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lundi 22 décembre 2014

Contestation du budget de l'assainissement 2015 du Conseil général



Monsieur le Préfet,

Par la présente, je souhaite attirer votre attention sur le budget départemental de l'assainissement des Hauts-de-Seine 2015 voté le 11 décembre dernier en séance publique du Conseil général (14.121).

Ce rapport valide, via sa délibération n°2, l'abandon des compensations financières depuis le budget général vers le budget de l'assainissement en cas de travaux de dévoiement de collecteurs pour des opérations d'urbanisme (projet routier ou projet de tramway par exemple).

Par cette décision que j'ai contestée en séance, la recette de la taxe sur l'eau pour la part départementale d'assainissement sera détournée de sa vocation initiale de financement des travaux d'entretien et de rénovation du réseau au profit de travaux dévoiement de réseau liés aux opérations de voirie du Conseil général.

Je considère que les budgets ne sont dès lors plus sincères :
  • ni le budget général qui se déleste indûment d'une partie des coûts d'infrastructures sur le budget d'investissement ;
  • ni le budget départemental d'assainissement qui se voit grevé par des dépenses sans rapport direct avec l'entretien du réseau.
Dans ce contexte, je vous demande de bien vouloir contester auprès du Conseil général le bien-fondé de cette délibération.

Dans l'attente de votre réponse, recevez, Monsieur le Préfet, l'expression de mes salutations les meilleures.

Vincent Gazeilles
Conseiller général des Hauts-de-Seine
Canton de Clamart
contact@gazeilles.net
01 40 95 14 31
http://www.gazeilles.net


vendredi 19 décembre 2014

Demi journée de travail au sujet de la précarité énergétique

Petit mot à l'intention des personnes présentes pour cette demi journée de travail au Conseil général.

On pense souvent qu'écologie et action sociale en direction des plus fragiles ne sont pas liées.
C'est bien entendu inexact et ce thème de la précarité énergétique illustre à merveille que faire de l'écologie en réduisant les consommations d'énergie a un impact social positif sur les budgets des familles modestes.
Symétriquement, réduire les dépenses énergétiques superflues est bon pour le pouvoir d'achat individuel mais aussi pour la planète et l'ensemble de ses habitants.

Nous devons donc agir, chacun à sa place, collectivités locales, élus, services, associations, individus, pour aller dans le sens d'une sobriété énergétique heureuse basée sur une réduction des gaspillages et l'usage croissant des énergies renouvelables.

Quels que soient les freins qui subsistent encore dans ce domaine, il est de notre devoir de faire au mieux pour négocier la transition énergétique qui se profile en ne laissant personne souffrir d'un manque d'accès aux fluides et à l'énergie.
Des choix judicieux en matière de matériels et produits basse consommation aux plans d'isolation des bâtiments en passant pas les conseils judicieux des économes de flux ou des conseillères en économie sociale et familiales, il y est essentiel de libérer les idées et les initiatives.

N'économisons pas notre énergie pour construire le monde de demain !
Merci aux initiateurs (ADEME, IDEMU, Croix Rouge, Conseil général), merci aux acteurs présents ce jour et bonne réunion.

Vincent Gazeilles

Conseil général et Mairie de Clamart unis pour le meilleur de la voiture et le pire des cyclistes


Ce matin, l'association des Dérailleurs de Clamart s'est mobilisée à la gare pour dire son ras le bol des mesures anti-cyclistes actuelles et à venir portée par la nouvelle mairie UMP de Clamart.

  • menace de suppression les couloirs de bus élargis accessibles aux cyclistes avenue Jean Jaurès et Victor Hugo
  • démontage d'arceaux vélos, destruction des U et antivols, empilage de vélos place de la gare
  • refus de piste ou bande cyclable le long de la rue Claude Trébignaux dans le cadre du projet de tramway Antony Clamart

La liste des errements et malveillances politiques à l'égard des cyclistes s'allonge rapidement. Monsieur Berger (nouveau maire) n'a jamais caché son amour des voitures et des parkings mais il y a des limites à la ringardise.

De son côté Patrick Devedjian, dont le mépris des cyclistes urbains est également bien connu, vient de nous gratifier d'une réponse édifiante via ses services suite à une demande de subvention émanant de la plus grosse association de cyclistes urbains d’Île-de-France.


Nanterre le 28 novembre 2014
Monsieur le Président, Par courriel en date du 9 octobre 2014, vous avez sollicité une demande de subvention au titre de l'année 2015, en faveur de l'association "Mieux se déplacer à bicyclette".
Cette association qui fait état de 374 adhérents altoséquanais a pour but de développer l'usage de la bicyclette dans les Hauts-de-Seine ainsi qu'en région Île-de-France.
Compte tenu des enjeux en matière de sécurité routière dans notre Département, nous devons concentrer nos actions et nos moyens sur les piétons (âgés) et les usagers des deux roues motorisés.
En effet, à ce jour, sur les 19 tués sur l'ensemble du réseau routier départemental, nous dénombrons 6 piétons, 1 cycliste et 9 conducteurs de deux roues motorisés.
Ce constat m'amène à refuser votre demande de subvention car elle n'entre pas dans nos objectifs prioritaires sur l'année 2015. Je vous prie de croire, Monsieur le Président, à l'assurance de mes sentiments les meilleurs.


Le Département doit être cyclable partout. On se tue à vous le dire, mais face à tant de mauvaise foi, il y a quand même des limites.

mercredi 17 décembre 2014

Ouvrons les données



J’étais ce matin à la réunion du conseil départemental de développement durable qui a été saisi pour donner un avis sur l'open data départemental.
Le Conseil général progresse doucement sur ce dossier très important bien que peu connu du public.
J'en ai profité pour évoquer quelques points.

1. Il est important de produire des jeux de données qui ne soient pas trop anciens. Fin 2014, ne pas avoir les subventions aux organismes pour 2013 laisse une marge de progrès.
2. Qualité des données. Les choses s'améliorent mais il y a quelques mois, il était possible de trouver du texte dans les champs numériques, ce qui rend impossible une exploitation automatique.
Je note que les formats accessibles incluent un format non ouvert (xls) mais pas l'équivalent en format ouvert (ods). Merci de faire évoluer ce point.
Afin de croiser et de consolider les données, il est nécessaire de fournir les champs suffisants. Par exemple, les subventions aux organismes ne contiennent pas la ou les villes concernées. Et je n'ai pas trouvé de tables annexes créant ce lien.
Je souhaite insister sur la standardisation des entrées. Je note des noms de clé comme « raison sociale de l'organisme » ou « montant versé » (avec un accent). Être capable d'unifier, de normer nos clés d'entrée est essentiel.
3. Enfin, pour produire et utiliser des données fiables et à jour, l'implication des services est indispensable. Ces données ne peuvent être simplement extraites à grands frais  de formats aussi divers qu'hétérogènes.

samedi 13 décembre 2014

Inauguration du tramway T6

Inauguration sous la pluie de ce nouveau tramway. Lancé il y a quatorze ans après l'abandon définitif d'un délirant projet d'autoroute souterraine pasquaien, ce tramway aura mis du temps à rouler.

  • Critiqué pour son mode pneu + rail de guidage par la RATP et d'autres ;
  • retardé pour des problèmes de financements État/Région/Département ;
  • discuté concernant le nombre de voies routières devant rester en place : finalement la sagesse a prévalu avec une suppression de l'ancienne 4 voie routière sur la plupart du tracé (pas partout hélas). Merci aux militants écologistes qui ont travaillé dans ce sens depuis longtemps ;
  • re-retardé du fait du dépôt de bilan de l'entreprise initiale, Translohr, dont les activités furent reprises par Althom.


Le voilà ! Réjouissons-nous et souhaitons longue vie à ce nouveau transport de surface agréable, peu polluant, silencieux qui vient enfin reprendre un peu de place à la voiture individuelle.

Les difficultés ne sont pourtant pas toutes dépassées :

  • soyons vigilant à l'adaptation des lignes de bus pour que les correspondances soient facilitées ;
  • travaillons, comme je l'avais préconisé dès 2001, pour une prolongement vers Paris sur la RD906 (direction Bd des Maréchaux et Métro Alésia) pour offrir un autre terminus que la ligne 13 ;
  • surveillons la saturation (déjà annoncée) de la ligne et demandons, le cas échéant, une augmentation du nombre de rames ;
  • exigeons l'accès aux rames pour les cyclistes et leur vélo en heures creuses puisqu'il ne dérangent alors personne (je ne m'étends pas sur les aménagements cyclables limités le long de la RD906)

Photo souvenir : Marie-Catherine Poirier, ancienne adjointe au Maire de Clamart chargée des transports était avec moi ce matin.


jeudi 11 décembre 2014

Intervention sur le débat budgétaire 2015

Monsieur le président, chers collègues,

pour entrer dans le vif du sujet concernant ce débat budgétaire 2015, je citerai trois phrases de votre rapport :
1. le projet de budget primitif 2015 s'inscrit dans un contexte économique et budgétaire préoccupant pour l'ensemble du secteur public local.
2. le montant de la baisse de la dotation de l'État serait désormais de 50 millions d'euros.
3. le budget d'investissement de la culture connaît une progression très importante en 2015 s'élevant à 85,9 millions d'euros contre 6,5 millions d'euros en 2014 !

J'entends déjà les courageux défenseurs de cette politique départementale m'opposer que cette impressionnante dépense concerne l'investissement, l'emploi, la croissance, le rayonnement des Hauts-de-Seine et, allons-y, la culture pour tous. Elle serait donc parfaitement justifiée ! Je tousse !

Non, chers collègues, on ne peut pas à la fois exprimer des craintes fortes et justifiées sur la conjoncture économique difficile dans laquelle nous sommes et se lancer dans des dépenses pharaoniques que la population ne vous a d'ailleurs jamais demandées.
Au plan global, le développement sans contrainte pillant les ressources naturelles pour produire toujours plus touche à sa fin et c'est tant mieux.
Hélas, les partis traditionnels perdus et perplexes malgré leurs prières au Dieu croissance restent incapables de penser le monde et le modèle de demain.
-- celui qui ne gaspille plus, répare au lieu de jeter
-- celui qui réduit les déplacements au lieu de les amplifier en amplifiant également la crise climatique
-- celui qui partage et réduit le temps de travail
-- celui qui taxe les super riches et les super profits
-- celui qui cesse de tout concentrer dans les mégapoles et prône une économie déparisianisée, localisée, à échelle humaine, porteuse de sens et respectueux de notre environnement
-- celui qui protège les terres agricoles au lieu de les bétonner
-- celui qui refuse la croissance sans conscience
-- celui qui ne rend pas malade avant même celui qui soigne
-- celui qui fait la différence entre l'intérêt général et l'intérêt des multinationales.

Le monde de demain est à notre portée et il est désirable. Pourquoi nous accrocher au fantôme du précédent ? Manque de vision ou de courage sans doute. Ne traînons plus car l'aventure humaine pourrait se terminer plus tôt que prévu.
Je précise aussi que des changements importants de modèle créent toujours un gisement considérable d'emplois.

Au plan local, dans notre département, l'heure devrait être aux choix essentiels :
-- le soutien aux plus fragiles, la promotion massive de projets locaux sociaux, solidaires et écologiques
-- la réduction de nos millions de dépenses annuelles d'énergie et de fluides pour nos bâtiments publics. Or le budget baisse.
Ces choix essentiels ne sont hélas pas les vôtres.
Quelques exemples :
outre les dépenses excessives pour une culture luxueuse et centralisée qui ne profitera pas à tous, je dénonce aussi des dépenses pour le sport d'élite et professionnel. Est-il nécessaire de payer plus d'un million d'euros par an pour une équipe de rugby professionnelle ? Bien sûr que non.
Avez-vous raison de dépenser des centaines de millions d'euros (encore 38 millions d'euros cette année) pour doubler les voies routières alors que les transports routiers induisent empoisonnement des populations et catastrophes climatiques ? Bien sûr que non. On me rétorque souvent que vos électeurs soutiennent ce choix. Mais leurs enfants et leurs petits-enfants vous maudiront, n'en doutez pas.

Je note au passage un plan de 50 millions d'euros de travaux de désamiantage des voies routières. Ironiquement, je remercie encore les brillants élus et services techniques de l'époque (pas si lointaine) pour ces aménagements remarquables. Des dépenses consternantes, actuelles et passées.

Je note un effort certain (97 millions d'euros) pour le syndicat des transports d'Île-de-France ce qui est très bien. Dépenser utile, c'est dépenser pour les transports en commun de demain, sans bouder les bus qui permettent un maillage rapide et bien moins cher que les tramways.
Sans détruire les forêts non plus comme pourtant vous l'envisagez pour le projet de tramway T10, alors que ce n'est pas nécessaire. Je note d'ailleurs que vous n'avez pas été capable de calmer le maire de Clamart dont les demandes de modifications profondes du projet risquent de tout bloquer.
Pas un mot sur les investissements utiles pour les cyclistes urbains mais je ne m'attendais pas à autre chose.

Dépenser utile, ce n'est pas se lancer de façon hasardeuse dans un réseau très haut débit dont l'arrêt ne garantit pas une opération économique neutre. Vous avez inscrit la récupération des 27 millions d'euros
– alors que les contentieux avec Numericable ne font que commencer.
alors que la revente et avant même la récupération en propre de ce réseau ne sont pas garanties
Le budget est il vraiment sincère sur ce point ? J'ai même vu qu'un appel d'offre avait été lancé pour une gestion du réseau en régie. Si nous gérons en régie (solution écartée il me semblait), fini les recettes de revente inscrites au budget. Merci de nous expliquer ces changements.

Dépenser utile, ce serait soutenir la rénovation et la construction de logements ou de collèges à très faible impact énergétique.
-- bâtiment passif (consommation minimum)
-- production d'énergie renouvelable
-- choix de matériaux à faible énergie grise
-- choix d'une gestion locale des eaux de pluie
Tout cela n'est pas retenu ou si peu.
Dépenser utile, c'est choisir une alimentation de proximité et biologique pour les collégiens demi pensionnaires de nos 100 collèges.
-- pour leur fournir une alimentation saine
-- pour préserver l'environnement, l'air, l'eau, les sols
-- pour créer de l'emploi durable à quelques kilomètres des Hauts-de-Seine, donc accessible aux alto-sequanais sans emploi et/ou en insertion.
Cela n'est pas fait hélas.

Dépenser utile ce n'est pas se désendetter par principe. C'est investir pour le territoire de 2030 ou 2050, même si le département n'existe plus.
Dépenser utile ce n'est pas sous-traiter à tout va quand la gestion publique en interne peut donner entière satisfaction. C'est donc mettre les moyens humains suffisants pour que les services et des associations sur lesquelles le conseil général s'appuie puissent travailler convenablement.
Pour limiter le délitement de la société et la société à deux vitesses, ils ne sont pas des variables d'ajustement mais des acteurs essentiels.
Ici encore, il y a de quoi être insatisfait.

Je vous remercie

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