laNef

villeSansVoiture

xubuntu

vendredi 24 avril 2015

Génocide arménien, la douleur de la négation

Hommage au million et demi d'arméniens morts en 1914 sur ordre des autorités ottomanes. La négation de cette horrible page de l'humanité doit être combattue, pour le bien des turcs comme celui des arméniens.

J'ai en souvenir une visite à Erevan sur le lieu de commémoration de ces massacres, le silence pesant qui règne inévitablement en ces lieux où l'on prend conscience de la folie meurtrière des hommes.

J'ai en souvenir le film de Mathieu Zeitindjioglou «Le fils du marchand d'olives» qui retrace le voyage en Turquie du petit fils d'un marchand d'olive arménien, ce dernier ayant été contraint de 'turquifier' son nom pour échapper au génocide de 1915. L'oubli devient plus fort et plus désespérant que la négation.

N’oublions rien et luttons toujours contre la barbarie et la haine de l'autre.

vendredi 17 avril 2015

EPR DE FLAMANVILLE CHRONIQUE D'UN FIASCO ANNONCÉ


Décidément, l'EPR de Flamanville est en train de devenir le fiasco industriel du siècle ! Prévu à l'origine pour 2012 (son budget a triplé et avoisine les 10 milliards d'euros),il pourrait en réalité ne jamais voir le jour. En effet, sa cuve principale ne serait pas suffisamment fiable pour accueillir le cœur du réacteur ! Une « anomalie très sérieuse » pour l'Autorité de Sureté du Nucléaire (ASN), le gendarme du secteur qui se demande s'il n'est pas opportun d'arrêter le chantier en attendant d'y voir plus clair. Le doute est d’autant plus fort que ce sont des cuves du même type qui ont été installées à Taischan (Chine) et qui étaient construites pour Hinkley Point (Grande Bretagne). C'est donc toute la série des EPR qui est compromise.

Si ce nouveau problème est confirmé, il porterait un coup fatal au développement de cette nouvelle génération de centrales et par là même au secteur nucléaire tout entier. Quel avenir pour un « fleuron industriel » en quasi-faillite qui vend des casseroles percées ? Comment dans un monde post-fukushima, poursuivre dans cette voie alors que le voile se lève enfin sur le vrai coût du nucléaire et sur son impossible sûreté ? Est-ce parce que les chantiers sont littéralement interminables que certains s'amusent encore à parler du nucléaire comme d'une « filière d'avenir » ?

L'avenir est bien au développement des énergies renouvelables. La loi de transition énergétique doit ainsi aller à son terme pour engager un plan de réduction de la consommation d'énergie et de développement de ces énergies d'avenir. Mais au-delà, c’est le monde de l'après nucléaire que nous construisons dès maintenant, et cette transition pourrait bien se transformer en révolution, plus rapidement que prévu.

Emmanuelle Cosse
Secrétaire nationale d’EELV

mercredi 8 avril 2015

Energie : le rapport caché sur une France 100% renouvelable

Encore un grand merci au ps pour son sens du respect des intérêts des lobbys


PAR CHRISTOPHE GUEUGNEAU ET JADE LINDGAARD
Mediapart s'est procuré le rapport commandé par l'Ademe sur une France 100 % renouvelable en 2050 : le potentiel énergétique est colossal, et ne coûterait pas beaucoup plus cher que de maintenir le nucléaire. Mais visiblement, il dérange puisque sa publication a été repoussée. Nous le publions en intégralité pour ouvrir le débat que l'administration a voulu refermer.
Les 14 et 15 avril prochains, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), placée sous la tutelle des ministères de l’écologie et de la recherche, organise un colloque sur les énergies renouvelables dans la production d’électricité en France. Il s’intitule « 40 % d’électricité renouvelable en 2050 : la France est-elle prête ? ». À l’origine, devait y être présentée en avant-première une étude de l’Ademe sur un scénario beaucoup plus radical : une France en 2050 dont 100 % de l’électricité serait produite par des sources renouvelables : hydraulique, éolien, photovoltaïque, géothermie, bois, méthanisation, énergies marines… Ce rapport, très attendu, était annoncé depuis des mois par l’Ademe et son président, Bruno Léchevin.
Mais la séance de présentation de ce document a été retirée du programme à quelques jours de la réunion,comme l’a révélé Le Monde dans son édition du 4 avril.« Cette étude exploratoire avait été annoncée, mais des travaux complémentaires sur certains points doivent être menés, afin de consolider l’étude », explique l'Ademe, jointe par Mediapart. 
Pourtant, ce rapport de 119 pages est bel et bien finalisé – dès la page de garde, le lecteur pourra lire la mention « rapport final ». Mediapart se l’est procuré et le publie ci-dessous. Fruit de 14 mois de travail, extrêmement précis et argumenté, il explique que rien n’empêche qu’en France 100 % de l’électricité provienne de sources renouvelables en 2050. Il révèle également, calculs détaillés à l’appui, que ce scénario ne coûterait pas beaucoup plus cher aux consommateurs que le maintien du nucléaire à 50 % de la production électrique, seuil fixé par François Hollande pour 2025. Alors que la loi de transition énergétique, en cours de vote au Parlement, devrait entériner cet objectif de 50 % du nucléaire, le rapport de l’Ademe est explosif. Il prend le contre-pied de l’idée si souvent reprise par les élus et par le gouvernement, selon laquelle le maintien de l’atome dans le mix énergétique français est l’option de loin la moins onéreuse pour les comptes publics.
Selon l'Ademe, jointe par téléphone ce mercredi, la publication du document a été reportée car « certains points doivent être confrontés avec les professionnels du secteur ». Pourtant, ses auteurs précisent que « dans un objectif de robustesse et de solidité scientifique, les hypothèses, méthodologies et résultats ont été confrontés à un comité scientifique constitué d’experts nationaux et internationaux du domaine de l’énergie, à la fois industriels et académiques » : RTE (la filiale de transport d’électricité d’EDF - ndlr), l’Agence internationale de l’énergie, l’Iddri (le centre de recherche de Sciences Po), Météo France, SRU et Total. Mais l'Ademe persiste : « Écoutez, je vous le répète, certains points vont être consolidés dans le but d’obtenir des résultats plus complets et plus robustes, notamment sur des points économiques. » Qui a bloqué la publication, l’agence ou le ministère de l’écologie ? « Écoutez, là vous êtes au service de presse, la publication de l’étude a été reportée pour les raisons que je viens d’évoquer. »La question reste à ce stade en suspens.
Que contient ce rapport qui dérange ? En voici les principaux éléments.
  • En France, 100 % de l’électricité peut être produite par des sources renouvelables en 2050
L’objectif du rapport est de vérifier la crédibilité de l’hypothèse d’un mix électrique 100 % renouvelable en 2050, même avec des conditions météorologiques défavorables. Premier enseignement : la France dispose d'un potentiel renouvelable considérable. La production pourrait atteindre 1268 TeraWatt heure (TWh), soit trois fois la demande d'électricité escomptée (422 TWh).
Les auteurs identifient plusieurs mix possibles 100 % renouvelable, permettant de répondre à la demande « sans défaillance », c’est-à-dire en satisfaisant la consommation à tout moment du jour et de la nuit. Dans leur cas de référence, la production se décompose entre 63 % d’éolien, 17 % de solaire, 13 % d’hydraulique et 7 % de thermique renouvelable (incluant la géothermie). La capacité nationale installée est de 196 GW, soit une hausse de plus de 55 % par rapport au parc actuel (en raison des différences de taux de charge entre les renouvelables et le nucléaire). La production totale annuelle baisse de 11 % par rapport à la production actuelle, alors que la consommation baisse de 14 %. 

mercredi 1 avril 2015

Non au poison d'avril

stop round up

lundi 30 mars 2015

Défaite et recul de la gauche dans les Hauts-de-Seine

Sans grande surprise, la gauche subit un important recul dans notre département et en France. Dans les Hauts-de-Seine, le PC passe de 8 à 6 élus, le PS de 7 à 2 et les écologistes perdent le seul siège que j'occupais depuis 2001.

Notons que si le scrutin était promotionnel, les écologistes aux alentours de 10% auraient remporté 3 sièges environ. Mais ni le PS ni l'UMP n'ont intérêt à cela. CQFD !

La faible participation en dit long sur le désintérêt de l'électorat populaire pour un scrutin pourtant essentiel dans le domaine de l'action sociale. De même, le score global du FN est là et bien là pour rappeler que faute de politique innovante et courageuse, le chaos et la division de la république nous attendent.

Avis au PS qui pilotait les Départements et gouverne encore les régions et l’État. Il est rare d'avoir autant de pouvoirs et de les gaspiller ainsi.

mercredi 25 mars 2015

Un second tour contre l'hégémonie UMP dans les Hauts-de-Seine

Nous remercions les 2780 électrices et électeurs qui ont soutenu notre candidature et nos projets pour un Département social et écologiste. Leur engagement à nos côtés n'a malheureusement pas permis d'en finir avec le bipartisme français qui empêche les formations de gauche et écologistes les plus progressistes d’être représentées dans les Conseils Départementaux.

La mise en place précipitée de la réforme territoriale, incompréhensible pour nos concitoyens, et le mode de scrutin choisi d’un commun accord par les deux partis dominants maintiennent par ailleurs l’abstention à un niveau inquiétant.

Dans notre département si souvent touché par des affaires de corruption, il est essentiel d'éviter une dangereuse hégémonie d'élus UMP clientélistes et cumulards.

Malgré une politique gouvernementale à laquelle nous sommes opposés, dans un contexte local spécifique, et face à la montée du Front national, dont se rapproche dangereusement une partie de la droite, nous appelons à soutenir Guy Janvier et Yannick Geffroy, en leur demandant de s'engager ouvertement  sur des propositions fortes de défense des plus démunis, de l'environnement et des modes de consommation sobres et responsables.

 

C. Naviaux, R. Rabeau

- page 1 de 140