Vincent Gazeilles, conseiller général des Hauts-de-Seine (Les Verts)

mardi 31 août 2010

Contre la politique anti-étrangers, manifestons samedi

On pensait que la coupe était pleine, que les remontrances de l'Europe, du Pape ou de l'ONU contre la politique honteuse de ségrégation du gouvernement Sarkozy allait permettre de stopper cette escalade dangereuse. Mais rien n'y fait. Un renforcement des mesures anti-étrangers est annoncé.

En plus des sans-papiers, voici les Roms et les gens du voyage désignés responsables de nos problèmes par un gouvernement et un État UMP en perdition morale, même si ce n'est pas encore dans les sondages.

Comme tant d'autres, j'ai maintes fois dit le danger de cette stratégie électoraliste consistant, comme le fait si bien le front national, à apeurer les populations via des discours sécuritaires entretenant l'idée que les hordes de barbares nous menacent.

Danger car la peur fait perdre la raison à des français déjà déboussolés par un changement de monde. Danger car dans un contexte économique difficile et face à des enjeux écologiques que nous devons affronter, la solidarité entre les personnes, les peuples, les générations est indispensable.Nous nous  en sortirons en nous serrant les coudes, pas en cherchant de faux coupables.

Jouer aujourd'hui la carte de l'autre est ton ennemi, vote pour que je te protège, est une manipulation scandaleuse une nouvelle preuve de l'irresponsabilité des leaders politiques d'un parti sans éthique. Cette démarche nous mène au repli sur soi, à l'affrontement et au chaos social. Honte à celles et ceux qui soutiennent cette politique.

Samedi, à l'appel de très nombreux mouvements politiques et associatifs, manifestons contre ce racisme d'État.

La manifestation partira à 14 heures de République pour aller vers l'Hôtel de Ville

mardi 24 août 2010

Drogués à la consommation, réagissons ! Suite de la série sur la simplicité volontaire.


En cherchant sur Internet le compte rendu d'un atelier des universités d'été des Verts-Europe Écologie animé par Patrick Viveret, je suis tombé sur un petit bijou de pédagogie concernant les ravages de ce modèle économique dont les productivistes nous disent tant de bien...
Je vous le conseille vivement à la place d'une soirée télé ou d'une matinée shopping. C'est ICI (attention 1h30).

En bien plus court, une intervention de Pierre Rabhi ICI

Ecolo, oui, mais bien plus encore....

Face à la surconsommation intenable des ressources naturelles mondiales, la démarche individuelle de « simplicité volontaire » ou de « sobriété heureuse » est une réponse écologique personnelle concrète et indispensable pour préserver la planète.
Mais c'est bien plus encore. Se contenter de besoins de base, refuser la richesse et l'excès de matérialisme aliénant est une vraie libération de l'esprit. Tel Diogène ou d'autres courants philosophiques et religieux, il nous faut prendre conscience que la course à la possession est une véritable prison intellectuelle qui nous contraint à travailler sans relâche, à accaparer trop alors que d'autres ont trop peu, à oublier de relever la tête pour profiter des bonheurs simples de la vie.

Nous sommes drogués de consommation par une publicité mensongère au service de dealers de produits inutiles. A défaut de se sevrer rapidement, soyons en déjà conscients.

vendredi 13 août 2010

Simplicité volontaire et décroissance, les deux volets d'une même démarche durable

La croissance infinie et la boulimie de consommation n'étant ni durablement viables ni intellectuellement satisfaisantes, le concept de vivre mieux avec moins apparaît comme un modèle vertueux, écologique, socialement et économiquement intéressant.

C'est ainsi qu'au milieu de la propagande pour le toujours plus de tout, a émergé, sous une forme populaire et non religieuse, la démarche de simplicité volontaire, démarche personnelle de consommation réduite, complémentaire et indispensable à l'idée de décroissance collective.

La simplicité volontaire invite à se contenter de peu avec plaisir.

La définition du réseau québécois de simplicité volontaire (RQSV) aborde les point suivants :

  • une façon de vivre qui cherche à être moins dépendante de l’argent et de la vitesse, et moins gourmande des ressources de la planète ;
  • la découverte qu’on peut vivre mieux avec moins ;
  • un processus individualisé pour alléger sa vie de tout ce qui l’encombre ;
  • un recours plus grand à des moyens collectifs et communautaires pour répondre à ses besoins et donc un effort pour le développement d’une plus grande solidarité ;
  • le choix de privilégier l’être plutôt que l’avoir, le « assez » plutôt que le « plus », les relations humaines plutôt que les biens matériels, le temps libéré plutôt que le compte en banque, le partage plutôt que l’accaparement, la communauté plutôt que l’individualisme, la participation citoyenne active plutôt que la consommation marchande passive ;
  • la volonté d’une plus grande équité entre les individus et les peuples dans le respect de la nature et de ses capacités pour les générations à venir ;
  • un courant social important qui, bien au-delà du RQSV, tente de répondre à des problèmes de société de plus en plus pressants (course folle de la vie moderne, endettement excessif, insatisfaction malgré une consommation débridée, épuisement professionnel, gaspillage et épuisement des ressources naturelles, désintégration du tissu social, etc.).


Comme d'autres, je suis convaincu de l'utilité personnelle et collective de cette démarche et j'ai souhaité l'intégrer dans ce site, d'une façon théorique mais aussi via sa mise en œuvre au quotidien.


J'espère susciter de l'intérêt et des échanges fructueux au travers de quelques articles à venir.

mardi 10 août 2010

Appel à signatures : Nous sommes tous français

Après cette nième grenade sarko-lepeniste désignant les français d'origine étrangère comme une cause principale d'insécurité, il est indispensable de réagir. Merci de soutenir, via la pétition ci-dessous, l'appel de ceux qui pensent que la sécurité et la paix sociale passent par l'intégration, la prévention et la justice, non pas par la stigmatisation de bouc-émmissaires.
Nicolas Sarkozy et son gouvernement UMP nous entrainent quotidiennement vers le fond de l'égout des sentiments humains.
Ce contre feu "anti affaire Woert" et cette stratégie électoraliste malodorante sont de nouvelles preuves de l'incapacité de l'UMP et de ses adeptes à gérer les dossiers environnementaux et sociaux à venir.

Europe Ecologie, soutenu par les Verts et Régions et Peuples Solidaires

Appel à signatures : Nous sommes tous français

Le constitutionnaliste Olivier Duhamel et quatre autres signataires lancent un appel solennel, déjà signé par plus de 18000 personnes, après les déclarations de Nicolas Sarkozy stigmatisant les Français "d'origine étrangère". Ils appellent le Président de la République "à apprendre les leçons du passé et à renoncer sans attendre à la mise en oeuvre d'une régression aussi contraire aux principes fondamentaux de la République".

signez la pétition de Mediapart : nous sommes tous français

mercredi 4 août 2010

La planète est-elle devenue folle ?

En ce jour de début de mois d'août, près de la gare Montparnasse, un vendeur de journaux avait affiché un gros titre d'un quotidien local :

La planète est-elle devenue folle ?

Sécheresse et incendies gigantesques en Russie, Neige au Brésil, Inondations exceptionnelles au Pakistan, la question se pose bel et bien mais la réponse est claire : NON.

Non, la planète n'est pas devenue folle. La planète subit les effets d'une espèce animale dominante qui a réussi, en un peu plus d'une centaine d'année, à dérégler les climats, à extraire la majeure partie des énergies carbonées du coeur de la terre, à empoisonner les sols, l'eau et l'air avec des déchets radioactifs, à polluer les rivières, les fleuves et les océans de produits durablement toxiques, à vider les nappes phréatiques, à supprimer des millions d'hectares de forets anciennes, à faire disparaitre des milliers d'espèces vivantes.

Cette espèce est-elle folle ? Ce n'est pas sûr. Elle semble capable de raison et de réflexion d'avenir. Certains de ses membres plaident pour un ralentissement de ces activités destructrices et auto-destructrices mais ils sont encore trop peu nombreux pour inverser rapidement le cours des évènements. D'autres membres influents ne semblent pas remarquer les problèmes ce qui rassure la plupart des membres.

Pourtant, nul doute que sans une rapide décroissance des nuisances impliquant un rapide changement de comportement de chacun de ses membres, cette espèce est condamnée à subir une catastrophe majeure, violente et douloureuse, un retour en arrière de plusieurs siècles.

samedi 31 juillet 2010

L'insertion des personnes fragiles soumise à la concurrence des marchés

Les ultra-libéraux de l'économie capitaliste l'avaient rêvé, Patrick Devedjian et l'UMP l'ont fait.

Jusqu'alors, le Conseil général des Hauts-de-Seine, faute de savoir tout traiter en direct, s'appuyait sur les associations locales d'insertion par le travail pour suivre et sortir de la précarité des personnes en grande difficulté.
Je précise que lesdites associations étaient très régulièrement auditées par les services de contrôle du Département et travaillaient en partenariat étroit avec lui.

Pourtant connu et reconnu comme un modèle efficace, ce fonctionnement devait être trop simple pour les élus UMP du Conseil général.
Ainsi, plutôt que de continuer à confier ces missions directement aux associations spécialisées de notre territoire, il a été décidé de faire appel à la mise en concurrence sur les marchés publics pour sélectionner la structure la plus performante.

Avant :

  • une subvention annuelle votée par les élus pour une prestation définie en partenariat.


Aujourd'hui :

  • la rédaction par les services du pôle insertion d'un cahier des charges techniques
  • la rédaction par le service du code des marchés publics d'un appel d'offre ouvert
  • la consultation dudit appel d'offre par les associations et acteurs intéressés
  • la réalisation d'un dossier en réponse dont le formalisme pointu nécessitera une traduction complexe du projet associatif existant en créant un risque non nul d'une erreur matérielle éliminatoire
  • le dépôt de la réponse à l'appel d'offre
  • l'examen de la réponse par deux services différents (solidarité et marchés publics)
  • la réunion de la commission d'appel d'offre ou de la sous commission ad-hoc
  • la confirmation, par le vote des conseillers généraux, de la désignation de l'heureux soumissionnaire arrivé en tête du classement.


Signalons que le critère de proximité sera essentiel. Il est donc probable que les structures associatives actuelles seront retenues, mais rien n'est certain.

Bref, au mieux, une complexification notoire pour suivre les règles du saint marché sans aucun intérêt pour les personnes bénéficiant actuellement de ce précieux accompagnement social à visage humain.

Au pire, une mise en concurrence brutale ignorante des enjeux humains, l'éviction des associations de secteur et une insertion au lance-pierre par des structures privées lucratives comme cela fut le cas via Manpower et Ingéus.
Un choix qui s'avéra catastrophique socialement et financièrement pour le Département.

A suivre...

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