Vincent Gazeilles, conseiller général des Hauts-de-Seine (Les Verts)

Tag - ENVIRONNEMENT

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vendredi 13 août 2010

Simplicité volontaire et décroissance, les deux volets d'une même démarche durable

La croissance infinie et la boulimie de consommation n'étant ni durablement viables ni intellectuellement satisfaisantes, le concept de vivre mieux avec moins apparaît comme un modèle vertueux, écologique, socialement et économiquement intéressant.

C'est ainsi qu'au milieu de la propagande pour le toujours plus de tout, a émergé, sous une forme populaire et non religieuse, la démarche de simplicité volontaire, démarche personnelle de consommation réduite, complémentaire et indispensable à l'idée de décroissance collective.

La simplicité volontaire invite à se contenter de peu avec plaisir.

La définition du réseau québécois de simplicité volontaire (RQSV) aborde les point suivants :

  • une façon de vivre qui cherche à être moins dépendante de l’argent et de la vitesse, et moins gourmande des ressources de la planète ;
  • la découverte qu’on peut vivre mieux avec moins ;
  • un processus individualisé pour alléger sa vie de tout ce qui l’encombre ;
  • un recours plus grand à des moyens collectifs et communautaires pour répondre à ses besoins et donc un effort pour le développement d’une plus grande solidarité ;
  • le choix de privilégier l’être plutôt que l’avoir, le « assez » plutôt que le « plus », les relations humaines plutôt que les biens matériels, le temps libéré plutôt que le compte en banque, le partage plutôt que l’accaparement, la communauté plutôt que l’individualisme, la participation citoyenne active plutôt que la consommation marchande passive ;
  • la volonté d’une plus grande équité entre les individus et les peuples dans le respect de la nature et de ses capacités pour les générations à venir ;
  • un courant social important qui, bien au-delà du RQSV, tente de répondre à des problèmes de société de plus en plus pressants (course folle de la vie moderne, endettement excessif, insatisfaction malgré une consommation débridée, épuisement professionnel, gaspillage et épuisement des ressources naturelles, désintégration du tissu social, etc.).


Comme d'autres, je suis convaincu de l'utilité personnelle et collective de cette démarche et j'ai souhaité l'intégrer dans ce site, d'une façon théorique mais aussi via sa mise en œuvre au quotidien.


J'espère susciter de l'intérêt et des échanges fructueux au travers de quelques articles à venir.

mercredi 4 août 2010

La planète est-elle devenue folle ?

En ce jour de début de mois d'août, près de la gare Montparnasse, un vendeur de journaux avait affiché un gros titre d'un quotidien local :

La planète est-elle devenue folle ?

Sécheresse et incendies gigantesques en Russie, Neige au Brésil, Inondations exceptionnelles au Pakistan, la question se pose bel et bien mais la réponse est claire : NON.

Non, la planète n'est pas devenue folle. La planète subit les effets d'une espèce animale dominante qui a réussi, en un peu plus d'une centaine d'année, à dérégler les climats, à extraire la majeure partie des énergies carbonées du coeur de la terre, à empoisonner les sols, l'eau et l'air avec des déchets radioactifs, à polluer les rivières, les fleuves et les océans de produits durablement toxiques, à vider les nappes phréatiques, à supprimer des millions d'hectares de forets anciennes, à faire disparaitre des milliers d'espèces vivantes.

Cette espèce est-elle folle ? Ce n'est pas sûr. Elle semble capable de raison et de réflexion d'avenir. Certains de ses membres plaident pour un ralentissement de ces activités destructrices et auto-destructrices mais ils sont encore trop peu nombreux pour inverser rapidement le cours des évènements. D'autres membres influents ne semblent pas remarquer les problèmes ce qui rassure la plupart des membres.

Pourtant, nul doute que sans une rapide décroissance des nuisances impliquant un rapide changement de comportement de chacun de ses membres, cette espèce est condamnée à subir une catastrophe majeure, violente et douloureuse, un retour en arrière de plusieurs siècles.

samedi 19 juin 2010

Les cyclistes des Hauts-de-Seine interdits de manifestation

  RD920 : Les cyclistes sans voie... sans voix !

La préfecture des Hauts-de-Seine vient d'interdire la manifestation prévue

Samedi 19 juin à 11 h, à l'appel de Antony à vélo et de MDB , les cyclistes devaient manifester sur la RD 920 entre Antony et Bourg-la-Reine pour protester contre le projet de « requalification » en cours d'enquête, projet inacceptable en particulier parce que les cyclistes n’ont pas de voie sur une portion de plus de 2 km.

Aujourd’hui, au motif de notre sécurité, mais surtout parce qu’il ne faut pas gêner « les gens qui vont faire leurs courses en voiture le samedi matin » [sic], la sous-préfecture d’Antony après avoir pris de « nombreux avis » interdit la manifestation.

Le département des Hauts-de-Seine se distingue encore par sa vision rétrograde des déplacements, mais plutôt que d’être sourd aux revendications des cyclistes, il préfère cette fois-ci leur couper… la voix.

Le projet de requalification de l'ex RN 20 entre Massy et Bourg-La-Reine est aujourd'hui en enquête publique préalable à la déclaration de projet.

Soumis en 2009 à la concertation, il avait fait l'objet de plusieurs remarques de la part de cyclistes et d'une contribution importante et étayée de l'association Antony à Vélo, antenne de Mieux se Déplacer à Bicyclette (MDB). Cette contribution demandait que le cycliste soit considéré comme un usager de la route à part entière et qu'une place importante lui soit donnée dans ce projet dont l'objectif affiché par le Conseil général des Hauts-de-Seine est de diminuer les nuisances liées à l'Automobile.

À ce titre le cycliste a besoin de trajets directs pour les vélos et les contraintes liées au manque éventuel d'espace disponible doivent être reportées sur les véhicules motorisés.

En effet, au moment ou les conséquences des transports sur le réchauffement climatique sont démontrées un peu plus chaque jour, c'est à chacun de faire des efforts...

Se déplaçant grâce à leur force musculaire, pour, aller au travail, au collège ou au lycée, pour faire leurs courses ou pour se rendre à leurs lieux de loisir, les cyclistes quotidiens en ne polluant pas, en limitant les encombrements, en ne faisant pas de bruit sont les premiers à fournir cet effort citoyen.

Les principales critiques du projet

Si le Conseil Général communique sur la place donnée au vélo dans cet aménagement, force est de reconnaître, lorsqu'on examine le projet, que cette place n'est pas à la hauteur :

  • Dans Antony tout d'abord où plutôt que de supprimer du stationnement, le Département, en contradiction avec le code de l'Environnement, refuse de poursuivre l'aménagement de la voie pour les cyclistes et leur propose des trajets parallèles qui induisent des allongements de parcours de près de 40 %

  • A Bourg-la-Reine où les vélos sont renvoyés dans les contre-allées et réintroduits sans aménagement particulier dans la circulation générale avant chaque carrefour.

  • Sur le reste du parcours enfin où les pistes créées sur le trottoir sont situées au plus près du stationnement créant ainsi un danger permanent d’ouverture inopinée de portière (les passagers où sont réduites à des largeurs inférieures aux règles techniques.

Au moment où la commission d'enquête d'utilité publique sur l'aménagement de la RD 7 (de Sèvres à Paris) vient de remettre, au même Conseil Général, son avis comportant une seule réserve qui porte sur la mauvaise prise en compte des cyclistes, le département persiste et signe !

Nous demandons à tous les cyclistes et les sympathisants de persister et signer aussi, en allant déposer la contribution de MDB/Antony à vélo dans les registres disponibles dans le cadre de l’enquête publique.

Ne pouvant prévenir tous les manifestants potentiels, les responsables des associations accueilleront les cyclistes demain à 11h (à l'angle de la RD 920 et de la rue Coustou) et leur proposeront de se rendre à la Mairie pour effectuer collectivement cette démarche.

lundi 14 juin 2010

BP, un des bras goudroneux de notre société de gaspillage d'énergie

Je relais ci dessous le communiqué de l'Union internationale de conservation de la nature.

Arrêtons de jouer les apprentis sorciers. Drogués de pétrole, c'est le moment de décider de nous sevrer.

L’UICN appelle à l’arrêt immédiat de l’exploitation du pétrole et du gaz

07 June 2010 | News - Press Release

Suite à la marée noire catastrophique causée par l’explosion de Deepwater Horizon dans le golfe du Mexique, l’UICN (Union internationale de conservation de la nature) appelle à une suspension mondiale de l’exploitation du gaz et du pétrole dans les zones écologiquement sensibles, notamment les sites en eaux profondes et les régions polaires.

Dans une déclaration officielle (1) , l’organe d’exécution de la plus ancienne et de la plus vaste organisation mondiale de conservation de la nature a souligné que la demande croissante d’énergie nous pousse à aller chercher celle-ci dans des environnements toujours plus difficiles, augmentant ainsi le risque de coûteux accidents. Mais la facture est bien trop lourde pour les moyens d’existence des populations et les écosystèmes qui les font vivre.

« Actuellement, nous ne possédons pas la technologie capable de minimiser les risques et les impacts de catastrophes comme celle de la marée noire de Deepwater Horizon » affirme la directrice-générale de l’UICN, Julia Marton-Lefèvre. « Notre compréhension des impacts d’un tel désastre est insuffisante, et c’est pour cela que nous devons mettre un terme à l’exploitation du pétrole et du gaz – pas seulement sur les sites en eaux profondes, mais dans toutes les régions écologiquement sensibles, y compris les régions polaires ».

Selon cette déclaration, signée par Mme Marton-Lefèvre et le Président de l’UICN Ashok Khosla, on peut d’ores et déjà prévoir avec certitude, alors que six semaines se sont écoulées depuis l’explosion, que les dommages écologiques et sociaux de cette marée noire seront encore plus importants que ceux provoqués par le naufrage du Exxon Valdez, en 1989.

Lorsque le pétrole atteindra les côtes, il souillera les prairies côtières et sous-marines qui sont des nourriceries vitales pour les crevettes et qui hébergent une grande quantité d’animaux et de plantes. Environ 90 pour cent des fruits de mer du golfe du Mexique sont produits dans les marais de Louisiane, du Mississippi et d’Alabama. On estime que plus de 130 000 emplois aux États-Unis sont directement menacés par la marée noire. Le coût immédiat pour l’économie de la Louisiane a été estimé à plus de 4 milliards de dollars US mais le coût réel, en incluant la destruction des écosystèmes et des moyens d’existence, sera bien plus élevé. Par ailleurs, d’autres états des Caraïbes, comme le Mexique, Cuba, les Bahamas et même les Bermudes, seront probablement touchés par la marée noire dans les mois à venir.

« C’est aujourd’hui que nous devons commencer notre transition vers les énergies propres du futur. Nous devons intensifier l’investissement dans la recherche et le développement sur les technologies propres et l’efficacité énergétique » insiste Ashok Khosla, Président de l’UICN. « Nos économies doivent de plus en plus réduire leur empreinte carbone. Toutes les solutions énergétiques, même les sources d’énergie entièrement renouvelables, ont des conséquences sur l’environnement, aussi il convient de mettre en œuvre des stratégies énergétiques globales qui prennent activement en compte la biodiversité et les impacts sur les moyens d’existence. »

Nous ne pouvons continuer à fonctionner ainsi. La nature mondiale du problème appelle à une action collaborative entre les pays, l’industrie et la société civile. Nous demandons donc instamment au secteur énergétique de se joindre à nous pour créer de nouvelles formes d’organisation économique et d’avancée technologique, et encourager la mise en œuvre de règlementations nationales plus contraignantes.

 

(1) Déclaration de l’UICN sur la marée noire du golfe du Mexique. 07/06/2010.

lundi 24 mai 2010

Bio cohérence, le nouveau label bio français, plus exigent que la molle norme européenne

  L'union européenne tente de baisser la qualité des produits bio :  choisissons le label Bio cohérence.

Tiré de Novéthic :

Les producteurs bio lancent un nouveau label privé

Un nouveau logo pour les produits issus de l'agriculture biologique française apparaîtra bientôt dans les rayons. Celui de Bio Cohérence, marque lancée le 12 avril dernier, à l'initiative de la Fédération Nationale de l'Agriculture Biologique.

L'idée d'une nouvelle marque française a commencé à germer au sein de la Fédération Nationale de l'Agriculture Biologique (FNAB) en 2007, alors que le cahier des charges du label bio européen était en cours de révision. La Commission a en effet retiré aux États membres le droit de compléter ce cahier des charges européen par des réglementations nationales plus contraignantes, jugeant que celles-ci entravaient les échanges commerciaux sur le territoire communautaire. Dès le 1er janvier 2009, les seuls états membres à s'être dotés de règles nationales supplémentaires, la Belgique, le Danemark, la Norvège et la France (avec son label national AB), ont donc revu a minima les critères d'obtention de leurs labels respectifs. De sorte qu'aujourd'hui, le label français AB et le label de l'agriculture biologique européen sont peu ou prou équivalents.

Mais une large majorité  des producteurs bio français ont refusé l'abandon de leurs spécificités hexagonales. 10 000 producteurs, sur les 15 000 que compte la France, se sont donc regroupés avec d'autres acteurs de la filière (notamment les distributeurs Biocoop et BioMonde et l'association Bioconsom'acteurs), au sein de l'association AlternativeBio2009, créée spécifiquement pour élaborer cette nouvelle marque. Après une année de concertations, les critères sont aujourd'hui arrêtés. Comme l'explique Dominique Técher, viticulteur membre de la FNAB et président de Bio Cohérence (association gestionnaire de la marque), « l'engagement des adhérents, qu'ils soient producteurs, transformateurs ou distributeurs, repose sur trois niveaux. D'abord, le respect du cahier des charges européen, condition sine qua non à l'obtention de la marque. Ensuite, le respect d'un cahier des charges supplémentaire, que nous avons élaboré, et qui reprend l'ancienne réglementation française à laquelle nous avons ajouté quelques points qui nous semblaient incontournables. Enfin, les adhérents s'engagent dans une dynamique de progrès, par la signature d'une charte et la réalisation d'un auto-diagnostic. » Plue value essentielle de Bio Cohérence, le cahier des charges supplémentaire contient une soixantaine de contraintes, dont notamment l'interdiction totale des OGM, l'obligation de convertir l'intégralité de l'exploitation à l'agriculture biologique – même si seulement une part de la production est dédiée à ce marché -, produire au minimum 50% de l'alimentation animale consommée sur l'exploitation et limiter les traitements vétérinaires.

Les pouvoirs publics doublés par les initiatives privées

Le label AB s'apprête donc à accueillir un sérieux concurrent. Si les deux logos ne sont pas incompatibles, le dernier-né garantit néanmoins davantage de qualité, à la fois en termes sociaux et environnementaux. Pour Dominique Técher, l'arrivée d'une nouvelle marque privée (aux côtés, notamment, de Nature et Progrès, ou de Déméter), témoigne d'une évolution culturelle positive : « En France, l'héritage de la centralisation est encore très puissant, de sorte que nous sommes en retard par rapport à certains pays européens, où il existe des marques privées très efficaces. » Effectivement, en Grande Bretagne et en Suisse, 80% à 90% des aliments bio consommés sont estampillés d'une marque privée (respectivement Soil Association et Bourgeon). Et depuis la révision du règlement européen, des initiatives similaires à celle de la FNAB sont à l'œuvre en Belgique et au Danemark.

Répondre à l'offensive de la grande distribution

Mais pour les fondateurs de Bio Cohérence, il ne s'agit pas seulement de préserver la qualité du bio français. Depuis l'entrée de la grande distribution sur le secteur, les marques et logos en tout genre ne cessent de fleurir dans les rayons des grandes surfaces. Surfant sur la vague de la consommation responsable, les géants de la distribution alimentaire commercialisent des produits qui ne respectent pas systématiquement des critères sociaux et environnementaux ambitieux. Pour Dominique Marion, président de la FNAB, « la grande distribution est dans un objectif de massification constante, elle ira donc chercher le bio là où il sera le moins cher. » Une stratégie parfois incompatible avec un niveau de qualité élevé. Bio Cohérence entend donc se positionner comme un repère pour le consommateur, un gage de qualité et de respect de tous les acteurs de la filière. D'ailleurs, les acteurs de la grande distribution ne se sont pas, pour l'heure, montrés intéressés par la démarche de Bio Cohérence, de sorte que la marque devrait d'abord apparaître dans les petits circuits de distribution.

Quant au risque de faire fuir les consommateurs en apposant un énième logo sur les emballages, les fondateurs de Bio Cohérence comptent l'écarter en communicant sur la valeur ajoutée de leur marque. « Il s'agit aussi de savoir vers quelle agriculture biologique nous voulons aller. Ce logo symbolise un acte d'achat réfléchi. »

Anne Farthouat
Mis en ligne le : 13/04/2010
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jeudi 29 avril 2010

Révolution agricole, pour un retour à la sagesse

La manifestation des agriculteurs à Paris avant hier avait quelque chose de pathétique. Ceux-ci, majoritairement des céréaliers soutenus par la FNSEA sont venus dénoncer leur baisse de pouvoir d'achat. Il étaient là pour critiquer les aides publiques qui seraient moins importantes et commenceraient même à aider moins ceux qui polluent le plus. La révolution ! 


Colère de ceux qui participent depuis des années à l'empoisonnement des terres agricoles à coup de pesticides, herbicides, fongicides, intrants chimiques tout en bénéficiant de millions d'aide de la part de de l'union européenne et de la France !
Colère partiellement légitime quand on regarde comment les multinationales de l'agrochimie, les syndicats et les élus qui les servent ont imposé à (presque) tous un modèle agricole productiviste délirant de part le monde pour mener ces ouvriers agricoles à la ruine, voire au suicide.


Mais colère inévitable qu'il faudra dépasser et vite. Malgré un nouveau rapport parlementaire précisant que les pesticides et les OGM ne sont pas dangereux, ce modèle agricole suicidaire mondialisé ne peut que s'effondrer tant les dégâts qu'il produit sont effarants.
Vive l'agriculture bio et la souveraineté alimentaire !
Hier au cinéma de Clamart : "Solutions locales pour un désordre global" de Coline Serreau, que je recommande vivement à celles et ceux - notamment les agriculteurs - qui veulent en savoir plus.

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