à la pelle.

 

Troisième scandale en matière de gouvernance

Tout comme pour l'opération nationale du plateau de Saclay, l'État s'arroge le droit de réquisitionner des territoires urbains (dont une bonne partie de la ville de Nanterre) en passant outre l'avis des populations et de leurs élus locaux. Ce choix est démocratiquement inacceptable.

 

Quatrième scandale : une intronisation dynastique

L'arrivée de Jean Sarkozy à la tête de l'EPAD serait indigne d'une République vivante qui, nous dit-on, mise sur le travail et le mérite pour reconnaître ses élites. La séance de demain sera l'occasion de constater si certains élus en place entretiennent ou non ce système de caste à la française, ravalant la France aux rangs d’une république bananière.

 

En conclusion, compte tenu de la nécessité de porter un projet soutenable et alternatif dans ce secteur et de rééquilibrer le développement économique au profit d'autres territoires franciliens, Vincent GAZEILLES ne soutiendra pas la fusion entre l'EPAD et l'EPASA et envisage de présenter sa candidature au poste de l'EPAD.

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Complément du soir espoir !

Ce soir, nous avons eu la bonne surprise d'apprendre que Jean Sarkozy ne briguerait pas la présidence de l'EPAD. Dont acte. Je ne lui ferai pas de procès d'intention en doutant de son engagement.

Merci à toutes celles et ceux qui ont participé, y compris les commentateurs, à stopper une des facettes de cette affaire caricaturale.

Cet événement m'amène à revoir mon intervention, il n'y aura donc plus quatre scandales à dénoncer mais seulement trois, ce qui fait tout de même trois de trop pour les Verts.

 

lundi 21 septembre 2009

Communiqué de presse : Territorialisation du Grenelle, la secrétaire d'Etat à l'Ecologie Chantal Jouanno ne connaît pas les dossiers de son territoire

 

Aujourd'hui, lundi 21 septembre, lors d'un déjeuner en préfecture de Nanterre consacré au Grenelle de l'Environnement et réunissant des élus du département des Hauts-de-Seine, les éluEs Verts, Catherine CANDELIER, Vincent GAZEILLES, Julien SAGE, ont souhaité interpeller Chantal JOUANNO sur quelques dossiers locaux importants.

 

Ainsi, Catherine CANDELIER, conseillère municipale de Sèvres et vice-présidente du groupe Verts au Conseil Régional d'Ile-de-France, a souhaité demander à Chantal JOUANNO son avis sur le projet de doublement des voiries routières de la RD7 (Sèvres, Meudon, Issy les Moulineaux). Ce projet étant manifestement contraire aux objectifs du Grenelle de réduction de 20% des émissions de GES (gaz à effet de serre) d'ici 2020. Mme JOUANNO a botté en touche en affirmant "ne pas connaître le dossier", qui coûtera pourtant 200 millions d'euros aux contribuables alto-séquanais.

 

Vincent GAZEILLES, conseiller général des Hauts de Seine, a demandé un soutien de l’Etat en faveur des collectivités locales optant immédiatement pour des bâtiments passif « zéro énergie ». Il a proposé que les comités d’entreprise ou les Comité d'Hygiène, Sécurité et Conditions de Travail (CHSCT) soient mandatés pour permettre des évolutions écologies au sein des entreprises. Chantal JOUANNO n’a pas donné suite à ses propositions.

 

Quant à Julien SAGE, adjoint au Maire de Nanterre, les Verts, il a attiré l'attention de la secrétaire d'Etat sur les projets de fusion des deux établissements publics EPAD et EPASA. Ceci illustre la volonté du Gouvernement de reprendre la main sur les politiques d'aménagement en Ile-de-France et à Nanterre en particulier. Pour les Verts, cette fusion est inacceptable car elle est contraire aux principes évoqués dans le Grenelle de l'Environnement sur la concertation locale. Sur cette interpellation, Mme JOUANNO n'a eu pour seule réponse qu'un renvoi au rôle de l'Etat.

 

Pour les Verts des Hauts de Seine, il est grand temps que Mme JOUANNO prenne connaissance des dossiers du département qu'elle semble vouloir représenter pour l'UMP lors des élections régionales de mars prochain.

 

Il est aussi grand temps que les projets non compatibles avec le Grenelle soient stoppés dans les Hauts-de-Seine !

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