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mardi 25 novembre 2014

Suppression de la pub à Grenoble, magnifique !

Magnifique décision de la ville de Grenoble qui a choisi de refuser le fléau de la publicité dans la ville.

Plus que la préservation des sites, c'est celle des cerveaux qui est absolument nécessaire. Bravo à cette équipe écolo qui ne renonce pas à ses projets.

Grenoble préfère les arbres aux sucettes
AFP 23 novembre 2014 à 13:22 (Mis à jour : 23 novembre 2014 à 17:41)
L'Hôtel de ville de Grenoble le 6 février 2014L'Hôtel de ville de Grenoble le 6 février 2014 (Photo Philippe Desmazes. AFP)
La ville va démonter les panneaux publicitaires exploités jusque-là par JCDecaux pour tenir une promesse de campagne.

En saisissant l’opportunité de ne pas reconduire son contrat avec le groupe d’affichage et de mobilier urbain JCDecaux, Grenoble a décidé de bannir les panneaux publicitaires dans ses rues, pour les remplacer notamment par des arbres. C’est là une promesse de campagne et une première en Europe mise en place par le nouveau maire écologiste Eric Piolle.

«La municipalité fait le choix de libérer l’espace public grenoblois de la publicité en développant les espaces d’expression publique et ne lance pas de nouvel appel d’offre pour de l’affichage publicitaire», indique la mairie dans un dossier de presse publié dimanche. Entre janvier et avril 2015, 326 panneaux publicitaires seront ainsi déboulonnés par le groupe JCDecaux, dont 227 «sucettes» (de moins de 2 mètres de haut), 20 colonnes, et 64 grands panneaux de 8 mètres carrés.

Au total, 2051 mètres carrés de panneaux publicitaires disparaîtront définitivement de l’espace public grenoblois. Les espaces sur les abribus ne sont en revanche pas concernés dans l’immédiat, le contrat signé entre JCDecaux et le syndicat mixte des transports en commun (SMTC) de l’agglomération grenobloise ne prenant fin qu’en 2019.

A la place des panneaux démontés, la métropole rhône-alpine de 160000 habitants promet de planter «une cinquantaine de jeunes arbres avant le printemps». Et à partir de janvier, la municipalité devrait également rencontrer les acteurs locaux pour «convenir avec eux des meilleurs lieux d’implantation» des nouveaux dispositifs d’affichage libre, culturel et municipal.

Seul précédent connu à ce jour, la ville de Sao Paulo au Brésil, qui en 2007 avait décidé d’interdire la publicité omniprésente et intempestive sur ses murs. Ironie de l’histoire, la capitale économique du Brésil a depuis réintroduit l’affichage en signant en 2012 un contrat avec JCDecaux pour la mise en place de 1000 horloges qui doivent donner aux citadins l’heure, la température, la qualité de l’air et des informations municipales.
AFP

lundi 24 novembre 2014

Révision du PLU de Clamart, un malaise certain.

En tant que « simple » adhérent local de l’association Val de Seine Vert, j’ai eu l’occasion de participer jeudi dernier à une réunion concernant la modification du Plan Local d’Urbanisme.

A l’ordre du jour : un travail par petits groupes sur les formes urbaines, la densité et le développement durable.

Étaient présents, en plus des services techniques et du prestataire accompagnant le processus, une quinzaine d’invités dont des architectes, des élus de la municipalité UMP, des associatifs et, édifiant, des promoteurs immobiliers ! J’appris d’ailleurs que pas moins de 6 représentants des principaux promoteurs privés étaient systématiquement invités, et ce en amont même de ces ateliers thématiques.

Après une présentation générale de la commune et des quartiers durant laquelle il fut affirmé, sans contestation possible, que la ligne très haute tension était un handicap majeur et que la ville était peu dynamique économiquement (1), les travaux pouvaient commencer.

Il s’agissait de coller des pastilles de couleur sur un plan de la ville et de préciser les territoires à préserver ou à faire évoluer. Chaque représentant de table venait ensuite exprimer les réflexions de son groupe, sans débat avec la salle et sans cadrage sur ce que pouvaient sous entendre les notions de densité ou de réaménagement…

Un travail inévitablement bâclé faute de temps et assez frustrant en matière d’échanges d’idées.

Le second atelier me fut encore plus pénible. En une demi heure, chaque table était censée porter des réflexions et propositions en matière de développement durable, de gestion des eaux pluviales et souterraines, d’énergie, de biodiversité, de déchets. Chaque thème nécessitant au moins une heure de présentation et de cadrage avec la salle pour informer et former avant de concerter, je décidais de ne pas participer à cette mascarade, d’autant plus qu’une participante assise à ma table semblait brûler d’une envie irrépressible de remplir par elle même les cases d’un questionnaire qui m’apparut sans rapport avec le sujet évoqué.

La morale de cette expérience est assez évidente. Les choses se passent ailleurs ou ne se passent pas ! Le rythme « très soutenu », selon les mots de l’animatrice de la soirée, de cette évolution du PLU induit un besoin de faire comme si la concertation avait bien lieu sans la mettre réellement en pratique.

Les zones à laisser aux promoteurs paraissent déjà retenues : la gare, le quartier Percy-Arménie, les anciens terrains EDF et les abords de la RD906. La protection des zones pavillonnaires devrait être confirmée pour ne pas perturber un électorat en place.

Et pour les projets inutiles et hors de prix, la dernière campagne électorales tiendra lieu de concertation. Il seront poussés coûte que coûte par un Maire qui décide tout seul, un peu plus encore que le précédent !



(1) reprise textuelle des propos personnels et hautement contestables du candidat UMP devenu maire de Clamart



  

jeudi 20 novembre 2014

Interview concernant la gestion des eaux pluviales

Association Val de Seine Vert : Le Conseil général des Hauts de Seine a engagé une opération de bassin de stockage d'eaux usées sous le stade Gabriel Péri à Issy-les-Moulineaux. Vous avez été le seul à voté contre ce projet. Pourquoi ?

Ce projet de bassin souterrain de 23000 m3 vise à éviter les débordements des réseaux d'égouts en cas d'orage important. Cela semble utile mais, en réalité, ce n'est pas agir au bon endroit. Dans les faits, nous nous trouvons face à des eaux pluviales venues de l'amont qui se mélangent à toutes les eaux sales du réseau unitaire. Cette eau de pluie souillée en quantité colossale est inutilisable. Elle sera stockée temporairement, puis pompée, puis renvoyée dans les réseaux d’assainissement jusqu'aux usines du SIAAP qui n'ont nullement besoin de ces rejets hautement dilués.
Je précise que le système de pompage fonctionnera en permanence, pour vider le bassin, même hors période d'orage, ce qui générera une consommation électrique inutile et coûteuse.

VSV : Que faudrait-il faire ?
Il faudrait gérer au mieux l'eau de pluie là où elle tombe. C'est d'ailleurs la démarche théorique souhaitée par le Conseil général dans son règlement d'assainissement et c'est exactement l'inverse de ce qui sera réalisé !
Concrètement, il faut travailler très en amont pour stocker l'eau pluviale dans des bassins, réservoirs ou citernes dédiés à l'eau de pluie. Au travers d'un système à double compartiment, cette eau peut être stockée pour une autoconsommation locale à destination des WC, des laves linges, de l'arrosage etc. (ce que les règlements sanitaires autorisent en France depuis quelques années). En sortie de ce premier compartiment, l'eau de pluie en trop grande quantité doit être infiltrée au maximum quand c'est possible tout en créant un effet retard vers le réseau pour éviter l'engorgement nuisible des collecteurs d'assainissement.

VSV : Mais cette technique plus écologique est coûteuse.
Rien n'est gratuit effectivement. Je précise simplement que le prix de ce méga réservoir est de près de 30 millions d'euros ! Utilisée différemment, cette somme aurait permis de développer massivement ces systèmes de gestion locale de l'eau de pluie avec à la clé un triple résultat :
une limitation des inondations,
des économies d'eau pour les ménages et les bâtiments publics,
des centaines d'emplois locaux et non délocalisables associés à cette économie verte.
Nous ratons encore là une belle occasion de faire rimer écologie et emploi.

VSV : Pourquoi ce projet alternatif n'a t-il pas été retenu ?
Sans doute d'abord parce qu'il n'a pas été étudié ! Il faut bien comprendre que, même pour des projets très importants comme celui-ci, aucune commissions de travail impliquant l'ensemble des élus n'a lieu. Et je ne parle pas d'ouverture vers des associations dont les compétences sont parfois grandes. Non, cela se décide et se prépare en tout petit comité, à la demande d'un maire influent par exemple... Lorsque le vote de la délibération arrive, tout est déjà décidé pour le meilleur et, trop souvent pour le pire.

lundi 17 novembre 2014

A Clamart en commission permanente du 17 novembre 2014

dimanche 16 novembre 2014

Réponses aux courriers concernant le contrôle biométrique des collégiens des Hauts de Seine et le plafonnement des loyers dans le département

Deux réponses reçues suite à mes demandes

pas de contrôle biométrique pour les collégiens des Hauts de Seine
http://www.gazeilles.net/forum/index.php?post/2014/09/18/QE_Devedjian_biometrie_collegiens_sept2014


"Wait and see" pour plafonner les loyers dans le département
http://www.gazeilles.net/forum/index.php?post/2014/09/03/Demande-d-encadrement-du-montant-des-loyers-dans-les-Hauts-de-Seine

mardi 11 novembre 2014

Deux commémorations ce 11 novembre

Comme chaque année, le 11 novembre est synonyme de commémoration.

Dans la matinée tout d'abord pour le 100ème anniversaire du début de la guerre de 1914-1918. Celle que Brassens avait élue la pire de toutes, par son nombre de morts et sa capacité à marier tradition avec modernité, baïonnettes, corps à corps sanglants et armes de destruction massive via les bombes et les gaz. Cent ans après, rendons hommage à tous ceux qui y sont restés, pétris de doute sur l'utilité de cet affrontement. Et œuvrons pour la tolérance et la prévention des conflits. Au delà des discours convenus, les preuves quotidiennes d’égoïsmes personnels ou étatiques jusqu'au plus haut niveau politique doivent nous encourager à rester vigilants et militants.

Commémoration l'après midi aussi pour le 10ème anniversaire de la mort de Yasser Arafat en présence de nombreuses personnalités politiques dont, c'est nouveau, des parlementaires PS et des élus UMP. Tant mieux ! Cette affluence est la preuve que le combat de Yasser Arafat en faveur d'un état palestinien libre et autonome progresse, malgré les traumatismes chaque fois un peu plus violents qu’Israël fait subir à la Palestine.

Continuons à militer en faveur de la paix et de l'équité entre les peuples. Loin des coups de mentons patriotiques, donnons à chacun la capacité d'être un heureux citoyen du monde, où qu'il se trouve.

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