Hier matin, samedi 25 octobre, Alain Baraton, jardinier en chef du parc de Versailles et chroniqueur sur France-Inter, est intervenu à 7H43 au cours du « 7-9 du week-end » pour lancer un appel à l’aide pour sauver la diversité du jardin Albert Kahn situé à Boulogne-Billancourt (au niveau du pont de Saint-Cloud). Pour lui, le projet de reconstruction du jardin musée mené par le conseil général des Hauts-de-Seine menace la biodiversité de cet espace. Pour lui, personne ne proteste contre ce projet. Différents auditeurs qui ont entendu cette chronique m’ont saisi. Qu’avez-vous fait Monsieur le conseiller général, qu’as-tu fait Vincent ?

Depuis le lancement de ce projet en 2010, je m’y suis toujours opposé estimant que la flore de ce jardin était menacée et que son coût était trop élevé. J’ai même fait part de la possibilité d’une extension des espaces d’exposition des autochromes en utilisant les maisons de maître adjacentes au jardin inoccupées.

En cohérence avec mes positions, à chaque délibération présentant ce projet j’ai voté CONTRE et à chaque fois j’étais TOUT SEUL.

Une enquête publique a été menée entre le 6 janvier et le 7 février 2014. Le commissaire enquêteur n’a quasiment reçu que des avis positifs ! Toutes les étapes juridiques préalables ont été réalisées, le projet est désormais rentré dans sa phrase active.

La question sur ce projet a tourné autour du développement de la culture dans les Hauts-de-Seine : « il faut y promouvoir la culture » ; il en a été de même avec la construction de la cité de la musique sur l’île Seguin. Face à mes remarques sur cette politique culturelle pharaonique et destructrice, combien de fois ne m’a-t-on pas dit : « vous n’aimez pas la culture » !

Oui j’aime la culture, la culture pour tous, la culture qui préserve la diversité florale, la culture ouverte à toutes les cultures.

En conclusion, je sais que des associations ont engagé des recours. Je leur souhaite bonne chance car l’actuel président du conseil général, en fin juriste qu’il est, à verrouillé ce dossier d’une telle façon qu’il semble difficile d’y trouver une faille.

Il revient donc à Alain Baraton de continuer son combat en usant de la possibilité qu’il a d’avoir porte ouverte dans les médias nationaux.

Celui-ci pourra, s'il tient à être juste, rectifier son propos concernant l'absence de contestation politique relative à ce dossier...