
En ce jour de début de mois d'août, près de la gare Montparnasse, un vendeur de journaux avait affiché un gros titre d'un quotidien local :
La planète est-elle devenue folle ?
Sécheresse et incendies gigantesques en Russie, Neige au Brésil, Inondations exceptionnelles au Pakistan, la question se pose bel et bien mais la réponse est claire : NON.
Non, la planète n'est pas devenue folle. La planète subit les effets d'une espèce animale dominante qui a réussi, en un peu plus d'une centaine d'année, à dérégler les climats, à extraire la majeure partie des énergies carbonées du coeur de la terre, à empoisonner les sols, l'eau et l'air avec des déchets radioactifs, à polluer les rivières, les fleuves et les océans de produits durablement toxiques, à vider les nappes phréatiques, à supprimer des millions d'hectares de forets anciennes, à faire disparaitre des milliers d'espèces vivantes.
Cette espèce est-elle folle ? Ce n'est pas sûr. Elle semble capable de raison et de réflexion d'avenir. Certains de ses membres plaident pour un ralentissement de ces activités destructrices et auto-destructrices mais ils sont encore trop peu nombreux pour inverser rapidement le cours des évènements. D'autres membres influents ne semblent pas remarquer les problèmes ce qui rassure la plupart des membres.
Pourtant, nul doute que sans une rapide décroissance des nuisances impliquant un rapide changement de comportement de chacun de ses membres, cette espèce est condamnée à subir une catastrophe majeure, violente et douloureuse, un retour en arrière de plusieurs siècles.


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