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mardi 15 octobre 2013

Demande de suite concernant l'attitude de la police vis à vis d'un contôleur du travail

vendredi 13 septembre 2013

L’écologie, une nouvelle prospérité. Pascal Canfin, ministre.

Dans Libération, réponse de Pascal Canfin, ministre écologiste au développement suite à une plaidoirie anti-écolo. Peu importe celle-ci d'ailleurs, la réponse est, elle, lumineuse.

12 septembre 2013.   L’écologie, une nouvelle prospérité

PAR PASCAL CANFIN MINISTRE CHARGÉ DU DÉVELOPPEMENT (EUROPE ÉCOLOGIE - LES VERTS)

Il était bien sûr possible de laisser sans réponse la nouvelle charge de Pascal Bruckner contre l’écologie (1). Après tout, la pertinence de l’analyse de celui qui a soutenu la guerre de George W. Bush en Irak, fondé une revue proche des thèses des néoconservateurs américains et soutenu Nicolas Sarkozy est relative.

Mais, bien au-delà de son auteur, cette tribune s’inscrit dans une offensive idéologique qui cible l’écologie. J’ai jugé qu’il était de ma responsabilité de ne pas la laisser passer.

Cette offensive se fonde en premier lieu sur une remise en cause des données scientifiques en matière environnementale. Les écologistes noirciraient le tableau. Cette ligne de communication n’est pas nouvelle.
Elle est suivie méthodiquement par les lobbys industriels quels que soient les sujets.

Les groupes qui nient aujourd’hui le réchauffement climatique utilisent les mêmes arguments que ceux qui niaient hier le caractère cancérigène de la cigarette, de l’amiante, des particules diesel… Ce sont eux qui sont dans la négation des résultats scientifiques. En matière de santé publique,
comme de lutte contre le changement climatique, les écologistes ne demandent qu’une chose : que les analyses des scientifiques soient enfin entendues. Il y a donc une contradiction absolue, qui ne semble pas émouvoir notre philosophe, à faire l’éloge de la science… tout en jetant aux oubliettes les conclusions des scientifiques.

Le second argument réside dans le fait que les écologistes seraient, par nature, opposés à tout progrès. Sans doute Pascal Bruckner n’a jamais entendu parler de la vache folle, de l’amiante, de Tchernobyl, de
Fukushima, de l’augmentation du nombre de cancers liés aux pesticides, chez les agriculteurs notamment… Ni lu Rabelais pour qui, déjà, «science sans conscience n’est que ruine de l’âme». L’obscurantisme est bien du côté de ceux qui croient aveuglément que toute invention est bonne. Et la raison du côté de ceux qui veulent des innovations utiles. Car l’écologie appelle bien une nouvelle révolution qui porte en elle des myriades d’innovations qui demandent de l’intelligence et de la science.

L’écologie serait aussi une nouvelle austérité destinée à nous appauvrir.
C’est au contraire la condition de notre prospérité future. Toutes les études scientifiques - oui scientifiques ! - montrent que le rythme des catastrophes naturelles s’est accéléré, contrairement à ce que dit Bruckner. Et que ces catastrophes deviennent de plus en plus coûteuses. Il va de soi que ce coût supplémentaire pèsera sur notre richesse et que la meilleure façon d’en réduire l’impact négatif est justement de mener des politiques écologiques.

Par ailleurs, la France importe pour près de 70 milliards d’euros d’énergies fossiles contre 20 milliards il y a dix ans. Ce sont ainsi 50 milliards d’euros en plus qui fuient la France, constituant une véritable saignée sur notre économie. La meilleure façon de garder cet argent à la maison, c’est bien de réduire notre consommation d’énergie grâce à des politiques d’investissements verts.

Au fond Pascal Bruckner rêve du monde d’hier, du monde de sa jeunesse perdue, des années 70. Un rêve fait d’autoroutes et de Concorde, un monde où l’énergie fossile était aussi inépuisable que bon marché. Cette idée de progrès est morte, non pas du fait des écologistes, mais parce qu’elle s’est heurtée, d’une part à la réalité des limites physiques de notre planète, et d’autre part aux nouvelles aspirations de la société.

La société française du XXIe siècle n’est plus celle des années 70 qui acceptait les 3 000 morts annuels de l’amiante ; la société française du XXIe siècle n’est plus prête à sacrifier ses paysages et son environnement pour exploiter des ressources fossiles incertaines. Le progrès aujourd’hui n’est pas dans le toujours plus mais dans le vivre-mieux partagé.

En ce sens, l’écologie est porteuse d’une nouvelle prospérité fondée sur des inégalités réduites au sein de nos sociétés mais aussi entre pays du Nord et du Sud. L’écologie est donc bien le contraire du prétendu
néocolonialisme dénoncé par notre grand philosophe. Sans doute n’a-t-il pas lu les dernières études de la Banque mondiale, repère bien connu d’écologistes radicaux, qui démontrent que la plus grande menace sur la sécurité alimentaire et sur la mortalité des enfants dans les pays pauvres, c’est le changement climatique. Lutter vraiment contre le changement climatique est donc le plus grand service que nous puissions rendre au 1,3 milliard d’êtres humains qui vivent avec moins de 1 euro par jour.

Mais finalement, Pascal Bruckner croit-il lui-même à ses propres caricatures ? Car il ne manque pas de rappeler, au détour d’une phrase : «Qu’il faille s’acheminer vers un développement compatible avec le respect de l’environnement, tout le monde est d’accord là-dessus !» A la bonne heure ! Alors, M. Bruckner, arrêtez de vous faire peur, arrêtez de chercher à nous faire peur avec des arguments qui n’en sont pas, et venez travailler avec nous à un monde meilleur, celui que nous voulons transmettre à nos
enfants. Vous proposer de nous rejoindre après tant de propos qui dénoncent notre sectarisme est bien la meilleure preuve de notre ouverture d’esprit !

(1) «Libé» du 6 septembre et Libération.fr

mardi 23 juillet 2013

Les riches toujours plus riches en France

Tandis que le nombre de personnes sous le seuil de pauvreté ne cesse d'augmenter, le magazine Challenges nous apprend que les 500 plus riches sont encore plus riches qu'il y a un an.

Merci de nous confirmer que le changement, ce n'est pas maintenant. Une société dont les écart de richesse entre les personnes s'accroissent devient inévitablement une société violente.

extrait de libération :

Les 500 premières fortunes de France ne connaissent pas la crise et ont même vu leur richesse globale augmenter de près d’un quart en un an, rapporte l’hebdomadaire Challenge à paraître jeudi.

Son montant s’établit à 330 milliards d’euros et n’a jamais été aussi élevé depuis 1996, année où Challenge a lancé le classement des «500».

Il a quadruplé en une décennie et représente 16% du produit intérieur brut du pays. Il compte aussi pour 10% du patrimoine financier des Français, «soit un dixième de la richesse entre les mains d’un 100 millième de la population», affirme Challenge.

Ce groupe de 500 compte 55 milliardaires, 10 de plus que l’année dernière, précise l’hebdomadaire.

Les dix premiers du classement ont vu leur fortune croître de 30 milliards en douze mois, à 135 milliards (40% du total).

En tête de liste, Bernard Arnault PDG de LVMH, affiche une fortune de 24,3 milliards d’euros, en hausse de 3,1 milliards. Il est suivi de l’héritière de l’Oréal, Liliane Bettencourt, avec une fortune de 23,2 milliards, qui a fait un bond de 7,9 milliards. Gérard Mulliez, du groupe de distribution Auchan, arrive non loin derrière avec 19 milliards (+ 1 milliard), suivi de Bertrand Puech (Hermès)dont la richesse s’est maintenue à 17,4 milliards.

Les suivants sont Serge Dassault, du groupe industriel Marcel Dassault (12,8 milliards d’euros), François Pinault (Kering, 11 milliards), Vincent Bolloré (Bolloré, 8 milliards), le «roi de la bière et du vin» Pierre Castel (7 milliards) , qui fait cette année son entrée dans le Top-10, Alain Wertheimer de Chanel (7 milliards), lui aussi nouveau membre du club des 10.

Enfin le dernier du Top-10 est le fondateur de l’opérateur Free, Xavier Niel, entré dans le classement des 500 plus grandes fortunes de France en 2003 avec 80 millions d’euros et qui pèse actuellement plus de 70 fois plus (5,9 milliards).

samedi 22 juin 2013

La cité musicale de l'Ile Seguin engloutira plus d'un demi milliard d'euros d'argent public

Séance publique du 21 juin 2013, intervention de Vincent Gazeilles

Monsieur le Président, chers collègues, ce projet de cité musicale d'excellence sur l'île Seguin tourne véritablement à la caricature.

Caricature sur l'utilité du projet
Charles Pasqua avait fait sa fac, nous venons d'en parler et, comme tout élu fier de lui et soucieux de laisser sa trace de béton dans le paysage après son passage, vous voilà, Monsieur le Président, réalisant cette cité musicale départementale d'excellence qui ne profitera qu'à une minorité.
Dans le même temps, comme je l'avais annoncé, la baisse des subventions socle aux conservatoires municipaux continue. Centralisation élitiste ou décentralisation de la culture accessible à tous, vous avez choisi !
De même, alors que les services sociaux du conseil général sont à présent dans des situations de tensions parfois extrêmes -- je pense aux circonscriptions de la vie sociale ou aux centres de protection maternelle et infantile –, ces millions d'euros pour ce projet sont d'autant plus injustifiés. Pourquoi ?
Une frustration ne n'avoir jamais été ministre de la culture ? Une façon très originale de recentrer le conseil général sur ses compétences comme vous aimez à le rappeler ? Je cherche encore.

Une caricature en matière de concertation.
Lancée alors que tout était bouclé, cette soi-disant concertation fut bien cadrée : pas question de remettre en cause
-- ni l'opportunité du projet
-- ni les modalités choisies (le partenariat public-privé)
– ni le projet architectural déjà déterminé
Bref, une concertation essentielle sur la couleur des poignées de portes et le nombre de pots de fleurs dans le hall d'entrée ! J'ai noté avec amusement que le site Internet dédié avait reçu des visites d'un temps moyen de 2 minutes et 20 secondes, ce qui atteste, nous dit le rapport, d'une très grande attention des visiteurs au contenu. Sans commentaire !
Entre les cyber visites (1600) et les quelques participants aux réunions publiques pour cet équipement départemental (250 personnes), nous voilà rassurés sur le volet gouvernance. Certes, il faut savoir se satisfaire de peu mais là, c'est le summum et je n'approuverai évidemment pas cette concertation bidon !

Un projet caricatural concernant le volet environnemental
Du béton, du béton, du bitume et 1800 places de stationnement. En pleine phase de transition énergétique, vous êtes ici Monsieur le président, à la hauteur de votre réputation ! Bouygues s'occupe de tout et après-vous le déluge.
À titre d'illustration, le volet autre qualité environnemental dans la notation des candidats pèse 3,5 %

Enfin, une caricature financière appuyée sur un partenariat public-privé censé être intéressant pour la collectivité départementale alors que tant de rapports attestent du contraire.
Ce projet nous coûtera 18 millions d'euros par an pendant 30 ans ! 540 M€ HT ! 641M€ TTC

Ainsi, sans que cela ait été validé par une réelle concertation des populations des Hauts-de-Seine, en pleine période de crise économique et alors que tant de nos concitoyens attendent un soutien social du département, vous engagez, chers collègues de l'UMP, plus d'un demi milliard d'euros pour un projet aussi coûteux que superflu.

Ce choix est inacceptable. J'appelle bien entendu l'ensemble des élus à le refuser.

jeudi 20 juin 2013

Cité musicale de l'île Seguin: un projet caricatural et dispendieux !

Le conseil général des Hauts-de-Seine délibérera demain sur la convention de construction d'une cité musicale sur la pointe aval de l'Ile Seguin.

Vincent Gazeilles, conseiller général écologiste des Hauts-de-Seine, votera contre cette délibération et il appelle l'ensemble de ses collègues à faire de même.

Il fonde son refus sur les quatre raisons suivantes:

1- Parodie de la concertation menée. Il ne s'agit pas d'une concertation mais d'une campagne d'information. En effet, il est indiqué dans le rapport bilan de la concertation qu'il n'était pas question de remettre en cause ni l'opportunité du projet, ni le type de d'accord de construction choisi (le partenariat public-privé) ou même le projet architectural déjà déterminé.
Il est également noté que le site Internet dédié a reçu des visites d'un temps moyen de 2 minutes et 20 secondes, ce qui atteste, nous dit le rapport, « d'une très grande attention des visiteurs au contenu »! Ce même site a reçu 1.600 cybervisites alors que la population globale des Hauts-de-Seine s’élève à 1,5 millions d'habitants.

2- Absence d'intérêt général pour les Hauts-de-Seine. Ce projet d'une cité musicale vise l'excellence afin d'aider au développement de la culture musicale. Mais développer la culture musicale à destination d'un grand nombre de personnes passe par l'aide aux conservatoires municipaux. Or, le Conseil général diminue les subventions qui leur sont allouées. Ici, n'est donc visé que l'intérêt particulier d'un certain nombre de mélomane.

3- Coût exorbitant de cette cité musicale. La convention de partenariat public privé repose sur un coût de 18 millions d'euros hors taxes par an pendant 30 ans soit un coût total de 540 millions d'euros. Or dans le même temps, le conseil général procède à des restrictions budgétaires en diminuant les budgets alloués aux services sociaux du département dont ceux de la protection maternelle et infantile ou encore ceux des circonscriptions de la vie sociale. Or, l'action sociale est l'une des compétences principales d'un Conseil général et non le développement de la culture musicale.

4- Mépris du respect de l'environnement. L'aspect environnemental du projet n'a pesé que 3,5% dans le choix du partenaire privé de la convention de partenariat public privé. Il est alors possible de comprendre le choix d'utiliser du béton à tout va pour construire le bâtiment de la cité musicale. Egalement, l'objectif fixé de 1.800 places de parking démontre qu'en cette période de transition énergétique il est privilégié la voiture individuelle aux transports en commun.

L'ensemble de ces remarques démontre l'aspect caricatural de ce projet. A l'instar de Charles Pasqua qui avait créé sa faculté privée au nom des Hauts-de-Seine, l'actuel président du conseil général veut laisser sa trace dans l'histoire du département en créant une cité musicale. Le partenaire privé, un consortium ayant à sa tête la société Bouygues, s'occupe donc de tout. Mais en réalité, ce seront les générations futures qui devront gérer cette structure et en supporter son coût.

vendredi 7 juin 2013

Décès d'un jeune militant anti-fachiste, frappé par des skin-heads

Comme tant d'autres, je souhaite dire mon émotion devant cette mort terrible. Le décès d'un jeune de 18 ans pour des différences d'approches politiques en dit long sur l'état de notre société.

Obnubilés par la quête stérile de la croissance et de la compétition, nos gouvernements sont désarmés intellectuellement pour imaginer le monde d'après. Angoisse du futur et inégalités croissantes entraînent inévitablement replis identitaire, rejet de l'autre, violences et guerre.
Dans un monde fini, seul un modèle collaboratif, écologique et plus égalitaire peut nous sortir de cette impasse. Pourrons-nous le comprendre collectivement ? Rien n'est moins sûr.

Complément : un des agresseurs est mis en examen ce samedi pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans l’intention de la donner. «le décès n’est pas dû à un hématome qui aurait été causé par la chute par terre mais aux traumatismes crano-faciaux occasionnés par les coups de poing portés à la victime».

Manque de neurones et poings américains... Luttons contre le fascisme.

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