Vincent Gazeilles, conseiller général des Hauts-de-Seine (Les Verts)

Tag - AMENAGEMENT DU TERRITOIRE

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samedi 19 juin 2010

Les cyclistes des Hauts-de-Seine interdits de manifestation

  RD920 : Les cyclistes sans voie... sans voix !

La préfecture des Hauts-de-Seine vient d'interdire la manifestation prévue

Samedi 19 juin à 11 h, à l'appel de Antony à vélo et de MDB , les cyclistes devaient manifester sur la RD 920 entre Antony et Bourg-la-Reine pour protester contre le projet de « requalification » en cours d'enquête, projet inacceptable en particulier parce que les cyclistes n’ont pas de voie sur une portion de plus de 2 km.

Aujourd’hui, au motif de notre sécurité, mais surtout parce qu’il ne faut pas gêner « les gens qui vont faire leurs courses en voiture le samedi matin » [sic], la sous-préfecture d’Antony après avoir pris de « nombreux avis » interdit la manifestation.

Le département des Hauts-de-Seine se distingue encore par sa vision rétrograde des déplacements, mais plutôt que d’être sourd aux revendications des cyclistes, il préfère cette fois-ci leur couper… la voix.

Le projet de requalification de l'ex RN 20 entre Massy et Bourg-La-Reine est aujourd'hui en enquête publique préalable à la déclaration de projet.

Soumis en 2009 à la concertation, il avait fait l'objet de plusieurs remarques de la part de cyclistes et d'une contribution importante et étayée de l'association Antony à Vélo, antenne de Mieux se Déplacer à Bicyclette (MDB). Cette contribution demandait que le cycliste soit considéré comme un usager de la route à part entière et qu'une place importante lui soit donnée dans ce projet dont l'objectif affiché par le Conseil général des Hauts-de-Seine est de diminuer les nuisances liées à l'Automobile.

À ce titre le cycliste a besoin de trajets directs pour les vélos et les contraintes liées au manque éventuel d'espace disponible doivent être reportées sur les véhicules motorisés.

En effet, au moment ou les conséquences des transports sur le réchauffement climatique sont démontrées un peu plus chaque jour, c'est à chacun de faire des efforts...

Se déplaçant grâce à leur force musculaire, pour, aller au travail, au collège ou au lycée, pour faire leurs courses ou pour se rendre à leurs lieux de loisir, les cyclistes quotidiens en ne polluant pas, en limitant les encombrements, en ne faisant pas de bruit sont les premiers à fournir cet effort citoyen.

Les principales critiques du projet

Si le Conseil Général communique sur la place donnée au vélo dans cet aménagement, force est de reconnaître, lorsqu'on examine le projet, que cette place n'est pas à la hauteur :

  • Dans Antony tout d'abord où plutôt que de supprimer du stationnement, le Département, en contradiction avec le code de l'Environnement, refuse de poursuivre l'aménagement de la voie pour les cyclistes et leur propose des trajets parallèles qui induisent des allongements de parcours de près de 40 %

  • A Bourg-la-Reine où les vélos sont renvoyés dans les contre-allées et réintroduits sans aménagement particulier dans la circulation générale avant chaque carrefour.

  • Sur le reste du parcours enfin où les pistes créées sur le trottoir sont situées au plus près du stationnement créant ainsi un danger permanent d’ouverture inopinée de portière (les passagers où sont réduites à des largeurs inférieures aux règles techniques.

Au moment où la commission d'enquête d'utilité publique sur l'aménagement de la RD 7 (de Sèvres à Paris) vient de remettre, au même Conseil Général, son avis comportant une seule réserve qui porte sur la mauvaise prise en compte des cyclistes, le département persiste et signe !

Nous demandons à tous les cyclistes et les sympathisants de persister et signer aussi, en allant déposer la contribution de MDB/Antony à vélo dans les registres disponibles dans le cadre de l’enquête publique.

Ne pouvant prévenir tous les manifestants potentiels, les responsables des associations accueilleront les cyclistes demain à 11h (à l'angle de la RD 920 et de la rue Coustou) et leur proposeront de se rendre à la Mairie pour effectuer collectivement cette démarche.

mercredi 26 mai 2010

Je conteste la démolition de la maison du 144 av henri Barbusse à Clamart

Dans la logique du dernier Conseil municipal où les Verts se sont exprimés dans ce sens, je conteste cette démolition sans projet précis à suivre.

Voir

Courrier au Maire de Clamart (19 mai 2010)

Courrier au Président de l'Établissement public foncier des Hauts-de-Seine (31 mai 2010)

mercredi 3 mars 2010

Quel avenir pour La Défense ?

Représentant des Verts - Europe Écologie, j'étais présent à la réunion organisée par la mairie de Nanterre concernant l'avenir de la Défense. Présents également les têtes de listes des différents partis pour les élections régionales.

J'ai bien entendu rappelé l'absurdité du projet UMP qui continue de vouloir développer des tours de bureaux à la Défense alors que les logements manquent dans ce secteurs et que les salariés arrivant d'autres territoires sont tassés et fatigués quotidiennement dans des transports saturés.
Oui à un développement équilibré de la région ce qui n'est pas le cas à ce jour !

J'ai redis combien ces immenses tours sont anti-écologiques et engendrent un cadre de vie déshumanisé.

J'ai dénoncé le pseudo modèle de croissance de la finance internationale voulu par Nicolas Sarkozy à cet endroit et critiqué la méthode de 'réquisition' de près de la moitié de la ville de Nanterre via une opération dite 'd'intérêt national'.

André Santini, pourtant tête de liste de l'UMP, a d'ailleurs reconnu à demi mots que ce passage en force méritait d'être retravaillé, critique à peine masquée d'une pratique étatique d'un autre âge.

Autre phrase du représentant de l'UMP que tous les salariés galérant deux heures par jour dans les transports apprécieront :

" Je ne suis pas sûr qu'habiter à 500 m de son travail soit la panacée ".

Sacré Dédé, toujours prêt pour le grand prix de l'humour !

vendredi 29 janvier 2010

Réforme des collectivités territoriales, au secours !

Intervention concernant la loi sur la réforme des collectivités territoriales

Vincent Gazeilles, Conseiller général des Hauts-de-Seine. Les Verts.
29 janv 2010

Monsieur le Président, 


Merci d'avoir accepté la proposition de débattre de cette prochaine réforme des collectivités locales, réforme qui nous concerne directement.
A la lecture des premières lignes du rapport de présentation appelant à une simplification des strates exécutives de notre République, je pensais que nous allions enfin avancer sur ce point. Il est évident qu'avec six couches entrecroisées, plus personne parmi nos concitoyens ne s'y retrouve : la commune, la communauté de communes ou d'agglomérations, le Conseil général, le Conseil régional, l'État nation, l'Europe, cela fait trop.
Suivant cette logique, en tant qu'élu des Verts, j'avais d'ailleurs publié, il y a un an, un texte demandant la suppression du Conseil général.

Mais, après cette introduction sympathique, la lecture du projet de loi appelle des commentaires moins enjoués.
En effet – et je résume faute de temps -  le document nous explique :

    Que la simplification tant attendue impliquerait de passer par une septième couche politique appelée « Métropole », sorte d’intermédiaire entre le département et la région. Faudra-t-il, comme pour votre 'grand' Paris, que l'État recentralisateur nomme un ministre pour contrôler chaque métropole ?

    Que ni le Conseil général ni le Conseil régional n’est appelé à disparaître, la loi demandant courageusement qu’une prochaine loi clarifie les compétences de chacun ! La suite au prochain épisode donc. En attendant, nous aurons des conseillers territoriaux mais pas de Conseil territorial. Comme les Verts, je soutiens le principe de la disparition des conseils généraux au profit des régions, structures prédominantes dans une Europe des régions.

    Que les élus départementaux et régionaux disparaissent au profit de conseillers territoriaux selon une réduction théorique de 50% (3000 élus au lieu de 6000) mais sans se soucier le moins du monde des conditions d’exercice de ce nouveau très lourd mandat. Je sais que les fonctionnaires ministériels en charge de ce texte sont peu conscients de la gestion des collectivités locales et ignorent peut-être que quelques élus ne sont ni des retraités, ni des professionnels de la politique, ni des fonctionnaires. 

Je m’étonne néanmoins que rien ne soit prévu pour allouer à de futurs élus issus du secteur privé un statut imposant à leur employeur de les former et de les reprendre à l’issue de leur mandat. Je pense en particulier aux femmes, très peu présentes en politique et les mplus soumises à un emploi précaire. Sans cette disposition légale essentielle, accompagnée d'une indemnité de fonction suffisante, nous assisterons à un nouvel appauvrissement des hémicycles. Appauvrissement renforcé par le mode de scrutin trop faiblement proportionnel (20%), ce qui décapitera les petits mouvements politiques. 

Et je ne reviens pas sur la tentative d'élections à un seul tour car, cette fois ci, le Conseil d'État a heureusement refusé cette autre bidouille électorale sarkozienne.
De même, pas un mot sur le cumul des fonctions de Maire ou Président de communauté d’agglomération avec celles de Conseiller territorial. Ce cumul est nuisible à plus d’un titre :

  • d’une part, du fait de la très lourde charge de travail qui rendra impossible la connaissance fine des dossiers traités. On chuchote, à ce propos, une option d'élu suppléant : 3000 élus + 3000 élus suppléants, cela nous fait combien ?
  • Problème de cumul d’autre part, du fait de position soit de lobbying d’un élu favorisant son territoire, soit, inversement, refusant de porter un regard critique sur des décisions générales territoriales de peur de représailles envers la collectivité locale qu’il préside.

La réalité actuelle devrait pourtant nous permettre de tirer quelques sages leçons.

   Au delà des « Métropoles », le projet de loi invite également à la création de « Pôles métropolitains » dotés de fiscalité propre et encore de « Communes nouvelles » mais sans que les anciennes communes ne disparaissent totalement via la création de nouvelles structures nommées « Communes déléguées », pilotées par des « Maires délégués » assistés eux-mêmes de « conseillers communaux » qu’il ne faut pas confondre avec les conseillers municipaux de la « Commune nouvelle ». J’espère que tout le monde suit cette démarche de simplification !

   Je conclue par le cas des communautés d’agglomérations qui deviendront obligatoires en 2012, charge aux préfets de siffler la fin de la récréation et d’imposer une communauté d’accueil aux mairies réfractaires.
Le pouvoir décentralisé a ses limites ! Petite satisfaction : les élus communautaires seront élus par les habitants, c'est tout de même le minimum.

En revanche, concernant les financements de l'État pour compenser les transferts de compétences ou la suppression de la taxe professionnelle, rien...

Concernant une réforme de la base de calcul des taxes locales qu'il faut rendre justes en les indexant sur les revenus des foyers, rien...



Bref, Monsieur le Président, chers collègues, vous l'avez compris, si la démarche initiale était intéressante, le projet à suivre en est sa négation. Rien n'est simplifié, au contraire. J'espère que les députés refuseront ce projet.


Je vous remercie.

lundi 18 janvier 2010

Avis sur le projet du conseil général concernant l'aménagement de la RD 7 entre Issy-les-Moulineaux et Sèvres

      Monsieur le Commissaire,

Le projet qui nous est soumis vise l'aménagement des berges de Seine et la définition du format de la voirie départementale longeant la Seine entre Issy-les-Moulineaux et Sèvres.
Vous trouverez ci dessous les remarques que je souhaite faire dans l'esporir d'obtenir un aménagement réussi, durable et adapté aux attentes des populations et respectueux des générations futures.


De façon générale

Le besoin de zones de nature dans le Val de Seine étant important compte tenu de la densité immobilière du secteur, il me semble essentiel de consacrer le maximum de la surface de l'ensemble de l'aménagement au traitement végétal des berges de Seine et le minimum restant à la circulation sur la RD7.

L'accès vers les berges doit être aisé et rapide pour les riverains ou promeneurs ce qui plaide pour une largeur routière la plus "fine" possible.


Concernant la gestion des berges.

En cette année 2010 de la biodiversité, il est nécessaire de rompre avec des techniques d'aménagement des berges consistant à séparer nettement le fleuve et ses berges via des techniques de génie civil particulièrement dépensières en béton et en énergie.

La faune et la flore du territoire doivent être remis au coeur des aménagements des berges via des techniques de génie végétal encore insuffisamment présentes dans le projet proposé par le Conseil général.

Les matériaux utilisés devront être naturels tel le bois dont les diverses essences permettent de donner un aspect végétal agréable au site tout en répondant aux exigences mécaniques les plus sévères, y compris en milieu humide ou aquatique (bois de classe 4).

 
Concernant la route départementale 7

Un vrai choix de développement durable

Malgré l'échec du sommet de Copenhague l'an passé, chacun est à présent amené à participer à une évolution de nos modes de production, de consommation et de mode de transport afin de réduire notre production de gaz à effet de serre. Selon les spécialistes, il nous faut agir vigoureusement dans les dix ans pour éviter des catastrophes climatiques extrêmes par la suite.

Les accords à venir, celui de Kyoto, la loi sur l'air, le plan des déplacements urbains d'ile-de-France militent pour une baisse du trafic routier dans les pays riches.

A cette fin, les collectivités engagent, avec le soutien des populations, des projets variés de transports en commun pour mailler au mieux les territoires mais les besoins restent très importants et les budgets non extensibles. Le projet routier ici envisagé doit être le moins onéreux possible car financièrement, ce qui va à la route n'ira pas aux transports en commun.

Afin de tenir compte d'une hausse potentielle de déplacements le long de ces quais de Seine, il est à souligner que le tramway T2 qui jouxte la RD7 peut, de l'avis même de la RATP, voir sa capacité augmenter significativement( jusqu'à 100%), sous réserve des financements appropriés.



Engorgement de la circulation et nombre de voies.

Un des arguments du Conseil général pour défendre son projet de 2x2 voies est l'encombrement des voies actuelles en heures de pointe. Pourtant, tout expert en flux routier fera remarquer que la saturation des axes est liée au nombre d'intersections (stop, feux etc.) et au nombre de voies aux intersections, jamais au nombre de voies en section courante.


C'est d'ailleurs en s'appuyant sur ce principe que le Conseil général des Hauts de Seine a lui même engagé le projet de redimensionnement de la voie départementale RD906 entre Châtillon et la rue du pavé blanc à Clamart pour permettre l'installation du tramway T6 en 2012. La RD906 initialement à 2x2 voies va passer en 2x1 voie en section courante sur la quasi totalité de son linéaire, les intersections étant elles, maintenues à 2x2 voies pour écouler le trafic routier.
L'augmentation du nombre de voies pour garantir un débit important n'est donc pas recevable.



Du meilleur usage de l'espace public

Comment escompter régler les problèmes de transport dans un département d'un million et demi d'habitants en comptant sur l'automobile dont l'occupation au sol est en moyenne de 25 m² par personne transportée ?
Effet collatéral de cette opération routière, de très nombreux logements jouxtant la RD7 ont été détruits au lieu d'être rénovés.
Du fait d'un besoin important de déplacements et de l'impossibilité de dégager des surfaces routières suffisantes, l'automobile n'est pas le mode de transport adapté à une zone où la densité de population est importante.



Vitesse des véhicules

La baisse de la vitesse des véhicules est une exigence permettant de reduire les pollutions locales, le bruit et les risques d'accidents.

Hors des heures de pointe où la vitesse des véhicules est faible du fait du trafic, la vitesse des véhicules est souvent proportionnelle à la largeur de voie. Ainsi, une double voie dans chaque sens serait de nature à inciter à une augmentation de la vitesse des véhicules. A l'inverse, les expérimentations visant à réduire la largeur de voie amène une baisse des vitesses (effet de paroie), ce qui me semble souhaitable et réalisable via le choix d'une file de circulation par sens.

De plus, la vitesse des véhicules devra être limité à 30km/h.



Bruit

Si le débit routier n'est pas affecté par le nombre de voies en section courante, il n'en est pas de même pour le bruit du fait d'un plus grand nombre de véhicules stockés sur la chaussée en heures pleines et aux vitesses des véhicules.
La lutte contre le bruit est une exigence car les études auprès des populations montrent combien cette nuisance est source de stress et de mal vivre. Ici encore, un profil d'aménagement de faible largeur comportant une file de circulation par sens est de nature à créer moins de nuisance sonores, d'une part, du fait des vitesses moins élevées comme précisé ci-dessus, et d'autre part, du fait d'une réverbération sonore inférieure si la surface de voirie est plus faible.

De plus, l'enrobé bitumineux choisi pour la voirie routière devra être à faible facteur de bruit de roulement.



Pollution locale et santé

Les pollutions locales liées aux hydrocarbures brulés par les déplacements routiers sont une source importante de maladies respiratoires,  cardio-vasculaires et allergiques qui touchent particulièrement les personnes fragiles (enfants, personnes âgées, asthmatiques ..). Au delà des enjeux de lutte contre les changements climatiques, il est essentiel de minimiser les déplacements routiers et le nombre de véhicules en circulation compte tenu des risques d'exposition quotidienne à un air pollué pour les populations locales ou les automobilistes eux mêmes.
Afin de limiter cette pollution locale de l'air proportionnelle au nombre de véhicules en fonctionnement en un lieu donné, et donc proportionnelle à la surface de voirie 'occupable', il est souhaitable de donner la priorité à un gabarit fin à une file de circulation par sens.



Circulations des cyclistes

Le choix des types d'aménagements cyclables doit être guidé par un regroupement selon les vitesses et les attentes des usagers.

Les cyclistes peuvent être classés selon plusieurs catégories liées aux types de déplacements. Sport, déplacements de loisirs (souvent sous forme familiale) et déplacements utilitaires (courses, trajets domicile travail, spectacle en soirée etc...).

L'attente des cyclistes "loisir" est un aménagement sécurisé, éloigné de la circulation, permettant de profiter d'une balade en plein air à vitesse lente, sans contrainte de temps de déplacement.
Pour répondre à ce besoin, la promenade piétonne pourra être autorisée aux vélos à vitesse lente; là où cela est possible, dans une logique de cohabitation douce entre piétons et cyclistes de loisir.

L'attente des cyclistes "utilitaires" est un trajet direct, identifié par les automobilistes, comportant le minimum d'arrêts, de chicanes ou de relief de chaussée.
Afin de prendre en compte de cette demande grandissante, la réalisation d'une bande cyclable de 1,2 m de largeur de part et d'autre de la chaussée est la solution la plus adaptée. Elle est demandée par les associations spécialisées : FUBICY; MDB.
Elle est retenue par le Conseil général dans de nombreux cas car elle permet une cohabitation douce et sécurisée avec le flux automobile tout et marquant clairement la zone de chacun dans le but de créer des habitudes et des repères pour ces usagers réguliers.



Traversée des piétons

L'accès des piétons aux berges doit être prioritaire via des passages piétons régulièrement implantés sur l'itinéraire. Afin de sécuriser ces traversées, il serait judicieux de mettre en place des feux tricolores munis de boutons d'appel pour piétons dont le temps de réponse sera le plus court possible.
Lorsqu'aucune demande de traversée piétonne n'est enregistrée, les feux tricolores peuvent rester au vert.



Impact sur les communes limitrophes

Élu de la ville de Clamart, j'ai eu l'occasion de discuter avec des automobilistes "en transit" issus de zones sud ouest de l'île-de-France et rejoignant les quais de Seine (Boulogne-Billancourt, Issy-les-Moulineaux). Plusieurs d'entre-eux m'ont dit être tentés de ne plus utiliser la voie rapide d'accès (N118) et envisager de rallier les quais de Seine par Clamart/Issy les Moulineaux/bas Meudon.

Ce nouveau flux de transit potentiel existe. Il est susceptible de créer des nuisances dans certains quartiers clamartois (quartier Percy-Schneider notamment) alors que la ville tente justement de limiter ce flux de transit dans des quartiers non adaptés à celui-ci.

Pour cette raison, en décembre 2009, le conseil municipal de Clamart a émis un avis négatif quant à l'élargissement routier envisagé par le Conseil général des Hauts-de-Seine.



Accepter de changer

Ce paragraphe sort de la liste des arguments formels. Je tiens pourtant à le compléter pour  signaler combien les vieux élus majoritaires de ce département me semblent incapables d'envisager une autre priorité que l'extension du mode routier qu'ils ont toujours soutenu.
Ce projet date de plusieurs dizaines d'années...
A l'heure où les générations qui subiront nos errements en matière gestion des ressources fossiles ne sont pas encore en âge de voter, ceux qui ont participé à nous conduire droit dans le mur sont toujours à la tête de collectivités puissantes, toujours convaincus de leurs vielles recettes, toujours prêts à adapter la ville à la voiture, toujours incapables d'avouer, y compris à eux mêmes, que le monde a changé et qu'il faut faire autrement.


Pour l'ensemble des raisons évoquées ci-dessus,

  • Je demande une meilleure prise en compte des techniques de génie végétales et l'usage massif du bois pour l'aménagement des espaces verts des berges.
     
  • J'émets un avis défavorable concernant le projet routier de 2x2 voies du département.
     
  • Je demande la mise en œuvre du projet de 2 x 1 voie + 1 bande cyclable dans chaque file de circulation soutenus par les associations et largement plébiscité lors de l'étude préalable.

vendredi 15 janvier 2010

Communiqué de presse : Non à la destruction de l'ancienne gendarmerie du haut Clamart

DESTRUCTION DE L'ANCIENNE GENDARMERIE DU HAUT CLAMART, UN SCANDALE DE PLUS

D'ici quelques jours, sans opposition du maire de Clamart, le Conseil général des Hauts-de-Seine entend procéder à la destruction de l'ancienne gendarmerie du haut Clamart dont il est le propriétaire.
La démolition de ce bâtiment ancien et de qualité est censée participer à la rénovation de l'entrée de ville et du département.

Vincent Gazeilles, Conseiller général des Hauts-de-Seine (Les Verts) condamne de nouveau cette opération.

Alors que la pénurie de logements est criante en Ile de France,
alors que l'aménagement urbain doit favoriser le logement avant les aménagements routiers,
alors que ce bâtiment ancien possède un intérêt patrimonial pour la ville et le département,
alors que la rénovation de ce bâtiment serait plus économe en énergie qu'une déconstruction/reconstruction et permettrait de créer très rapidement une quinzaine de logements,
le Conseil général, à l'instar de ses pratiques en bord de Seine, persiste dans sa logique de destruction de bâtiments en faveur d'une logique routière, logique aux antipodes d'une démarche de développement durable locale.

Vincent Gazeilles dénonce cette destruction.
Il appelle Patrick Devedjian à renoncer à cette opération afin d'engager la rénovation de cette gendarmerie tout en réaménageant le secteur dans une démarche moins routière.


Vincent Gazeilles,
Conseiller général des Hauts-de-Seine (Les Verts).
01 40 95 14 31
contact@gazeilles.net

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