Vincent Gazeilles, conseiller général des Hauts-de-Seine (Les Verts)

Tag - DECROISSANCE

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mardi 24 août 2010

Drogués à la consommation, réagissons ! Suite de la série sur la simplicité volontaire.


En cherchant sur Internet le compte rendu d'un atelier des universités d'été des Verts-Europe Écologie animé par Patrick Viveret, je suis tombé sur un petit bijou de pédagogie concernant les ravages de ce modèle économique dont les productivistes nous disent tant de bien...
Je vous le conseille vivement à la place d'une soirée télé ou d'une matinée shopping. C'est ICI (attention 1h30).

En bien plus court, une intervention de Pierre Rabhi ICI

Ecolo, oui, mais bien plus encore....

Face à la surconsommation intenable des ressources naturelles mondiales, la démarche individuelle de « simplicité volontaire » ou de « sobriété heureuse » est une réponse écologique personnelle concrète et indispensable pour préserver la planète.
Mais c'est bien plus encore. Se contenter de besoins de base, refuser la richesse et l'excès de matérialisme aliénant est une vraie libération de l'esprit. Tel Diogène ou d'autres courants philosophiques et religieux, il nous faut prendre conscience que la course à la possession est une véritable prison intellectuelle qui nous contraint à travailler sans relâche, à accaparer trop alors que d'autres ont trop peu, à oublier de relever la tête pour profiter des bonheurs simples de la vie.

Nous sommes drogués de consommation par une publicité mensongère au service de dealers de produits inutiles. A défaut de se sevrer rapidement, soyons en déjà conscients.

vendredi 13 août 2010

Simplicité volontaire et décroissance, les deux volets d'une même démarche durable

La croissance infinie et la boulimie de consommation n'étant ni durablement viables ni intellectuellement satisfaisantes, le concept de vivre mieux avec moins apparaît comme un modèle vertueux, écologique, socialement et économiquement intéressant.

C'est ainsi qu'au milieu de la propagande pour le toujours plus de tout, a émergé, sous une forme populaire et non religieuse, la démarche de simplicité volontaire, démarche personnelle de consommation réduite, complémentaire et indispensable à l'idée de décroissance collective.

La simplicité volontaire invite à se contenter de peu avec plaisir.

La définition du réseau québécois de simplicité volontaire (RQSV) aborde les point suivants :

  • une façon de vivre qui cherche à être moins dépendante de l’argent et de la vitesse, et moins gourmande des ressources de la planète ;
  • la découverte qu’on peut vivre mieux avec moins ;
  • un processus individualisé pour alléger sa vie de tout ce qui l’encombre ;
  • un recours plus grand à des moyens collectifs et communautaires pour répondre à ses besoins et donc un effort pour le développement d’une plus grande solidarité ;
  • le choix de privilégier l’être plutôt que l’avoir, le « assez » plutôt que le « plus », les relations humaines plutôt que les biens matériels, le temps libéré plutôt que le compte en banque, le partage plutôt que l’accaparement, la communauté plutôt que l’individualisme, la participation citoyenne active plutôt que la consommation marchande passive ;
  • la volonté d’une plus grande équité entre les individus et les peuples dans le respect de la nature et de ses capacités pour les générations à venir ;
  • un courant social important qui, bien au-delà du RQSV, tente de répondre à des problèmes de société de plus en plus pressants (course folle de la vie moderne, endettement excessif, insatisfaction malgré une consommation débridée, épuisement professionnel, gaspillage et épuisement des ressources naturelles, désintégration du tissu social, etc.).


Comme d'autres, je suis convaincu de l'utilité personnelle et collective de cette démarche et j'ai souhaité l'intégrer dans ce site, d'une façon théorique mais aussi via sa mise en œuvre au quotidien.


J'espère susciter de l'intérêt et des échanges fructueux au travers de quelques articles à venir.

mercredi 4 août 2010

La planète est-elle devenue folle ?

En ce jour de début de mois d'août, près de la gare Montparnasse, un vendeur de journaux avait affiché un gros titre d'un quotidien local :

La planète est-elle devenue folle ?

Sécheresse et incendies gigantesques en Russie, Neige au Brésil, Inondations exceptionnelles au Pakistan, la question se pose bel et bien mais la réponse est claire : NON.

Non, la planète n'est pas devenue folle. La planète subit les effets d'une espèce animale dominante qui a réussi, en un peu plus d'une centaine d'année, à dérégler les climats, à extraire la majeure partie des énergies carbonées du coeur de la terre, à empoisonner les sols, l'eau et l'air avec des déchets radioactifs, à polluer les rivières, les fleuves et les océans de produits durablement toxiques, à vider les nappes phréatiques, à supprimer des millions d'hectares de forets anciennes, à faire disparaitre des milliers d'espèces vivantes.

Cette espèce est-elle folle ? Ce n'est pas sûr. Elle semble capable de raison et de réflexion d'avenir. Certains de ses membres plaident pour un ralentissement de ces activités destructrices et auto-destructrices mais ils sont encore trop peu nombreux pour inverser rapidement le cours des évènements. D'autres membres influents ne semblent pas remarquer les problèmes ce qui rassure la plupart des membres.

Pourtant, nul doute que sans une rapide décroissance des nuisances impliquant un rapide changement de comportement de chacun de ses membres, cette espèce est condamnée à subir une catastrophe majeure, violente et douloureuse, un retour en arrière de plusieurs siècles.

jeudi 12 novembre 2009

H1N1, vaccin à la carotte.

J'ai reçu un communiqué de presse de l'association végétarienne de France en ce jour de vaccination anti H1N1.

Quel rapport ?

Grippe aviaire, grippe porcine. La prévention c'est la vaccination, nous dit-on.


Ce que n'a pas dit notre bonne ministre de la santé, ce sont les ravages de l'élevage intensif sur la planète et pour ses habitants :

  • Mauvaise pour nos artères ;
  • Ignorante du respect de la vie animale ;
  • Destructrice de forêts anciennes et de ressources agricoles ici et à l'autre bout du monde où la production de bêtes à viandes pour les pays riches va jusqu'à empêcher la production de céréales pour les populations locales ;
  • Génératrice de CO2 et de monceaux d'algues vertes ;
  • Consommatrice d'eau en grande quantité ;
  • Empoisonneuse des eaux de source par les lisiers.


L'industrie de masse de la viande dopée par une consommation excessive engendre aussi assurément la prolifération des virus.

Tant dans une logique de décroissance et de développement supportable que de santé publique, il nous faut nous interroger sur nos modes de consommation et de production.

Oui, on peut vivre en très bonne santé en supprimant ou en réduisant sa consommation de viande. C'est souhaitable et c'est possible.

Et aux grincheux ou aux mâles viriles adeptes du steack quotidien qui craindraient de perdre de leur superbe, je renvoie vers cet article qui laisserait à penser que les végétariens ont une vie sexuelle plus épanouie !

mercredi 4 avril 2007

574,8 km/h...

Ainsi donc le TGV a battu le record du monde de vitesse.

Alors, heureux ? Fier de cette prouesse technologique tricolore ?

C'est sûr, tout le budget investi par cette énorme entreprise ne sera pas déployé pour remettre à flot les lignes SNCF secondaires. Évidemment, ce record et cette débauche de moyens pour le programme TGV ne servira à rien pour développer des liaisons ferrées de marchandises.

C'est clair, le coût énergétique, écologique et financier de l'exploitation de ces lignes à très grande vitesse augmentera encore ainsi que le prix des billets et l'accès au transport pour les moins fortunés.

Mais enfin, l'identité technologique française est de retour et l'essentiel est affiché : aller toujours plus vite et profiter du bonheur de faire Paris Strasbourg en 1h40 à 300 km/h de moyenne au lieu de 2h30 à 200km/h. Gagner 50 minutes et être les champions du monde ne me semble pas être une fin en soi, loin de là. Oui, il faut développer le train et les technologies ferroviaires efficaces pour des raisons sociales et écologiques évidentes.

Pour autant, je considère que le "toujours plus vite" est une démarche élitiste et polluante qui va à contre-courant d'un développement global raisonnable et durable. Qu'on se rassure, l'écologie n'est pas de critiquer toutes les performances technologiques mais plutôt de fixer des priorités raisonnables pour permettre à chacun de profiter d'un monde durable.

Ici encore, on en est bien loin