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vendredi 26 février 2016

5 milliards d'argent public pour renflouer AREVA. Merci d'exonérer les écologistes.

C'était annoncé par les écologistes depuis longtemps et ça arrive doucement mais sûrement.

  • AREVA n'est plus en mesure de payer pour une technologie complexe, coûteuse et donc sans avenir ;
  • Le groupe va licencier 6000 personnes ;
  • Les réacteurs sont de moins en moins bien entretenus ;
  • Les pertes du groupe nucléaire se chiffrent en milliards ;
  • EDF, complice atomique historique, est sommée de participer au sauvetage d'une industrie dépassée et n'a pas les moyens d'entretenir ses centrales ;
  • Et, puisque cela ne suffit pas, le bon peuple sera amené à payer.

A cet instant, un sentiment de colère et d'injustice me traverse.

J'en veux à ces gouvernements successifs noyautés par un lobby de l'atome si longtemps au dessus de toute analyse critique et si fier de technologie franchouillarde prétentieuse.

J'en veux aussi à ce bon peuple d'électeurs dociles, prenant des vessies nucléaires pour des lanternes et critiquant ces écolos intégristes rétifs au progrès.

La morale voudrait que ces "doux rêveurs écologistes abonnés d'ENERCOOP" soient exemptés de ce nouvel impôt nucléaire. Laissons les nombreux inconditionnels du nucléaire assumer leur choix en payant les frais d'entretien de ces machines infernales.

voir aussi http://www.sortirdunucleaire.org/Comptes-catastrophiques-d-Areva-les-contribuables?origine_sujet=LI201602

dimanche 13 septembre 2015

Alternatiba passe à Clamart

voir ALTERNATIBA

jeudi 6 août 2015

Enfouissement des déchets nucléaires à Bure. Le Conseil constitutionnel bloque le gouvernement socialiste.

Faute de vote à l'assemblée, faute débat public sur ce dossier qui concerne des millions de personnes pour des milliers d'années, c'est le Conseil constitutionnel qui vient de bloquer une disposition de la loi Macron. Celle-ci validait l'enfouissement en grande profondeur des déchets atomiques.

Que les pro-nucléaires se rassurent, le PS ou LR sauront toujours proposer de cacher les déchets radioactifs sous le tapis plutôt que de reconnaitre que l'atome est trop dangereux pour continuer à jouer les apprentis sorciers et les prestidigitateurs.

Que les écologistes prennent le temps de saluer cette sage décision, en attendant une politique énergétique responsable, c'est à dire sans nucléaire et incluant des stockages de déchets de basse profondeur que l'on oublie pas.

voir http://burestop

vendredi 17 avril 2015

EPR DE FLAMANVILLE CHRONIQUE D'UN FIASCO ANNONCÉ


Décidément, l'EPR de Flamanville est en train de devenir le fiasco industriel du siècle ! Prévu à l'origine pour 2012 (son budget a triplé et avoisine les 10 milliards d'euros),il pourrait en réalité ne jamais voir le jour. En effet, sa cuve principale ne serait pas suffisamment fiable pour accueillir le cœur du réacteur ! Une « anomalie très sérieuse » pour l'Autorité de Sureté du Nucléaire (ASN), le gendarme du secteur qui se demande s'il n'est pas opportun d'arrêter le chantier en attendant d'y voir plus clair. Le doute est d’autant plus fort que ce sont des cuves du même type qui ont été installées à Taischan (Chine) et qui étaient construites pour Hinkley Point (Grande Bretagne). C'est donc toute la série des EPR qui est compromise.

Si ce nouveau problème est confirmé, il porterait un coup fatal au développement de cette nouvelle génération de centrales et par là même au secteur nucléaire tout entier. Quel avenir pour un « fleuron industriel » en quasi-faillite qui vend des casseroles percées ? Comment dans un monde post-fukushima, poursuivre dans cette voie alors que le voile se lève enfin sur le vrai coût du nucléaire et sur son impossible sûreté ? Est-ce parce que les chantiers sont littéralement interminables que certains s'amusent encore à parler du nucléaire comme d'une « filière d'avenir » ?

L'avenir est bien au développement des énergies renouvelables. La loi de transition énergétique doit ainsi aller à son terme pour engager un plan de réduction de la consommation d'énergie et de développement de ces énergies d'avenir. Mais au-delà, c’est le monde de l'après nucléaire que nous construisons dès maintenant, et cette transition pourrait bien se transformer en révolution, plus rapidement que prévu.

Emmanuelle Cosse
Secrétaire nationale d’EELV

vendredi 19 décembre 2014

Demi journée de travail au sujet de la précarité énergétique

Petit mot à l'intention des personnes présentes pour cette demi journée de travail au Conseil général.

On pense souvent qu'écologie et action sociale en direction des plus fragiles ne sont pas liées.
C'est bien entendu inexact et ce thème de la précarité énergétique illustre à merveille que faire de l'écologie en réduisant les consommations d'énergie a un impact social positif sur les budgets des familles modestes.
Symétriquement, réduire les dépenses énergétiques superflues est bon pour le pouvoir d'achat individuel mais aussi pour la planète et l'ensemble de ses habitants.

Nous devons donc agir, chacun à sa place, collectivités locales, élus, services, associations, individus, pour aller dans le sens d'une sobriété énergétique heureuse basée sur une réduction des gaspillages et l'usage croissant des énergies renouvelables.

Quels que soient les freins qui subsistent encore dans ce domaine, il est de notre devoir de faire au mieux pour négocier la transition énergétique qui se profile en ne laissant personne souffrir d'un manque d'accès aux fluides et à l'énergie.
Des choix judicieux en matière de matériels et produits basse consommation aux plans d'isolation des bâtiments en passant pas les conseils judicieux des économes de flux ou des conseillères en économie sociale et familiales, il y est essentiel de libérer les idées et les initiatives.

N'économisons pas notre énergie pour construire le monde de demain !
Merci aux initiateurs (ADEME, IDEMU, Croix Rouge, Conseil général), merci aux acteurs présents ce jour et bonne réunion.

Vincent Gazeilles

samedi 18 octobre 2014

Intervention concernant le rapport de développement durable

17 oct 2014. Vincent Gazeilles, conseiller général des Hauts-de-Seine (Europe Écologie Les Verts)

Comme chaque année, ce rapport sur le développement durable est l'occasion pour moi de dire combien cette problématique est ignorée du département dès lors que de véritables évolutions de fond sont nécessaires.
En matière de haute communication environnementale, là où l'effort à porter est inexistant ou faible c'est parfait ! En matière d'évolution concrète pour réduire notre empreinte écologique départementale, c'est, comme chaque année, la même désillusion.

Quelques exemples :

Vous mettez en avant le véhicule électrique comme action exemplaire. C'est une tromperie pour décideurs productivistes, le bilan environnemental de ce système est catastrophique, et bien sûr jamais évoqué.

Vous comptabilisez vos consommations en énergie finale et non en énergie primaire, ce qui est intellectuellement malhonnête et minimise artificiellement ces consommations.

Un plan départemental d'isolation des bâtiments n'est toujours pas à l'ordre du jour, il serait pourtant créateur d'emplois non délocalisables.

Vous avez intégré le bâtiment du pôle universitaire Léonard de Vinci dans notre patrimoine sans engager aucune évolution du poste énergie alors que ce bâtiment nous coûte à lui seul 10 % de la facture totale. J'avais plaidé pour des alternatives au moment de cette décision et vous n'avez rien fait.

Vous n'utilisez toujours pas plus d'un tiers de papier recyclé et les encres écologiques ne sont toujours pas généralisées.

Vous avez refusé le projet d'un réseau départemental de ressourceries-recycleries malgré un soutien du préfet de l'époque dans le cadre de l'économie sociale et solidaire.

Vous soutenez des élargissements de voirie routière qui font augmenter le trafic routier alors que celui-ci génère pollution de l'air et maladies respiratoires au plan local et gaz à effet de serre au plan global.

Il n'y a toujours pas de prise en compte d'un réseau cyclable départemental cohérent. Vos aménagements routiers sont systématiquement oublieux des circulations cyclables ou piétonnes dès lors que l'automobile est pénalisée. Vous préférez transformer les voiries départementales en parking géant plutot que de mettre en place des bandes cyclables. Rien d'étonnant pour des élus qui ne se déplacent qu'en voiture avec chauffeur et n'ont jamais vu un pass Navigo.

Vous soutenez le développement des tramways, ce qui est positif, tout en refusant les nombreuses possibilités de bus en site propre, pourtant bien moins coûteuses et qui permettrait de mailler rapidement le département en transports en commun efficaces.

Je salue, comme chaque année, la bonne gestion des parcs et jardins mais ne peux m'empêcher de relever la destruction programmée de 5 ha de forêts pour cause de spéculation immobilière dans le cadre du projet de tramway Antony Clamart. Les arbres ne votent pas, hélas, pourtant, nous avons besoin d'eux.

Je dénonce le manque d'ambition en matière d'alimentation biologique dans les collèges alors que cette filière est profitable tant pour la santé des élèves que pour l'environnement (sol, nappes d'eau, air), et par ailleurs créatrices d'emplois en quantité bien supérieure à l'agriculture polluante agrochimique.

Vous refusez la généralisation des écobilans pour l'ensemble des achats et opérations du conseil général (bilan carbone, biodiversité, génération de déchets nucléaires, analyse de l'énergie grise, etc.). Or cette analyse est indispensable pour prendre conscience des bons choix et options à opérer. Idem pour les tableaux de bord nécessaires mais hélas absents.

Les incitations à l'efficacité énergétique chez les bailleurs sociaux ne sont toujours pas indexées sur les performances attendues, ce qui freine fortement les ambitions.

La gestion des eaux pluviales à la parcelle est largement négligée, malgré des intentions de façade excellentes. Elle est même totalement niée dans le cadre, par exemple, du projet de réservoir géant d'eaux usées à Issy-les-Moulineaux qui nous coûtera 30M€. Ici encore, une gestion différente de ce dossier pourrait créer de nombreux emplois et permettre des économies substantielles d'eau potable.

Enfin, à l'exception notable de l'Arménie, les projets internationaux favorisant la souveraineté alimentaire sont moyennement soutenus, loin de ce qui avait été annoncé.

J'interromps cette liste incomplète. Le Conseil général n'est nullement exemplaire en matière de développement soutenable, fort logiquement puisque son Président, comme ses prédécesseurs, s'en moque. Il en va de même hélas pour le gouvernement actuel et les précédents ce qui est encore plus grave.

Vous avez prétendu l'autre jour Monsieur le Président, que l'écologie était un paganisme moderne ! Voici une nouvelle preuve de votre incompréhension totale du sujet et des enjeux. Quitte à entrer dans un débat philosophique voire anthropologique, je vous répondrai volontiers que placer l'homme au-dessus de la nature comme le fait cette civilisation dite moderne, est la meilleure façon de l'anéantir rapidement. Les peuples « premiers » étaient plus sages que ceux qui interprètent religieusement «  emplissez la terre et la soumettez-la  » comme un droit au pillage de la planète.
En tant que président d'une collectivité ayant pourtant largement les moyens d'agir dans le bon sens, votre insouciance concernant ces sujets vous rend responsable et coupable.
Au nom des personnes souffrant déjà des effets du dérèglement climatique et au nom des générations futures, je ne vous remercie pas et je n'approuverai pas ce rapport.

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