- Baisse des ventes de voitures neuves,
- baisse des ventes d'engrais chimiques
devenus trop chers
- baisse des ventes de vêtements
- baisse des ventes de téléviseurs
- baisse du prix des logements.
Dans une logique productiviste et
financière, ces informations sont une catastrophe.
En chaussant d'autres lunettes que
celle des économistes du PIB et du CAC40, ce ralentissement de
l'économie mondiale est une excellente nouvelle pour qui s'intéresse
à un développement durable.
La crise actuelle offre une occasion de
remettre à plat notre modèle économique.
- Réparer plutôt que jeter,
- consommer et utiliser des produits naturels plutôt que chimiques,
- limiter ses achats au nécessaire, et apprécier de la faire !
- partager les richesses en limitant le revenu maximum à 6 SMIC.
- passer à la semaine de 32h pour tous
- instaurer un revenu d'existence pour que chacun puisse vivre dignement,
- préserver les ressources naturelles.
Voilà un autre modèle abordable et
durable.
Reste à convaincre ceux qui n'y ont
jamais réfléchi à l'intérêt de changer de cap.
Lorsque j'entends les pêcheurs refuser
les aides financières et militer pour l'augmentation des quotas de
pêche en contestant l'ensemble des rapports scientifique sur l'état
des ressources de poissons, je m'inquiète.
Lorsque je vois la FNSEA, principal
syndicat agricole productiviste, pro chimie et pro-OGM, réussir à
maintenir la majorité des aides agricoles en direction des riches
producteurs céréaliers alors que tant de petites exploitations
paysannes souffre quotidiennement, je m'inquiète.
La lenteur de l'évolution des
mentalités est, cette fois, handicapante pour l'avenir de notre
société. Entre ceux qui n'ont pas encore compris les problèmes,
entrevus les solutions, et ceux qui s'accrochent à leurs privilèges,
souhaitons qu'une majorité comprenne l'intérêt d'une évolution
rapide.
La crise actuelle est la fin mécanique
du modèle du siècle passé. Elle est une chance pour réfléchir et
lancer une transformation écologique de l'économie.
Ne gâchons pas cette occasion.
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