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jeudi 21 mai 2015

Avis concernant la disparition de la place de la gare de Clamart et du souterrain piéton sous les voies SNCF.

Avis concernant le déclassement d’une emprise communale située cours des voyageurs (place de la gare à Clamart) et du souterrain piéton sous les voies SNCF.

Vincent Gazeilles

ancien conseiller général des Hauts-de-Seine (2001-2015)

ancien conseiller municipal (2001-2014)

Le 12 février 2015, le conseil municipal a voté le lancement d’une procédure de déclassement du domaine public de la place de la gare et du souterrain situé sous les voies SNCF.

Un lien artificiel et mensonger avec la future gare du grand Paris

La mairie prétend « profiter de l’aménagement par la Société du Grand Paris de cet équipement de transport de premier plan afin de réaménager le secteur de la Gare et de requalifier l’espace public. »

Le projet immobilier soutenu par la mairie est sans lien avec les futurs travaux du Grand Paris Express, la réalisation de la ligne sud du Grand Paris Express ayant été annoncée en 2020 puis décalée récemment pour 2022.

Par ailleurs, le Maire a annoncé en réunion publique ne pas vouloir attendre ces échéances lointaines pour réaliser son projet immobilier.

Le lien annoncé entre l'opération immobilière de la place de la gare et la future gare du Grand Paris Express est donc infondé et de nature à induire les citoyens en erreur.

Une menace sur la bonne relation entre la ville et la future gare du Grand Paris Express

Du fait de l'opération immobilière programmée place de la gare et de l'incapacité de connaître précisément les besoins et fonctionnalités de la parcelle dédiée au réseau du Grand Paris Express, le projet municipal consistant à ériger deux immeubles de 5 étages entre l'actuelle place de la gare et la future gare du Grand Paris Express menace clairement la bonne circulation des flux et des vues à venir.

La future gare clamartoise du Grand Paris Express ne doit surtout pas être enclavée du fait des immeubles envisagés. Elle doit, au contraire, rayonner en direction de tous les axes de la ville, dont l'avenue Jean Jaurès et ses nombreux commerces.

L’intérêt public présent et futur de l'actuelle place de la gare

La place de la gare, actuellement artificiellement inaccessible du fait de hautes palissades de chantier placées par la mairie, offre depuis des années un lieu de passage, un lieu de respiration urbaine vierge de construction et propice aux fonctions d'intermodalité des transports. Jusqu'avant son barrièrage et l'abatage des magnifiques marronniers qu'elle accueillait, la place de la gare jouait parfaitement ce rôle d'interface ville/transport.

Via des milliers de passagers hebdomadaires présents, et encore davantage à venir, piétons, cyclistes, automobilistes, usagers des bus, des services de taxis ou co-voiturage doivent bénéficier d'un espace large et aéré afin que les flux urbains fonctionnent. Bloquer cet espace, c'est empêcher les cheminements les plus directs possibles, c'est nuire définitivement aux relations intermodales de qualité tant vantées par les urbanistes et appréciées des populations.

Dans la logique de baisse générale de la circulation routière dans les villes au profit des transports en commun, la réalisation de la ligne 15 et d'une nouvelle gare de Clamart dans les années à venir induira inévitablement une hausse des flux de voyageurs. Ceci rend indispensable la préservation de cette future ancienne place de la gare, même si une nouvelle placette est crée au sortir de la nouvelle gare du GPE (ce qui n'est pas garanti d'ailleurs).

De même, en terme de flux de marchandises, les experts en logistique urbaine recommandent de préserver les zones tampon jouxtant les voies ferrées pour faciliter les échanges urbains de marchandises (velo-fret, micro-bus électriques de livraison de proximité etc). Toute construction immobilière massive en lieu et place de l'actuelle place gare va à rebours de cette démarche et ce alors qu'un sillon ferroviaire sera ouvert gare de Clamart pour l’évacuation des terres des tunneliers et peut être au-delà pour des flux de marchandises.

Un passage souterrain scandaleusement supprimé

Le passage souterrain sous les voies SNCF est indispensable aux personnes à mobilité réduite ou accompagnées de très jeunes enfants. Il évite un long détour et doit être maintenu.

Ici encore, la logique de soutien aux circulations douces est méprisée par le projet du Maire qui mure ce passage avant même l'enquête publique. La Société du Grand Paris s'est très logiquement engagée à conserver ce souterrain mais le projet singulier du Maire le supprime injustement.

Le PLU en révision

Cette opération de déclassement précédant une opération immobilière privée pourrait être discutée démocratiquement dans le cadre du prochain projet de PADD et de PLU actuellement en révision. L'empressement à passer ce dossier en urgence est nuisible à la cohérence du projet urbain du quartier gare. L’intérêt général est victime de cette précipitation.

Le développement des flux routiers via une hausse de l'offre de stationnement

La mairie envisage la création d'un parking à vocation publique d'environ 200 places. C'est la seule et désolantecontrepartie publique à cette possible opération immobilière privée.

En effet, les préconisations du Plan des Déplacements Urbains d’Île-de-France, de la loi sur l'air, du Plan de Protection de l'Atmosphère (PPA) de la région parisienne vont toutes dans le sens d'une limitation des flux routiers, y compris aux abords des gares lorsque celle-ci sont en zones construites denses, ce qui est la cas de la gare de Clamart.

Toute création importante de stationnements, outre son coût financier (qui n'ira ici pas dans d'autres équipements publics), induit des flux routiers et des pollutions locales et globales supplémentaires. Cette démarche routière municipale est anachronique et incompatible avec les engagements de la France en matière de rejets de gaz à effet de serre.

Enquête publique et démarche démocratique

Les moyens mis en œuvre pour faire participer le maximum de Clamartoises à cette enquête sont insuffisants vu les enjeux à venir sur, et aux abords, de la parcelle concernée.

Je m’oppose donc à ce de déclassement de parcelle publique de la place de la gare et à la suppression du souterrain puisque l’intérêt général est totalement négligé au profit d'un projet de promotion immobilière privé incohérent avec l'aménagement à venir du quartier et de la gare du Grand Paris Express.

Vincent Gazeilles

lundi 18 mai 2015

Non à la récupération du mot Républicains par l'UMP

mardi 5 mai 2015

Non au flicage généralisé

Je relaie ici les appels d'une des associations opposantes au flicage numérique de notre société.

Comme beaucoup, je suis certain que la surveillance de masse des populations ne sera pas un gage de sécurité à venir, bien au contraire.

Le partage des richesses et du travail serait plus efficace. Mais cela non plus, les socialistes ne l'ont pas compris.

http://www.laquadrature.net/fr/loi-renseignement-derniere-ligne-droite-a-lassemblee-resistons

vendredi 24 avril 2015

Génocide arménien, la douleur de la négation

Hommage au million et demi d'arméniens morts en 1914 sur ordre des autorités ottomanes. La négation de cette horrible page de l'humanité doit être combattue, pour le bien des turcs comme celui des arméniens.

J'ai en souvenir une visite à Erevan sur le lieu de commémoration de ces massacres, le silence pesant qui règne inévitablement en ces lieux où l'on prend conscience de la folie meurtrière des hommes.

J'ai en souvenir le film de Mathieu Zeitindjioglou «Le fils du marchand d'olives» qui retrace le voyage en Turquie du petit fils d'un marchand d'olive arménien, ce dernier ayant été contraint de 'turquifier' son nom pour échapper au génocide de 1915. L'oubli devient plus fort et plus désespérant que la négation.

N’oublions rien et luttons toujours contre la barbarie et la haine de l'autre.

vendredi 17 avril 2015

EPR DE FLAMANVILLE CHRONIQUE D'UN FIASCO ANNONCÉ


Décidément, l'EPR de Flamanville est en train de devenir le fiasco industriel du siècle ! Prévu à l'origine pour 2012 (son budget a triplé et avoisine les 10 milliards d'euros),il pourrait en réalité ne jamais voir le jour. En effet, sa cuve principale ne serait pas suffisamment fiable pour accueillir le cœur du réacteur ! Une « anomalie très sérieuse » pour l'Autorité de Sureté du Nucléaire (ASN), le gendarme du secteur qui se demande s'il n'est pas opportun d'arrêter le chantier en attendant d'y voir plus clair. Le doute est d’autant plus fort que ce sont des cuves du même type qui ont été installées à Taischan (Chine) et qui étaient construites pour Hinkley Point (Grande Bretagne). C'est donc toute la série des EPR qui est compromise.

Si ce nouveau problème est confirmé, il porterait un coup fatal au développement de cette nouvelle génération de centrales et par là même au secteur nucléaire tout entier. Quel avenir pour un « fleuron industriel » en quasi-faillite qui vend des casseroles percées ? Comment dans un monde post-fukushima, poursuivre dans cette voie alors que le voile se lève enfin sur le vrai coût du nucléaire et sur son impossible sûreté ? Est-ce parce que les chantiers sont littéralement interminables que certains s'amusent encore à parler du nucléaire comme d'une « filière d'avenir » ?

L'avenir est bien au développement des énergies renouvelables. La loi de transition énergétique doit ainsi aller à son terme pour engager un plan de réduction de la consommation d'énergie et de développement de ces énergies d'avenir. Mais au-delà, c’est le monde de l'après nucléaire que nous construisons dès maintenant, et cette transition pourrait bien se transformer en révolution, plus rapidement que prévu.

Emmanuelle Cosse
Secrétaire nationale d’EELV

mercredi 8 avril 2015

Energie : le rapport caché sur une France 100% renouvelable

Encore un grand merci au ps pour son sens du respect des intérêts des lobbys


PAR CHRISTOPHE GUEUGNEAU ET JADE LINDGAARD
Mediapart s'est procuré le rapport commandé par l'Ademe sur une France 100 % renouvelable en 2050 : le potentiel énergétique est colossal, et ne coûterait pas beaucoup plus cher que de maintenir le nucléaire. Mais visiblement, il dérange puisque sa publication a été repoussée. Nous le publions en intégralité pour ouvrir le débat que l'administration a voulu refermer.
Les 14 et 15 avril prochains, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), placée sous la tutelle des ministères de l’écologie et de la recherche, organise un colloque sur les énergies renouvelables dans la production d’électricité en France. Il s’intitule « 40 % d’électricité renouvelable en 2050 : la France est-elle prête ? ». À l’origine, devait y être présentée en avant-première une étude de l’Ademe sur un scénario beaucoup plus radical : une France en 2050 dont 100 % de l’électricité serait produite par des sources renouvelables : hydraulique, éolien, photovoltaïque, géothermie, bois, méthanisation, énergies marines… Ce rapport, très attendu, était annoncé depuis des mois par l’Ademe et son président, Bruno Léchevin.
Mais la séance de présentation de ce document a été retirée du programme à quelques jours de la réunion,comme l’a révélé Le Monde dans son édition du 4 avril.« Cette étude exploratoire avait été annoncée, mais des travaux complémentaires sur certains points doivent être menés, afin de consolider l’étude », explique l'Ademe, jointe par Mediapart. 
Pourtant, ce rapport de 119 pages est bel et bien finalisé – dès la page de garde, le lecteur pourra lire la mention « rapport final ». Mediapart se l’est procuré et le publie ci-dessous. Fruit de 14 mois de travail, extrêmement précis et argumenté, il explique que rien n’empêche qu’en France 100 % de l’électricité provienne de sources renouvelables en 2050. Il révèle également, calculs détaillés à l’appui, que ce scénario ne coûterait pas beaucoup plus cher aux consommateurs que le maintien du nucléaire à 50 % de la production électrique, seuil fixé par François Hollande pour 2025. Alors que la loi de transition énergétique, en cours de vote au Parlement, devrait entériner cet objectif de 50 % du nucléaire, le rapport de l’Ademe est explosif. Il prend le contre-pied de l’idée si souvent reprise par les élus et par le gouvernement, selon laquelle le maintien de l’atome dans le mix énergétique français est l’option de loin la moins onéreuse pour les comptes publics.
Selon l'Ademe, jointe par téléphone ce mercredi, la publication du document a été reportée car « certains points doivent être confrontés avec les professionnels du secteur ». Pourtant, ses auteurs précisent que « dans un objectif de robustesse et de solidité scientifique, les hypothèses, méthodologies et résultats ont été confrontés à un comité scientifique constitué d’experts nationaux et internationaux du domaine de l’énergie, à la fois industriels et académiques » : RTE (la filiale de transport d’électricité d’EDF - ndlr), l’Agence internationale de l’énergie, l’Iddri (le centre de recherche de Sciences Po), Météo France, SRU et Total. Mais l'Ademe persiste : « Écoutez, je vous le répète, certains points vont être consolidés dans le but d’obtenir des résultats plus complets et plus robustes, notamment sur des points économiques. » Qui a bloqué la publication, l’agence ou le ministère de l’écologie ? « Écoutez, là vous êtes au service de presse, la publication de l’étude a été reportée pour les raisons que je viens d’évoquer. »La question reste à ce stade en suspens.
Que contient ce rapport qui dérange ? En voici les principaux éléments.
  • En France, 100 % de l’électricité peut être produite par des sources renouvelables en 2050
L’objectif du rapport est de vérifier la crédibilité de l’hypothèse d’un mix électrique 100 % renouvelable en 2050, même avec des conditions météorologiques défavorables. Premier enseignement : la France dispose d'un potentiel renouvelable considérable. La production pourrait atteindre 1268 TeraWatt heure (TWh), soit trois fois la demande d'électricité escomptée (422 TWh).
Les auteurs identifient plusieurs mix possibles 100 % renouvelable, permettant de répondre à la demande « sans défaillance », c’est-à-dire en satisfaisant la consommation à tout moment du jour et de la nuit. Dans leur cas de référence, la production se décompose entre 63 % d’éolien, 17 % de solaire, 13 % d’hydraulique et 7 % de thermique renouvelable (incluant la géothermie). La capacité nationale installée est de 196 GW, soit une hausse de plus de 55 % par rapport au parc actuel (en raison des différences de taux de charge entre les renouvelables et le nucléaire). La production totale annuelle baisse de 11 % par rapport à la production actuelle, alors que la consommation baisse de 14 %. 

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