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dimanche 26 octobre 2014

Jardin musée Albert Kahn: "Qu’avez-vous fait Monsieur le conseiller général ?"

Hier matin, samedi 25 octobre, Alain Baraton, jardinier en chef du parc de Versailles et chroniqueur sur France-Inter, est intervenu à 7H43 au cours du « 7-9 du week-end » pour lancer un appel à l’aide pour sauver la diversité du jardin Albert Kahn situé à Boulogne-Billancourt (au niveau du pont de Saint-Cloud). Pour lui, le projet de reconstruction du jardin musée mené par le conseil général des Hauts-de-Seine menace la biodiversité de cet espace. Pour lui, personne ne proteste contre ce projet. Différents auditeurs qui ont entendu cette chronique m’ont saisi. Qu’avez-vous fait Monsieur le conseiller général, qu’as-tu fait Vincent ?

Depuis le lancement de ce projet en 2010, je m’y suis toujours opposé estimant que la flore de ce jardin était menacée et que son coût était trop élevé. J’ai même fait part de la possibilité d’une extension des espaces d’exposition des autochromes en utilisant les maisons de maître adjacentes au jardin inoccupées.

En cohérence avec mes positions, à chaque délibération présentant ce projet j’ai voté CONTRE et à chaque fois j’étais TOUT SEUL.

Une enquête publique a été menée entre le 6 janvier et le 7 février 2014. Le commissaire enquêteur n’a quasiment reçu que des avis positifs ! Toutes les étapes juridiques préalables ont été réalisées, le projet est désormais rentré dans sa phrase active.

La question sur ce projet a tourné autour du développement de la culture dans les Hauts-de-Seine : « il faut y promouvoir la culture » ; il en a été de même avec la construction de la cité de la musique sur l’île Seguin. Face à mes remarques sur cette politique culturelle pharaonique et destructrice, combien de fois ne m’a-t-on pas dit : « vous n’aimez pas la culture » !

Oui j’aime la culture, la culture pour tous, la culture qui préserve la diversité florale, la culture ouverte à toutes les cultures.

En conclusion, je sais que des associations ont engagé des recours. Je leur souhaite bonne chance car l’actuel président du conseil général, en fin juriste qu’il est, à verrouillé ce dossier d’une telle façon qu’il semble difficile d’y trouver une faille.

Il revient donc à Alain Baraton de continuer son combat en usant de la possibilité qu’il a d’avoir porte ouverte dans les médias nationaux.

Celui-ci pourra, s'il tient à être juste, rectifier son propos concernant l'absence de contestation politique relative à ce dossier...

 

samedi 22 juin 2013

La cité musicale de l'Ile Seguin engloutira plus d'un demi milliard d'euros d'argent public

Séance publique du 21 juin 2013, intervention de Vincent Gazeilles

Monsieur le Président, chers collègues, ce projet de cité musicale d'excellence sur l'île Seguin tourne véritablement à la caricature.

Caricature sur l'utilité du projet
Charles Pasqua avait fait sa fac, nous venons d'en parler et, comme tout élu fier de lui et soucieux de laisser sa trace de béton dans le paysage après son passage, vous voilà, Monsieur le Président, réalisant cette cité musicale départementale d'excellence qui ne profitera qu'à une minorité.
Dans le même temps, comme je l'avais annoncé, la baisse des subventions socle aux conservatoires municipaux continue. Centralisation élitiste ou décentralisation de la culture accessible à tous, vous avez choisi !
De même, alors que les services sociaux du conseil général sont à présent dans des situations de tensions parfois extrêmes -- je pense aux circonscriptions de la vie sociale ou aux centres de protection maternelle et infantile –, ces millions d'euros pour ce projet sont d'autant plus injustifiés. Pourquoi ?
Une frustration ne n'avoir jamais été ministre de la culture ? Une façon très originale de recentrer le conseil général sur ses compétences comme vous aimez à le rappeler ? Je cherche encore.

Une caricature en matière de concertation.
Lancée alors que tout était bouclé, cette soi-disant concertation fut bien cadrée : pas question de remettre en cause
-- ni l'opportunité du projet
-- ni les modalités choisies (le partenariat public-privé)
– ni le projet architectural déjà déterminé
Bref, une concertation essentielle sur la couleur des poignées de portes et le nombre de pots de fleurs dans le hall d'entrée ! J'ai noté avec amusement que le site Internet dédié avait reçu des visites d'un temps moyen de 2 minutes et 20 secondes, ce qui atteste, nous dit le rapport, d'une très grande attention des visiteurs au contenu. Sans commentaire !
Entre les cyber visites (1600) et les quelques participants aux réunions publiques pour cet équipement départemental (250 personnes), nous voilà rassurés sur le volet gouvernance. Certes, il faut savoir se satisfaire de peu mais là, c'est le summum et je n'approuverai évidemment pas cette concertation bidon !

Un projet caricatural concernant le volet environnemental
Du béton, du béton, du bitume et 1800 places de stationnement. En pleine phase de transition énergétique, vous êtes ici Monsieur le président, à la hauteur de votre réputation ! Bouygues s'occupe de tout et après-vous le déluge.
À titre d'illustration, le volet autre qualité environnemental dans la notation des candidats pèse 3,5 %

Enfin, une caricature financière appuyée sur un partenariat public-privé censé être intéressant pour la collectivité départementale alors que tant de rapports attestent du contraire.
Ce projet nous coûtera 18 millions d'euros par an pendant 30 ans ! 540 M€ HT ! 641M€ TTC

Ainsi, sans que cela ait été validé par une réelle concertation des populations des Hauts-de-Seine, en pleine période de crise économique et alors que tant de nos concitoyens attendent un soutien social du département, vous engagez, chers collègues de l'UMP, plus d'un demi milliard d'euros pour un projet aussi coûteux que superflu.

Ce choix est inacceptable. J'appelle bien entendu l'ensemble des élus à le refuser.

jeudi 20 juin 2013

Cité musicale de l'île Seguin: un projet caricatural et dispendieux !

Le conseil général des Hauts-de-Seine délibérera demain sur la convention de construction d'une cité musicale sur la pointe aval de l'Ile Seguin.

Vincent Gazeilles, conseiller général écologiste des Hauts-de-Seine, votera contre cette délibération et il appelle l'ensemble de ses collègues à faire de même.

Il fonde son refus sur les quatre raisons suivantes:

1- Parodie de la concertation menée. Il ne s'agit pas d'une concertation mais d'une campagne d'information. En effet, il est indiqué dans le rapport bilan de la concertation qu'il n'était pas question de remettre en cause ni l'opportunité du projet, ni le type de d'accord de construction choisi (le partenariat public-privé) ou même le projet architectural déjà déterminé.
Il est également noté que le site Internet dédié a reçu des visites d'un temps moyen de 2 minutes et 20 secondes, ce qui atteste, nous dit le rapport, « d'une très grande attention des visiteurs au contenu »! Ce même site a reçu 1.600 cybervisites alors que la population globale des Hauts-de-Seine s’élève à 1,5 millions d'habitants.

2- Absence d'intérêt général pour les Hauts-de-Seine. Ce projet d'une cité musicale vise l'excellence afin d'aider au développement de la culture musicale. Mais développer la culture musicale à destination d'un grand nombre de personnes passe par l'aide aux conservatoires municipaux. Or, le Conseil général diminue les subventions qui leur sont allouées. Ici, n'est donc visé que l'intérêt particulier d'un certain nombre de mélomane.

3- Coût exorbitant de cette cité musicale. La convention de partenariat public privé repose sur un coût de 18 millions d'euros hors taxes par an pendant 30 ans soit un coût total de 540 millions d'euros. Or dans le même temps, le conseil général procède à des restrictions budgétaires en diminuant les budgets alloués aux services sociaux du département dont ceux de la protection maternelle et infantile ou encore ceux des circonscriptions de la vie sociale. Or, l'action sociale est l'une des compétences principales d'un Conseil général et non le développement de la culture musicale.

4- Mépris du respect de l'environnement. L'aspect environnemental du projet n'a pesé que 3,5% dans le choix du partenaire privé de la convention de partenariat public privé. Il est alors possible de comprendre le choix d'utiliser du béton à tout va pour construire le bâtiment de la cité musicale. Egalement, l'objectif fixé de 1.800 places de parking démontre qu'en cette période de transition énergétique il est privilégié la voiture individuelle aux transports en commun.

L'ensemble de ces remarques démontre l'aspect caricatural de ce projet. A l'instar de Charles Pasqua qui avait créé sa faculté privée au nom des Hauts-de-Seine, l'actuel président du conseil général veut laisser sa trace dans l'histoire du département en créant une cité musicale. Le partenaire privé, un consortium ayant à sa tête la société Bouygues, s'occupe donc de tout. Mais en réalité, ce seront les générations futures qui devront gérer cette structure et en supporter son coût.

dimanche 10 février 2013

Archéologie dans les Hauts-de-Seine, rapport 2012

A l'occasion du rapport d'activité des services du Conseil général concernant les dossiers d'archéologie, je reviens sur une visite réalisée en 2012. Invité par le « petit » service d'archéologie du conseil général (2 personnes), j'ai pu visiter un site de fouilles.

Le service travaille avec (et pour) l'institut national de recherches en archéologie préventive sur certains chantiers jugés particulièrement intéressants.
Cette fois, c'est à deux pas de la gare RER Nanterre ville qu'une fouille avait lieu à fin d'y découvrir des vestiges gaulois.
Mauvaise pioche !

Après avoir creusé jusqu'à une profondeur où nulle trace ne subsiste de l'empilement des activités humaines depuis l'existence de l'homme sur Terre (environ quatre mètres ici), il fallut reboucher, presque bredouille. Presque car de multiples fragments de poteries furent néanmoins aux remontées. Des poteries récentes, sans intérêt historique, mais dont la similitude avec des pièces de grande valeur permettra à de jeunes élèves en archéologie de s'exercer, comme sur de vrais trésors. Selon les responsables du service, les traces des Gaulois et des Parisis sont à rechercher davantage sous les voies du RER, lieu de murailles anciennes.

Ce ne sera donc pas pour tout de suite donc. Une visite très intéressante où seuls deux élus étaient présents...

lundi 5 novembre 2012

Demande d'amélioration pour Rock en Seine et pour la circulation des cylistes devant le parc de saint Cloud

mercredi 15 août 2012

Il n'y aura pas d'ours au festival Rock en Seine

Le Conseil général est co-financeur de cette manifestation. Le détail des spectacles n'était pas fourni dans la délibération et j'étais loin d'imaginer qu'une animation de ces concerts de rock ferait intervenir un ours !

Je soutiens totalement l'action de Peta contre cette utilisation d'animal sauvage et suis ravi de la déprogrammation de cette animation.

ci dessous le communique Culturebox-AFP

Par Culturebox (avec AFP)     Publié aujourd'hui à 14H30, mis à jour à 15H52   
L'animation avec un ours envisagée dans le cadre francilien de rock "n'est plus programmée depuis plusieurs jours", a assuré mardi le directeur et fondateur du festival, François Missonnier, interrogé par l'AFP.

Toutefois, "cette décision n'est pas liée" au courrier envoyé par l'association de défense des animaux Peta France aux organisateurs du festival, a-t-il précisé. L'association avait demandé aux organisateurs de Rock en Seine, prévu du 24 au 26 août au Domaine national de Saint-Cloud (Hauts-de-Seine), de retirer une attraction mettant en scène un ours lors du prochain festival, en raison de sa cruauté envers l'animal.

Dresser un ours, c'est "briser son esprit indépendant", souligne Peta
"Exposer un ours ou tout autre animal au chaos et au bruit d'un festival de  musique est cruel, et nous vous demandons d'annuler cette attraction et d'imposer une politique contre le fait de soumettre des animaux au stress en les exposant à Rock en Seine", soulignait le courrier que l'association Peta adressé au directeur et fondateur du festival, François Missonnier.

"Qu'ils soient nés en captivité ou non, les ours sont des animaux sauvages qui n'exécutent des numéros seulement une fois que leur esprit indépendant ait été totalement brisé. Les dresseurs emploient la punition physique, la terreur et l'intimidation pour que les animaux restent apeurés et accommodants", ajoute l'association.

La compagnie "traite bien les animaux", selon la direction de Rock en Seine
"La compagnie qui devait monter le spectacle avec l'ours est reconnue. Elle traite bien les animaux", a tenu de son côté à préciser François Missonnier, qui n'a pas précisé les raisons du retrait de l'animation.

Outre la participation de nombreux groupes et artistes, dont Placebo, Green Day, The Black Keys, la 10e édition du festival devait proposer un cirque baptisé "Rock'n'roll Circus" avec montreur d'ours, "fakir", "femmes à barbe" et autres "phénomènes de foire". Selon le collectif Peta, le festival Rock en Seine "met sa réputation en danger en se rabaissant à ce genre de promotion de mauvais goût", alors que plusieurs groupes au programme "ont témoigné leur amour pour les animaux".

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