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mardi 27 janvier 2015

Posture sécuritaire dans le cadre du Conseil Local de la Sécurité et de la Prévention de la Délinquance de Clamart

Présent hier à la réunion du CLSPD, j'ai pu constaté combien le discours sécuritaire et les postures politiciennes sont à la mode, alors même que les statistiques et la réalité des faits constatés (1) impliqueraient une approche plus pragmatique.

La commissaire de Police nous ayant présenté des chiffres de la délinquance 2014 stables voire en forte baisse sauf en matière de

  • violence conjugales,
  • sécurité routière
  • escroquerie

j'ai pointé le paradoxe existant entre les faits délictueux réellement en hausse et les récentes décisions sécuritaire de la mairie de Clamart :

  • Vidéo-surveillance généralisée
  • Augmentation massive (10 puis 20 agents) de la police municipale
  • Armement de la police municipale

Tout cela est-il une une dépense factuellement adaptée à la situation ? Non.

J'en ai profité pour rappeler le désengagement du Conseil général en matière de prévention et d'action sociale vers l'insertion ainsi que la baisse du nombre de quartiers sensiblse aidés décrétée par l’État.

Nous refaisant le coup du « je suis élu sur un programme» largement sécuritaire, le maire de Clamart a confirmé des dépenses de plus d'un million d'euros par an pour cette politique emblématique de sa prise en main de la ville.

Au sentiment d'insécurité, le maire répond par une démarche de flicage généralisé de la commune.

Le vice président du Conseil général en charge de ce dossier étant absent, les fonctionnaires du Conseil général ont, sans surprise, vanté un excellent bilan. Idem pour l’État dont les services ont précisé que les dispositifs de soutien à la prévention seraient maintenus ce qui est une bonne nouvelle.

1

En baisse ou stable :
délinquance de proximité : -18%
vols avec violence : -35%
vols de véhicules : stable
vols dans les véhicules
vols de 2 roues : baisse
destruction dégradation -46%

En hausse :
cambriolages : +2,2% (326 faits)
violences familiales : + 70%
escroquerie (DAB, vente en ligne) : +10%
accident routiers : hausse (2 décès)

Statistiques prises au vol car non diffusées par la police.

dimanche 25 janvier 2015

Victoire de Syriza en Grèce

La victoire du parti Syriza en Grèce est une bonne nouvelle pour celles et ceux qui aspirent à l'arrêt des politiques inégalitaires en Europe. Celles-ci conduisent inévitablement au délitements de nos sociétés.

Le choix des grecs en faveur d'un parti nouveau plaidant la solidarité est une bonne nouvelle. Plutôt que de se désintéresser des urnes ou de croire aux promesses de l’extrême droite, un autre chemin est possible.

Europe Écologie Les Verts soutient cette mobilisation source d'espoir individuelle et collectif. En espérant que les questions d'écologie seront présentes dans les années à venir, tout autant que les sujets sociaux.

mercredi 21 janvier 2015

Lettre annuelle 2014-2015

La lettre de Vincent Gazeilles, Conseiller général des Hauts-de-Seine, canton de Clamart

N°12 - janv 2015

Sommaire :

  • Edito : mes adieux au Conseil général
  • Réunion de bilan de mandat
  • Crise de crises : l’occasion de repartir d’un bon pied
  • Développement soutenable : tant de retard
  • Redécoupage des cantons
  • Très haut débit : le département se prend les pieds dans la fibre !
  • Encadrer les loyers dans les Hauts-de-Seine
  • Tramway Antony-Clamart (T10), 5 hectares de forêt menacés par la spéculation
  • Guerre d’Algérie : en mémoire à toutes les victimes ?
à Clamart
  • Clamart sous bagnoles. Pour bientôt ?
  • Tramway Chatillon-Velizy-Viroflay, nous y sommes !
  • Un atelier vélo à Clamart mais pas à la gare...
  • Gymnase des Closiaux

édito : Mes adieux au Conseil général

Élu depuis mars 2001, et seul Conseiller général écologiste des Hauts-de-Seine, j’ai choisi de ne pas me représenter aux prochaines élections départementales. Durant 14 ans de militantisme face à Messieurs Pasqua, Sarkozy et Devedjian, j’ai tenté de sensibiliser l’assemblée aux enjeux écologiques et sociaux tout en proposant des évolutions concrètes et locales, favorables à l’intérêt général.
Dans le domaine de la solidarité, du logement, de la santé, de l’alimentation pour nos collégiens, de l’énergie, des transports, de la biodiversité, de l’économie durable, de l’éducation, de la coopération internationale, j’ai porté la parole de celles et ceux qui aspirent à une indispensable évolution.
Un message écouté, mais peu suivi d’effets par des élus endormis sur leurs certitudes.
Le vieux modèle économique productiviste auquel s’accrochent les partis traditionnels ne pourra plus jamais redémarrer, faute de ressources naturelles facilement accessibles. Le futur de notre petite planète et de ses habitants ne passe plus par une croissance aveugle flattant la surconsommation, les sur-profits et l’individualisme. Œuvrons chaque jour pour une écologie concrète personnelle et collective, pour la solidarité et le partage des richesses, c’est la seule voie d’avenir.       
Je remercie Hélia Caceres, Naïk Guezel et Alain Mathioudakis de leur précieuse collaboration durant ces deux mandats ainsi que toutes celles et ceux qui m’ont fait confiance. 


Le Conseil général des Hauts-de-Seine, qu’est-ce que c’est ?

Une collectivité gérant 1,8 milliard d’euros de budget annuel, pilotée par une assemblée de 45 élus du département (2/3 à droite, 1/3 à gauche) qui s’occupe :
  • des actions sociales (revenu minimum, protection infantile, personnes âgées, handicap, etc) ;
  • des routes départementales et d’une partie des transports en commun dans le département ;
  • des collèges (bâtiments, repas, équipement... ) ;
  • et aussi de culture, de sport, d’environnement, de développement économique etc…

Réunion de bilan de mandat

Comme chaque année, je vous invite à une réunion publique de bilan de mon action au Conseil général des Hauts-de-Seine
lundi 2 février 2015 à 20h30, Salle Jacky Vauclair, Mairie de Clamart.


Développement soutenable dans les Hauts-de Seine, tant de retard...

Comme chaque année, la haute communication environnementale du Conseil général est remarquable. Mais pour les actions de fond et la réduction de notre empreinte écologique départementale, c’est le désert.

• Un plan départemental d’isolation des bâtiments n’est toujours pas à l’ordre du jour, il serait pourtant créateur d’emplois non délocalisables.
• La voiture électrique est vantée comme exemplaire alors que le bilan environnemental de ce système est mauvais et jamais évoqué.
• Seulement un tiers du papier est issu du recyclage, les encres écologiques ne sont pas généralisées.
• Dans le cadre d’une économie sociale et solidaire, le projet de réseau départemental de ressourceries-recycleries est systématiquement refusé.
• Le doublement des voiries routières fait augmenter le trafic alors que celui-ci génère pollutions locale et globale.
• Le réseau cyclable départemental reste un doux rêve.
• Le développement des tramways est positif mais les bus en site propre sont refusés bien qu’ils soient moins coûteux et rapidement déployables dans tout le département.
• En face d’une bonne gestion des parcs et jardins, ce sont 5 ha de forêts qui sont menacés par la spéculation immobilière dans le cadre du projet de tramway Antony Clamart (voir page suivante).
• L’alimentation biologique dans les collèges est minime alors que cette filière est profitable tant pour la santé des élèves que pour l’environnement (sol, nappes d’eau, air), et par ailleurs créatrice d’emplois en quantité bien supérieure à l’agriculture polluante chimique.
• Les écobilans pour l’ensemble des achats et opérations du Conseil général (bilan carbone, biodiversité, génération de déchets nucléaires, analyse de l’énergie grise, etc.) sont inexistants. Or cette analyse est indispensable pour faire les bons choix.
• Les incitations à l’efficacité énergétique chez les bailleurs sociaux ne sont toujours pas indexées sur les performances attendues, ce qui freine fortement les projets.
• La gestion des eaux pluviales à la parcelle est négligée voire niée. Ici encore, ce sujet pourrait créer de nombreux emplois et permettre des économies d’eau potable.
• Enfin, à l’exception de l’Arménie, les projets internationaux favorisant la souveraineté alimentaire sont moyennement soutenus, loin de ce qui avait été annoncé.

La liste est incomplète. Comme le gouvernement actuel et les précédents, le Conseil général est ignorant des enjeux écologiques. Placer l’homme au-dessus de la nature, comme le fait cette civilisation dite moderne, est la meilleure façon de l’anéantir rapidement. Les peuples « premiers » étaient plus sages que ceux qui s’arrogent le droit de piller la planète au nom du Dieu croissance.

Crise de crises : Politique, sociale, économique, énergétique et climatique... L’occasion de repartir du bon pied

Qui n’a pas remarqué la perte de confiance des électeurs en direction des politiques ?
Qui n’a pas remarqué l’incompréhen-sion de la majorité des élus face à un modèle économique défaillant qui n’engendre plus que chômage, inégalités, précarité et destruction de l’environnement ?
Qui n’a pas remarqué que le ciel nous tombe de plus en plus sur la tête ?
Qui n’a pas remarqué que la violence augmente à mesure que les inégalités se creusent ?
à l’évidence, le système productiviste intensif installé depuis 60 ans s’effondre sur lui-même.
La croissance ne reviendra pas, c’est certain et c’est une bonne chose tant celle-ci fut synonyme de catastrophes écologiques. Plutôt que de pleurer un passé qui n’est plus, repartons du bon pied vers une société heureuse, partageuse, économe et respectueuse des écosystème de notre petite planète.
Le monde de demain est déjà en marche à travers toutes les initiatives sociales, environnementales, économiques et solidaires initiées par celles et ceux qui vivront l’après pétrole.
Participons et encourageons tous ces acteurs de sens et de progrès, y compris dans les Hauts-de-Seine. Face à autant d’apathie de la part des partis politiques majoritaires, la révolution doit également venir d’en bas. 


Redécoupage des cantons : Le Conseil général est mort, voici le Conseil départemental

Aucun doute, une simplification du fonctionnement des collectivités locales est nécessaire. Mais après la création de la métropole du Grand Paris qui ajoute une couche administrative et les méga-intercommunalités (territoires) qui représenteront plusieurs centaines de milliers d’habitants, il faut souhaiter bonne chance au simple citoyen pour comprendre qui fait quoi avec l’argent public.

Le Conseil général devient le Conseil Départemental. Les Hauts-de-Seine sont maintenant découpés en 23 gros cantons, chacun représenté par une candidate et un candidat, petit progrès notable de rééquilibrage homme/femme. à Clamart, le canton regroupe les villes de Clamart et de Vanves. Les élections auront lieu en mars 2015. 


Demande d’encadrement du montant des loyers dans les Hauts-de-Seine

J’ai écrit au Premier Ministre pour lui demander d’étendre au département des Hauts-de-Seine l’encadrement des loyers prévu par la loi ALUR.
Notre département figure parmi les plus denses et les plus chers de France.
Sauf à considérer, comme c’est le cas pour une partie de l’UMP, que les familles modestes n’y ont pas leur place, la limitation de la hausse des loyers est une mesure essentielle pour conserver une mixité sociale au-delà des habitations à loyer modéré.
Les Hauts-de-Seine étant très largement urbanisés, la construction massive de logements neufs y est limitée et n’aura donc pas d’impact majeur sur le secteur du bâtiment. En revanche, une mesure complémentaire de soutien à ce secteur serait de durcir les normes d’isolation du bâti existant via des techniques à faible énergie grise afin d’engager concrètement la nécessaire transition énergétique dans notre pays. Sans surprise, j’ai reçu une réponse évasive et sans engagement. 


Tramway Antony Clamart : 5 hectares de forêt menacés par la spéculation

Le site de remisage et de maintenance du tramway Antony-Clamart pourrait détruire un important espace forestier situé au nord-ouest du rond point du 11 novembre à Châtenay-Malabry, ceci alors qu’un autre site adapté existe à 400 m de là, sur la zone d’activité Novéos au Plessis-Robinson.
Mais face aux arbres qui manifestent peu et ne votent pas, les maires du Plessis et de Châtenay sortiront volontiers leur tronçonneuse. Le premier pour garder une zone spéculative juteuse qui rapportera davantage qu’un atelier de remisage de tramways. Le second pour délocaliser des équipements sportifs dans l’ex parcelle boisée et offrir de nouveaux terrains libérés aux promoteurs de logements de standing.
J’ai lancé une pétition en ligne pour permettre à la population de se mobiliser contre ce choix de l’UMP (gazeilles.net/foretT10).


Réseau départemental très haut débit, le Département se prend les pieds dans la fibre


Le Conseil général a finalement abandonné son projet de réseau départemental de fibres optiques qui devait couvrir 100 % des Hauts-de-Seine. Un projet sarkozien mal étudié, mal sous-traité et finalement avorté que j’ai refusé dès l’origine. S’il pouvait être intéressant de connecter en fibres optiques des entreprises, des mairies, des collèges, des bâtiments publics, la couverture intégrale du territoire à marche forcée, y compris dans les zones pavillonnaires, était superflue.
Sachant que les connexions ADSL actuelles sur fils téléphoniques sont très souvent suffisantes et que les opérateurs privés proposent des offres haut débit, engager une dépense de 60 millions d’argent public était d’abord une erreur de priorité.
Ce fut aussi une gestion hasardeuse via un contrat de prestation critiquable passé par  le Conseil général UMP avec un groupement dominé par Numericable dont les pratiques et le manque de fiabilité étaient connus dès le départ.
Sept ans plus tard, ce qui était à craindre est devenu réalité : le prestataire a systématiquement réduit ses dépenses et prestations malgré 27 millions d’euros de subventions publiques déjà dépensées. Contrairement aux belles promesses de l’exécutif concernant le cadrage et le contrôle du déploiement, c’est un échec cuisant : dans les zones non denses 4 108 prises sont réalisées sur les 80 000 attendus soit 5 % ! Le prestataire n’ayant pas rempli sa mission, le Département vient de résilier le contrat pour faute avec une demande de pénalité de 45 millions d’euros. Nous partons vers des années de coûteux contentieux juridiques et nul ne peut dire aujourd’hui combien coûtera cette affaire.

Au lieu de dépenser l’argent du Conseil général pour des actions d’utilité sociale et écologique, Nicolas Sarkozy et Patrick Devedjian se sont fait piéger par ce modèle d’économie libérale ennemi du service public où la tromperie est la règle quand l’intérêt des actionnaires l’exige. 


Guerre d’Algérie : en mémoire de toutes les victimes ?


Près de 50 ans après la guerre d’Algérie, le Conseil général a érigé un monument en l’honneur des 500 alto-séquanais morts en Algérie, au Maroc ou en Tunisie entre 1952 et 1962.
Souhaitant porter un message de mémoire en direction de l’ensemble des disparus, j’ai proposé qu’en complément de l’hommage aux soldats « morts pour la France », le texte inscrit sur le monument fasse également référence à toutes les victimes, « nées des deux côtés de la méditerranée ».
Je regrette profondément de ne pas avoir été entendu.



A Clamart

Clamart sous bagnoles. Pour bientôt ?

Il y a quelques années, les voies départementales Victor Hugo et Jean Jaurès furent municipalisées afin d’y installer des couloirs de bus en site propre au profit des usagers des transports en commun et des cyclistes. Prompt à caresser les électeurs automobilistes dans le sens du pneu, le nouveau maire de Clamart a annoncé son intention de réduire ces couloirs bus pour augmenter le stationnement, développer plusieurs parkings géants souterrains et sur-dimensionner les voies routières de l’avenue départementale Claude Trébignaud malgré l’arrivée du tramway T10.
Outre les maladies cardio-respiratoires issues de ces politiques routières passéistes et un j’menfoutisme climatique certain, la facture pour ces grands travaux sera de plusieurs millions d’euros. Les impôts des clamartois-es devraient être plus judicieusement dépensés. 


Gymnase des Closiaux

Les travaux avancent. Les études de synthèse sont terminées, le gros œuvre est avancé à 60 % et la mise hors d’eau est prévue pour janvier 2015.
Du fait de quelques aléas, le chantier devrait se terminer, en juin 2015 pour la phase 1 (démolition du gymnase existant et construction d’un gymnase de type B+ et de 3 logements de fonction) ; en octobre 2015 pour la phase 2 (réaménagement de la cour du collège et déplacement du local transformateur).


Tramway Chatillon Vélizy Viroflay, nous y sommes !

Enfin ! Lancé en 2000, le tramway T6 est enfin en place. 15 ans pour 11 km, c’est sans doute un record d’Europe ! Souhaitons que les suivants soient plus rapides à mettre en service pour offrir des moyens de déplacement efficaces et réduire durablement la place de l’automobile.


Un atelier vélo à Clamart mais pas à la gare

Réseaux Ferré de France ayant superbement méprisé le projet d’installation d’un atelier vélo à la gare de Clamart, celui-ci s’installera au marché de la fourche. Porté par les associations ARPEIJE et Les Dérailleurs de Clamart, ce projet favorise les déplacements écologiques et l’insertion sociale via quelques emplois.
Il a été soutenu par le Conseil général. 

 

lundi 19 janvier 2015

Au sujet de Clamart en commission permanente du 19 janvier 2015

 
 

  • 15.31CP. Aides culturelles
    • 65 000€ pour le théâtre Jean Arp
       
  • 15.15CP Subventions aux collèges privés
    • 69 938€ pour le collège Sainte Émilie de Clamart
       

vendredi 16 janvier 2015

Jeunes et solidarité internationale

Initié par le Conseil général, cet appel à projets s'adresse chaque année aux jeunes âgés de 18 à 30 ans qui souhaitent monter un projet de solidarité internationale. 6000€ maximum par projet.

Les candidats ont jusqu'au 9 mars 2015 pour remettre leur dossier aux services départementaux.

contact

Sabrina Papelard
Chargée du dispositif Initiatives Jeunes Solidaires
Tél. : 01 76 68 84 37   Courriel : cooperation-internationale@cg92.fr

- Conseil général des Hauts-de-Seine
Pôle Attractivité et Emploi
Direction du Développement Economique
Service Coopération et prospection internationale
2 à 16 Boulevard Soufflot
92015 Nanterre Cedex

jeudi 8 janvier 2015

Balles tragiques à Charlie Hebdo

charlie1.jpg

Énorme tristesse ce jour après l'attentat meurtrier contre la rédaction de Charlie Hebdo, journal satirique et libre penseur.
 
J'ai pleuré, je suis passé hier au rassemblement à République, j'ai pleuré encore. Pourquoi un chagrin si intense ? Un même carnage commis dans un autre journal m'aurait horrifié, mais sans laisser un tel sentiment de vide. J'ai grandi avec Charlie Hebdo. Ses dessinateurs et rédacteurs ont largement éveillé et construit ma conscience politique. Loin du politiquement correct, Charlie apporte(ait?) cet éclair de vie, d'esprit critique et frondeur, d'anti-conformisme, de dérision et d'humour qui, chaque semaine, me faisait rire.

Rire. C'est bien aussi la perception de la fin du rire qui provoque cette sensation de souffrance. L'impression que ces moments intimes et jubilatoires basculent du présent au passé. En perdant la rédaction de Charlie, j'ai l'impression de perdre mes parents spirituels.
 
Rebondir. Tout militant normalement constitué ressent au fond de lui une envie et un devoir de poursuivre la résistance contre la médiocrité, comme le faisait les victimes. Elles sont tombées parce qu’elles militaient et pas uniquement parce qu'elles dessinaient.
Si je suis Charlie, je dois être militant et pas spectateur. Continuons notre travail pour un monde meilleur. Débutant/e/s accepté/e/s.
 

je suis charlie


Au-delà du tragique et des belles déclarations politiques, au-delà de l'instant médiatique dont la presse classique raffole, il faut aussi regarder au fond du trou et gratter là où ça fait mal.
 
La liberté d'expression en France est bien relative. Charlie a été visé car Charlie sort des codes et des tabous. Mais il est bien seul. Ceux qui en appellent aujourd'hui à une liberté d'expression sacrée sont souvent prompts à s’auto-censurer pour ne pas mettre d'huile sur le feu ou à suivre les conseils de modération visant à ne contrarier personne, surtout si les intérêts économiques l'exigent. A la une du site de TF1 : "Je suis Charlie". Ben voyons !
 
La République une et indivisible est hélas bien divisée. Torpillée de toute part par des gouvernements au service des plus riches ou incapables de courage social, la solidarité s'effondre. Le modèle productiviste, individualiste et abêtissant actuel laisse des millions de gens sur le carreau et tant de jeunes désœuvrés sans projet d'avenir. Sur les sites de l'UMP et du PS : je suis Charlie. Et après ?
 
Ces jeunes endoctrinés qui ont tiré n'en seraient sans doute pas là s'ils avaient facilement trouvé leur place dans la société. Militons pour une société qui inclut au lieu d'exclure : accès à la scolarité, éducation éco-citoyenne et politique, politique publique de la ville et des quartiers, partage des richesses et du travail, démarche collective etc. Le monde sera ce que nous voulons collectivement en faire.

je suis charlie

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