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samedi 28 novembre 2015

Même pas COP !

Alors nous y sommes. La réunion mondiale sur le changement climatique s'engage avec presque tous les pays du monde, sous le haut parrainage de :

- BNP Paribas, la banque aux innombrables paradis fiscaux qui finance les centrales à charbon ;
- BMW, toujours en pointe dans les petites voitures basse consommation ;
- Coca-Cola, dont les boissons et les forages massifs polluent et épuisent les nappes phréatiques dans le monde entier ;
- Dow Chemical, géant mondial des OGM et de l'agrochimie polluante dont la filiale Union Carbide est responsable de milliers de morts à Bhopal et de blessés jamais indemnisés.

Il y a fort à parier que rien d'ambitieux ne sortira de ces discussions. Et encore moins après les attentats de Paris et l'interdiction de manifester pour un avenir climatique différent.

Ce que préparent ces multinationales avides de profits et les politiciens cyniques qui les soutiennent religieusement au nom de la sainte croissance n'est pas un avenir radieux.

Les risques sont connus, mais comme le disait le philosophe Slavoj Zizek, il semble plus facile d’imaginer la fin du monde que celle du capitalisme, un capitalisme devenu destructeur qui embarque avec lui des populations ignorantes ou égoïstes.

Les solutions, elles aussi, aussi sont connues :
- limiter drastiquement les transports routiers et aériens, soutenir les transports en commun et les circulations douces ;
- développer une agriculture à échelle humaine, sans engrais chimique ni pesticide issu de la pétrochimie ;
- lancer, dans chaque pays, un plan d'isolation des bâtiments au profit des éco-matériaux et de l'emploi local ;
- passer des produits trop rapidement jetables aux produits durables, réparables et réellement recyclables ;
- taxer les emballages et renoncer au plastique ;
- arrêter le gaspillage financier pour le nucléaire et développer massivement les énergies renouvelable.

Là où il y a une volonté, il y a un chemin dit-on. Mais la volonté ici dépend de la conscience, de la réflexion de long terme et de l'éthique à l'échelle planétaire.

De quoi rester très moyennement optimiste en pensant à Théodore Monod : "et si l'aventure humaine devait échouer"...

Faisons en sorte, dans nos choix de vie, de consommation, de vote, de réagir à temps.

mercredi 15 octobre 2014

La pollution écologique du trio Hollande Valls Royale

Pradumba

lundi 31 mars 2014

Claque pour le PS, et après ?

Grosse claque électorale contre le parti socialiste lors de ces élections municipales 2014.

Et après ?

Un remaniement annonce t-on, changer les ministres, ça ne mange pas de pain.

Oui, mais après ? Un changement de cap ? L'arrêt du copinage avec le Medef ? Une prise de conscience que la croissance ne viendra plus malgré les incantations ? Le partage et la réduction du temps de travail pour travailler tous et vivre mieux ? La taxation des plus riches et des produits les plus polluants ?  Le soutien à l'économie sociale, écologique et solidaire plutôt qu'aux multinationales ?

Non semble t-il. Un ministre PS déclarait hier que le cap ne serait pas modifié. Quand la pensée politique défaille.

lundi 27 janvier 2014

Soyons tous profs de ski

Entendu ce soir que les députés allaient mettre en place un dispositif législatif permettant de réduire l'activité des professeurs de ski les plus âgés afin de permettre aux jeunes de trouver un emploi.
Mais quelle idée géniale ! Partager le temps de travail pour que chacun en ait un !

Une seule question évidemment, puisque nous ne sommes pas tous les rois de la godille : le parti socialiste élargira t-il cette mesure aux accordeurs de violes de gambe ou ira t-il plus loin ?

Voir aussi Hollande, sans réduction massive du temps de travail, tu n'y arriveras pas !

vendredi 13 septembre 2013

L’écologie, une nouvelle prospérité. Pascal Canfin, ministre.

Dans Libération, réponse de Pascal Canfin, ministre écologiste au développement suite à une plaidoirie anti-écolo. Peu importe celle-ci d'ailleurs, la réponse est, elle, lumineuse.

12 septembre 2013.   L’écologie, une nouvelle prospérité

PAR PASCAL CANFIN MINISTRE CHARGÉ DU DÉVELOPPEMENT (EUROPE ÉCOLOGIE - LES VERTS)

Il était bien sûr possible de laisser sans réponse la nouvelle charge de Pascal Bruckner contre l’écologie (1). Après tout, la pertinence de l’analyse de celui qui a soutenu la guerre de George W. Bush en Irak, fondé une revue proche des thèses des néoconservateurs américains et soutenu Nicolas Sarkozy est relative.

Mais, bien au-delà de son auteur, cette tribune s’inscrit dans une offensive idéologique qui cible l’écologie. J’ai jugé qu’il était de ma responsabilité de ne pas la laisser passer.

Cette offensive se fonde en premier lieu sur une remise en cause des données scientifiques en matière environnementale. Les écologistes noirciraient le tableau. Cette ligne de communication n’est pas nouvelle.
Elle est suivie méthodiquement par les lobbys industriels quels que soient les sujets.

Les groupes qui nient aujourd’hui le réchauffement climatique utilisent les mêmes arguments que ceux qui niaient hier le caractère cancérigène de la cigarette, de l’amiante, des particules diesel… Ce sont eux qui sont dans la négation des résultats scientifiques. En matière de santé publique,
comme de lutte contre le changement climatique, les écologistes ne demandent qu’une chose : que les analyses des scientifiques soient enfin entendues. Il y a donc une contradiction absolue, qui ne semble pas émouvoir notre philosophe, à faire l’éloge de la science… tout en jetant aux oubliettes les conclusions des scientifiques.

Le second argument réside dans le fait que les écologistes seraient, par nature, opposés à tout progrès. Sans doute Pascal Bruckner n’a jamais entendu parler de la vache folle, de l’amiante, de Tchernobyl, de
Fukushima, de l’augmentation du nombre de cancers liés aux pesticides, chez les agriculteurs notamment… Ni lu Rabelais pour qui, déjà, «science sans conscience n’est que ruine de l’âme». L’obscurantisme est bien du côté de ceux qui croient aveuglément que toute invention est bonne. Et la raison du côté de ceux qui veulent des innovations utiles. Car l’écologie appelle bien une nouvelle révolution qui porte en elle des myriades d’innovations qui demandent de l’intelligence et de la science.

L’écologie serait aussi une nouvelle austérité destinée à nous appauvrir.
C’est au contraire la condition de notre prospérité future. Toutes les études scientifiques - oui scientifiques ! - montrent que le rythme des catastrophes naturelles s’est accéléré, contrairement à ce que dit Bruckner. Et que ces catastrophes deviennent de plus en plus coûteuses. Il va de soi que ce coût supplémentaire pèsera sur notre richesse et que la meilleure façon d’en réduire l’impact négatif est justement de mener des politiques écologiques.

Par ailleurs, la France importe pour près de 70 milliards d’euros d’énergies fossiles contre 20 milliards il y a dix ans. Ce sont ainsi 50 milliards d’euros en plus qui fuient la France, constituant une véritable saignée sur notre économie. La meilleure façon de garder cet argent à la maison, c’est bien de réduire notre consommation d’énergie grâce à des politiques d’investissements verts.

Au fond Pascal Bruckner rêve du monde d’hier, du monde de sa jeunesse perdue, des années 70. Un rêve fait d’autoroutes et de Concorde, un monde où l’énergie fossile était aussi inépuisable que bon marché. Cette idée de progrès est morte, non pas du fait des écologistes, mais parce qu’elle s’est heurtée, d’une part à la réalité des limites physiques de notre planète, et d’autre part aux nouvelles aspirations de la société.

La société française du XXIe siècle n’est plus celle des années 70 qui acceptait les 3 000 morts annuels de l’amiante ; la société française du XXIe siècle n’est plus prête à sacrifier ses paysages et son environnement pour exploiter des ressources fossiles incertaines. Le progrès aujourd’hui n’est pas dans le toujours plus mais dans le vivre-mieux partagé.

En ce sens, l’écologie est porteuse d’une nouvelle prospérité fondée sur des inégalités réduites au sein de nos sociétés mais aussi entre pays du Nord et du Sud. L’écologie est donc bien le contraire du prétendu
néocolonialisme dénoncé par notre grand philosophe. Sans doute n’a-t-il pas lu les dernières études de la Banque mondiale, repère bien connu d’écologistes radicaux, qui démontrent que la plus grande menace sur la sécurité alimentaire et sur la mortalité des enfants dans les pays pauvres, c’est le changement climatique. Lutter vraiment contre le changement climatique est donc le plus grand service que nous puissions rendre au 1,3 milliard d’êtres humains qui vivent avec moins de 1 euro par jour.

Mais finalement, Pascal Bruckner croit-il lui-même à ses propres caricatures ? Car il ne manque pas de rappeler, au détour d’une phrase : «Qu’il faille s’acheminer vers un développement compatible avec le respect de l’environnement, tout le monde est d’accord là-dessus !» A la bonne heure ! Alors, M. Bruckner, arrêtez de vous faire peur, arrêtez de chercher à nous faire peur avec des arguments qui n’en sont pas, et venez travailler avec nous à un monde meilleur, celui que nous voulons transmettre à nos
enfants. Vous proposer de nous rejoindre après tant de propos qui dénoncent notre sectarisme est bien la meilleure preuve de notre ouverture d’esprit !

(1) «Libé» du 6 septembre et Libération.fr

mercredi 17 avril 2013

Contribution au débat sur la logistique urbaine et le dernier kilomètre

Contribution au débat sur la logistique urbaine et le dernier kilomètre dans le cadre des ateliers du Conseil Départemental de Développement Durable.

Ce sujet de la logistique urbaine à faible empreinte écologique est probablement plus complexe encore que celui du transport de passagers. Les marchandises sont variées, lourdes, fragiles, périssables, odorantes, dangereuses parfois.

Il est essentiel de traiter ce dossier le plus complètement possible à l'échelle de notre département.

Le dernier atelier dédié au transport de marchandises par voie d'eau a été l'occasion d'apprendre que la part actuelle des déplacements par voie fluviale est de 13 %. S'y ajoute une part plus faible encore pour le transport de fret par voie ferrée. En envisageant un audacieux doublement de ces modes moins polluants pour les mêmes quantités de matière à transporter, la part de la route resterait
majoritaire.

Une baisse des indispensable des flux de matières transportés

Nous ne parviendrons donc pas à un résultat satisfaisant en termes de développement soutenable sans une baisse drastique des déplacements routiers couplée à une baisse générale et significative de l'ensemble des flux de matières.
Cette baisse passe par :

  • une hausse du prix du gasoil pour le transport routier, afin d’accélérer le basculement vers des modes de transports moins polluants et une gestion logistique plus efficace,
  • la réservation de zones de stockage en cœur de ville, si possible proches d'une voie fluviale (la Seine pour le 92) ou ferrée,
  • le choix de la réhabilitation plutôt que la démolition/reconstruction dans le secteur du
    bâtiment,
  • la réduction drastique des livraisons à domicile par des camionnettes sous-chargées au profit de dépôts à la Poste et chez des commerçants de proximité. Pour un colis de 2 kg, le client final peut parfaitement assurer lui-même la fin de la chaîne de transport, y compris à pied ou à vélo !
  • l'instauration de circuits courts, c'est-à-dire le maintien des matières déplacées sur un territoire donné. Citons notamment :
    ◦ le compostage ou la méthanisation des déchets verts,
    ◦ le maraîchage urbain et l'agriculture vivrière de proximité
    ◦ la reconstruction de bâtiments à partir de la déconstruction voisine d'autres bâtiments.
  • l'achat, y compris via les marchés publics, de produits ou systèmes réparables et éco-conçus . Tant du point de vue de la création d'emplois non délocalisables que de celui de l'empreinte écologique, le passage du tout jetable au « tout réparable » est très positif.

Le ferroutage en Île-de-France doit être favorisé et planifié.

A titre d'exemple, le segment sud du projet du Grand Paris prévoit l'excavation de terres à partir de la gare de Clamart-Issy. La société du Grand Paris en charge de ces travaux a estimé possible d'évacuer tout ou partie des déblais par un sillon ferré depuis la gare de Clamart.
Cette démarche permet d'ores et déjà de constater l'utilité de la (re)mise en place de cette plateforme ferrée en zone urbaine et la nécessité de la conserver dans le futur pour du transport régulier de marchandises.

Tram Fret

L’expérimentation d'un « Tram Fret » menée par l'APUR sur le T3 parisien est la préfiguration de la nécessaire optimisation des infrastructures de transports qui peuvent être mutualisées dans une logique d'économie. Le Conseil général devrait engager un travail à ce sujet compte tenu des nombreuses lignes de tramway présentes et à venir dans les Hauts-de-Seine. Il est d'ailleurs bien dommage que les membres du C2D92 n'aient pas pu profiter du témoignage du responsable RATP présent lors de l'avant-dernière réunion.

Véhicule propre, mon oeil

Plusieurs intervenants ont utilisé le terme de « véhicules propres » ou « zéro carbone » pour
évoquer l'usage de véhicules électriques. Cette démarche de « green washing » doit être dénoncée.
Il est nécessaire de préciser de nouveau que la production électrique française génère de 180 à 500
gr eq CO2 / kwh (source rapport annuel SIGEIF 2009), à laquelle il faut ajouter la problématique
écologique et énergétique des batteries d'accumulateurs.
Ceci rend le véhicule électrique autant émetteur de C02 qu'un véhicule thermique. S'y ajoutent enfin des déchets nucléaires de longue vie et un risque nucléaire pour les centrales en activité.
En résumé, de petits véhicules thermiques GNV (gaz naturel de ville) sont à soutenir quand un acheminement depuis la plateforme au point de dépôt est nécessaire.

Modes légers, modes vertueux.

L'usage de triporteurs (y compris à assistance électrique) est à développer pour favoriser les acheminements de courtes distances. Ce concept est également pourvoyeur d'emplois locaux, durables et non délocalisables.

SDRIF 2030

Le Schéma Directeur d’Île-de-France qui est actuellement en cours d'enquête publique doit donner l'occasion de proposer un réseau cohérent d'axes ferrés, plateformes multimodes, zones de stockage, zones portuaires et logistiques, quais d’appontement en bord de Seine, gares de marchandises revitalisées. La priorité légitime donnée au logement pour tous ne doit nullement faire oublier les autres services et espaces connexes dont la population a absolument besoin.

Pour une autorité organisatrice des transports de marchandises en Île-de-France.

Afin de coordonner au mieux les différents intervenant et projets, le Syndicat des Transports d’Île-de-France, autorité organisatrice des transports de passagers, pourrait utilement être doté d'une compétence de gestion du transport de fret, comme l'a d'ailleurs voté à l'unanimité le Conseil
général des Hauts de Seine en 2005 (1).


(1) Rapport 05.11. PROJET DE DECRET PORTANT STATUT DU STIF ET MODIFIANT CERTAINES DISPOSITIONS
RELATIVES A L'ORGANISATION DE VOYAGEURS EN ILE DE FRANCE - AVIS DU DEPARTEMENT
Amendement déposé par par Vincent Gazeilles le 7 mars 2005
Le Conseil général des Hauts-de-Seine demande que le STIF mène une réflexion sur l'intégration, dans ses
compétences, de la gestion du transport de marchandises dans une démarche de réduction des déplacements routiers
au profit de modes de transport moins polluants. (Adopté à l'unanimité)


13 Avril 2013

Vincent Gazeilles
Conseiller général des Hauts-de-Seine
Membre du Conseil Départemental de Développement Durable
Conseiller municipal de Clamart
contact@gazeilles.net
01 40 95 14 31
http://www.gazeilles.net

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