Vincent Gazeilles, conseiller général des Hauts-de-Seine (Les Verts)

mercredi 4 août 2010

La planète est-elle devenue folle ?

En ce jour de début de mois d'août, près de la gare Montparnasse, un vendeur de journaux avait affiché un gros titre d'un quotidien local :

La planète est-elle devenue folle ?

Sécheresse et incendies gigantesques en Russie, Neige au Brésil, Inondations exceptionnelles au Pakistan, la question se pose bel et bien mais la réponse est claire : NON.

Non, la planète n'est pas devenue folle. La planète subit les effets d'une espèce animale dominante qui a réussi, en un peu plus d'une centaine d'année, à dérégler les climats, à extraire la majeure partie des énergies carbonées du coeur de la terre, à empoisonner les sols, l'eau et l'air avec des déchets radioactifs, à polluer les rivières, les fleuves et les océans de produits durablement toxiques, à vider les nappes phréatiques, à supprimer des millions d'hectares de forets anciennes, à faire disparaitre des milliers d'espèces vivantes.

Cette espèce est-elle folle ? Ce n'est pas sûr. Elle semble capable de raison et de réflexion d'avenir. Certains de ses membres plaident pour un ralentissement de ces activités destructrices et auto-destructrices mais ils sont encore trop peu nombreux pour inverser rapidement le cours des évènements. D'autres membres influents ne semblent pas remarquer les problèmes ce qui rassure la plupart des membres.

Pourtant, nul doute que sans une rapide décroissance des nuisances impliquant un rapide changement de comportement de chacun de ses membres, cette espèce est condamnée à subir une catastrophe majeure, violente et douloureuse, un retour en arrière de plusieurs siècles.

samedi 31 juillet 2010

L'insertion des personnes fragiles soumise à la concurrence des marchés

Les ultra-libéraux de l'économie capitaliste l'avaient rêvé, Patrick Devedjian et l'UMP l'ont fait.

Jusqu'alors, le Conseil général des Hauts-de-Seine, faute de savoir tout traiter en direct, s'appuyait sur les associations locales d'insertion par le travail pour suivre et sortir de la précarité des personnes en grande difficulté.
Je précise que lesdites associations étaient très régulièrement auditées par les services de contrôle du Département et travaillaient en partenariat étroit avec lui.

Pourtant connu et reconnu comme un modèle efficace, ce fonctionnement devait être trop simple pour les élus UMP du Conseil général.
Ainsi, plutôt que de continuer à confier ces missions directement aux associations spécialisées de notre territoire, il a été décidé de faire appel à la mise en concurrence sur les marchés publics pour sélectionner la structure la plus performante.

Avant :

  • une subvention annuelle votée par les élus pour une prestation définie en partenariat.


Aujourd'hui :

  • la rédaction par les services du pôle insertion d'un cahier des charges techniques
  • la rédaction par le service du code des marchés publics d'un appel d'offre ouvert
  • la consultation dudit appel d'offre par les associations et acteurs intéressés
  • la réalisation d'un dossier en réponse dont le formalisme pointu nécessitera une traduction complexe du projet associatif existant en créant un risque non nul d'une erreur matérielle éliminatoire
  • le dépôt de la réponse à l'appel d'offre
  • l'examen de la réponse par deux services différents (solidarité et marchés publics)
  • la réunion de la commission d'appel d'offre ou de la sous commission ad-hoc
  • la confirmation, par le vote des conseillers généraux, de la désignation de l'heureux soumissionnaire arrivé en tête du classement.


Signalons que le critère de proximité sera essentiel. Il est donc probable que les structures associatives actuelles seront retenues, mais rien n'est certain.

Bref, au mieux, une complexification notoire pour suivre les règles du saint marché sans aucun intérêt pour les personnes bénéficiant actuellement de ce précieux accompagnement social à visage humain.

Au pire, une mise en concurrence brutale ignorante des enjeux humains, l'éviction des associations de secteur et une insertion au lance-pierre par des structures privées lucratives comme cela fut le cas via Manpower et Ingéus.
Un choix qui s'avéra catastrophique socialement et financièrement pour le Département.

A suivre...

mardi 13 juillet 2010

14 juillet, le défilé de la bêtise humaine

Des hélicoptères, des avions de guerre, des chars et tant de soldats ! N'en jetez plus !

Comme chaque année après la semaine des soldes sur les armes de guerre au salon Eurosatory, c'est le moment du défilé militaire.

Ne comptez pas sur moi pour applaudir ces belles machines à faire de la chair à canon. Le jour du 14 juillet , je reste dans mon lit douillet disait Brassens. Je ferai comme lui.

Et que dire des centaines de milliers d'euros dépensés pour ces manoeuvres militaires en période de rigueur ou de la pollution colossale de tous ces blindés et avions de chasse ?

J'entends déjà les invectives des amoureux des missiles, ceux que l'on n'entend jamais demander une démilitarisation internationale. A ceux-là, je rétorque que tant qu'un désarmement général n'est pas acquis, il est concevable de maintenir une certaine forme de force militaire de défense.

Pour autant, vanter à ce point la pseudo puissance militaire française n'est rien d'autre qu'une  opération de communication nationaliste dont le principal effet, outre de propager le virus du chauvinisme, est de banaliser totalement, voire de valoriser l'usage des armes dont la France est un fabricant majeur et l'humanité une victime permanente.

A remarquer pour cette formule 2010, la présence de 14 pays africains (ex colonies) parmi lesquels plusieurs clients d'armes françaises. Par contre, ne seront pas invitées les populations démunies qui souffrent depuis des décennies des ravages de ces guerres intestines et de ces incroyables gaspillages financiers.

Le 14 juillet voudrait que l'on célèbre la fin des privilèges, une évolution démocratique soucieuse d'un avenir meilleur pour nos sociétés, la fin des dominants et des dominés.

Nous en sommes si loin.

lundi 12 juillet 2010

Début des travaux de plate forme du tramway T6 « Châtillon- Viroflay » le 12 juillet

A partir du 12 juillet, les travaux du tramway T6 « Châtillon- Viroflay » commencent. Ils ont lieu place de la Division Leclerc en limite communale de Châtillon/Fontenay/Clamart et au niveau du carrefour Garenne/Bourcillière/Petit-Clamart en limite communale de Clamart/Meudon/Vélizy.

Ces travaux d'aménagement du tramway portent sur les travaux de surface qui s'étendent sur 12,4 km entre Châtillon et Vélizy-Wagner.

Ce chantier sera réalisé par phases successives selon une logique de 46 tronçons sur l’ensemble du linéaire. Ces tronçons servent de points de repère pendant toute la durée du chantier.

Des modifications de circulation interviendront temporairement sur les voies concernées par les travaux et au débouché des voies adjacentes. Une information spécifique accompagnera ces modifications.

Les agents de proximité sont à la disposition des riverains pour répondre à leurs questions. Ils sont joignables, du lundi au vendredi, de 9h à 17h : Pascaline Breban au 06 69 45 82 31 - Hassane Ahdich au 06 65 24 10 18.

Plus d’informations sur http://www.tramway-chatillon-viroflay.fr

samedi 10 juillet 2010

Les vilains journalistes

La meilleure défense est l'attaque, dit-on chez les guerriers de la politique.

Et voici qu'après des révélations sur le financement de l'UMP et jusqu'à la campagne de Nicolas Sarkozy, ce grand parti politique épris d'éthique s'attaque violemment aux média relayant l'information.

Ouh les vilains journalistes de Mediapart qui ennuient le pouvoir. Si j'en juge par l'article ci-dessous, même les journalistes de journaux papier comme l'Express s'y mettent. Un vrai complot !

Peu de critiques de la part de France Télévision en revanche dont le Président est nommé par... Nicolas Sarkozy.

De même, l'enquête fiscale sur l'affaire Bettencourt ne sera pas traitée par la justice mais par le ministère des finances, aux ordres de... Nicolas Sarkozy.

Sans autre commentaire.

Quand Eric Woerth récoltait des fonds en Suisse


Par LEXPRESS.fr, publié le 06/07/2010 à 18:24
Mediapart accuse Eric Woerth d'avoir récolté de l'argent liquide auprès de Liliane Bettencourt, pour la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007. Le trésorier de l'UMP s'était aussi rendu en Suisse à l'époque pour lever des fonds. Rappel.
Ce 23 mars 2007, dans l'avion privé d'un des plus gros donateurs helvétique de l'UMP, Eric Woerth se rend en Suisse avec Patrick Devedjian, pour rencontrer la communauté française et lever des fonds pour la campagne présidentielle d'un Nicolas Sarkozy qui, pour des raisons d'image, a renoncé à se déplacer lui-même. Alors que l'affaire Johnny vient à peine de refroidir, le futur président de la République, en effet, ne souhaite pas s'afficher avec des exilés fiscaux.

La section locale de l'UMP organise une réunion publique au Crown Plaza, près de l'aéroport puis un événement spécial avec les membres du Premier cercle, les plus gros donateurs, au Caviar House, un restaurant aujourd'hui disparu. Une cinquantaine d'invités peuvent aborder les deux hauts dirigeants de l'UMP en toute décontraction. "Cinquante multiplié par 3000, ça faisait un beau paquet d'argent", se souvient un des participants en référence à la limite minimale de dons pour être accepté comme membre du Premier cercle. La loi, elle, prévoit un maximum de 4600 euros pour financer la campagne d'un candidat, et de 7500 euros pour un parti.

"A l'époque, Woerth ne se préoccupait pas trop de savoir d'où venait l'argent qui lui était donné, poursuit cette source, ni si cet argent avait été déclaré en bonne et due forme. Or, évidemment, tous ces donateurs ont eu, à un moment ou à un autre, de l'argent non déclaré sur leurs intérêts français".
L'UMP Suisse, en revanche, n'a rien reçu. Tous les frais de ces réceptions avaient été assurés par les responsables locaux car le parti ne souhaitait pas les faire entrer dans les comptes de campagne. Histoire, sans doute, de ne pas transférer d'argent en Suisse...

mardi 6 juillet 2010

Les opérations lucratives de promotion immobilière continuent dans le sud des Hauts-de-Seine


Communiqué de presse des Verts des Hauts-de-Seine

mardi 6 juillet 2010

Lors de sa dernière séance publique, le Conseil général des Hauts-de-Seine a voté la vente de l'un des plus beaux panoramas d'Ile de France à la Commune du Plessis-Robinson dont le Maire UMP, Philippe Pemezec, est passé maître dans l'art de bétonner son territoire à des fins de logements de standing.

Achetés près de 4 millions d'euros 6 ans plus tôt par le même Conseil général pour en faire un site dédié au développement durable, ces anciennes guinguettes situées 22-32 rue de Malabry sur un terrain de 3081 m2 et dont la vue exceptionnelle surplombe le sud parisien jusqu'aux plaines d'Orly seront finalement bradées pour 500 000 euros ! Comble du cynisme : cela se passe en 2010, année déclarée de la "biodiversité" ! 

Nul doute que les promoteurs privés se tiennent prêts à déposer leurs permis à la mairie du Plessis car la délibération prévoit un partage des bénéfices entre la ville et le département en cas d'opération juteuse. La trame verte, étendard du Grenelle  de l'environnement, ne résiste pas longtemps lorsqu'il s'agit du profit immédiat...

Après le projet de démolition d'une partie de la cité Résidence Universitaire d'Antony, après le déménagement contraint de l'IUFM d'Antony, voila une nouvelle preuve que l'intérêt général et le patrimoine naturel départemental d'exception pèsent peu face aux opérations privées.

Vincent Gazeilles, Conseiller général Vert de Clamart, a voté contre cette délibération.

Les Verts des Hauts-de-Seine dénoncent cette gestion ignorante des biens publics de la part du Conseil général.

Contacts :

Vincent Gazeilles, Conseiller général de Clamart, les Verts. 01 40 95 14 31.contact@gazeilles.net
Joelle Paris. 01 46 91 08 80. Porte parole Verts des Hauts-de-Seine
François Soulabaille. 06 17 97 51 96. Porte parole Verts des Hauts-de-Seine

Vue depuis le site
Le panneau descriptif de l'ancien projet
Le plan du site
Le vieux bâtiment

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