Ci-dessous l'article du journal Le parisien d'il y a quelques jours.
Encore merci à tous les électeurs de J.D. Berger. On se sent vraiment en sécurité avec une telle police locale... La réaction du maire qui précise "attendre que lui soit officiellement communiqué le résultat du jugement pour prendre « les mesures qui s’imposent » est très éclairante sur sa volonté de stopper ces dérives.
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De la prison pour violences et menaces de mort. Deux agents de la police municipale de Clamart viennent d’être condamnés par le tribunal de Nanterre pour s’en être pris à un habitant de la ville, un parent d’élève.
L’affaire remonte au début du mois de septembre 2015. Le parent d’élève avait été pris à partie par les agents à la veille d’une manifestation contre la hausse des tarifs périscolaires. Le 4 septembre, devant l’école Jules Ferry, des employés de la ville étaient en train d’enlever les banderoles appelant à la manifestation, l’homme avait voulu protester et les prendre en photo.
Un des agents avait mimé une arme sur la tempe
Selon son récit de l’époque,
il s’était retrouvé pris à partie par deux hommes, violemment plaqué
contre un camion, et explicitement menacé de mort par l’un d’eux, en
paroles mais aussi d’un geste mimant une arme sur sa tempe. Selon son
témoignage, ses deux agresseurs étaient en civil et n’auraient pas fait
état de leur qualité de policiers municipaux.
Les deux
agents ont été jugés la semaine dernière et condamnés, l’un à 10 mois
d’emprisonnement pour violences en réunion ayant entraîné une ITT
supérieure à 8 jours et pour menaces de mort, l’autre à 8 mois
d’emprisonnement avec sursis pour violences. Ils ont été également
condamnés à verser solidairement 3 500€ de dommages et intérêts à leur
victime. Ils ont encore jusqu’à samedi pour faire appel.
La mairie attend communication du jugement pour prendre des mesures
L’un des deux a fait une demande de protection fonctionnelle — pour que
la municipalité prenne en charge ses frais de justice — qui pourrait
être examinée au prochain conseil municipal. Les deux agents, un
fonctionnaire et un contractuel, issus d’une équipe de médiateurs qui
avait été intégrée à la police municipale fin 2014, étaient jusqu’alors
toujours en poste.
La municipalité, qui n’a pas
souhaité s’exprimer sur l’affaire, indique néanmoins attendre que lui
soit officiellement communiqué le résultat du jugement pour prendre «
les mesures qui s’imposent ». En septembre dernier, après la révélation
de l’agression, le maire (LR) Jean-Didier Berger déclarait : « La police municipale est exemplaire. Le jour où elle ne le sera plus, je serai le premier à la sanctionner. »
On dit souvent que la démocratie se meurt et que les (si mal) élus de la République font tout pour l'étouffer en profitant de leur petit pouvoir.

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